Archives par mot-clé : communion

Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient

“C’est dans nos déserts que la prière est intense et que la conversation avec Dieu est profonde”

Lectures : 1er dimanche de carême : Ge9,8-15/1P3,18-22/Mc1,12-15

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient » (Mc 1, 12-15)

« Ne nous laisse pas entrer en tentation »
Bien-aimés de Dieu, nous célébrons en ce jour le premier dimanche de carême de l’année liturgique B. Et l’extrait de l’évangile selon Saint Marc soumis à notre méditation ce jour nous relate la tentation de Jésus dans le désert. Nous savons tous que le désert est un endroit hostile où la vie est presque impossible. C’est même un lieu qui est très peu fréquenté à cause de son caractère aride. Continuer la lecture de Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient

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La lèpre le quitta et il fut purifié

“Le sacrement des malades est chemin de fécondité intérieure : réconciliation avec soi, avec Dieu et les autres.”

Lectures : 6ième dimanche du temps ordinaire, sacrement des malades – Lé13,1-2.45-46/1Co10,31-11,1/Mc1,40-45

« La lèpre le quitta et il fut purifié » (Mc 1, 40-45)

Ce 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes est la journée mondiale du malade. Aujourd’hui l’Evangile nous parle d’un lépreux,  et nous rappelle combien la maladie non seulement défigure l’humain, mais l’isole. Mais sa guérison est signe d’un « salut » qui déborde toute maladie et toute exclusion. Et ce que nous redit Jésus par son geste, aujourd’hui, c’est que même quand la société considère quelqu’un comme un perdu, un paria, pour Dieu, il ne l’est pas. Il est d’abord une personne en attente d’un salut, une personne sur qui le Seigneur compte vraiment, il a toujours du prix pour le Seigneur, car il est aimé de Dieu . C’est là sa dignité jamais entamée par quelque maladie ou quelque lèpre que ce soit. Alors,  Que le Christ médecin soit notre force contre toute maladie du corps, de l’âme et de l’esprit. Pour nous guérir, Il ne demeure pas à l’extérieur de la souffrance éprouvée ; il la soulage en venant habiter en celui qui est atteint par la maladie, pour la porter et la vivre avec lui.

Ce matin, c’est bien ce que certains d’entre nous, dont moi-même viennent demander au Seigneur  par le sacrement des malades que nous allons recevoir au cœur de l’Eucharistie. Par l’onction que nous allons recevoir, le Seigneur, dans une démarche d’amour, va venir en chacun d’entre nous, communier à nos souffrances.

Ensemble, et particulièrement ceux d’entre nous qui allons recevoir ce cadeau : le Sacrement de l’onction des malades atteste la tendresse, la miséricorde, l’immense compassion du Père au moment où nos forces défaillent, la victoire de Jésus ressuscité sur tout ce qui nous empêche de vivre et d’aimer et la présence chaleureuse de l’Esprit dans la communauté qui se soucie de ses membres plus souffrants.

L’ imposition des mains, que nous allons recevoir, est bien le signe de ce don de l’Esprit :c’est la force de Dieu qui se déploie dans notre faiblesse. Le Seigneur veut nous donner la force d’offrir nos épreuves en communion avec sa souffrance pour participer au salut du monde ; Il veut nous rappeler et rappeler à tous quelle est notre place dans l’Eglise. Par le sacrement des malades le Seigneur nous reconnaît comme membre à part entière de la communauté chrétienne et participant à sa mission. D’ailleurs,  ce matin, dans notre assemblée, n’êtes vous pas, vous les bien-portants, fortifiés dans votre foi et dans vos liens fraternels à travers notre démarche ?

L’Onction d’huile, que nous allons recevoir, faite au nom du Ressuscité nous rend co-solidaires du Christ vainqueur de la mort. L’onction des malades est vraiment une force de résurrection ; c’est affirmer que la vie est plus forte que la mort.

 Oui, ce matin, rendons grâce au Seigneur qui nous fait ce cadeau, et qui nous en fait les témoins pour tous, dans ce sacrement des malades qui nous donne la force de ne pas désespérer, la force d’aimer, la force de vivre .

Ce sacrement ouvre un chemin de fécondité intérieure :  chemin de réconciliation avec soi-même, avec Dieu,  avec les autres,  chemin de lâcher prise et d’offrande.

Ce sacrement est le sacrement de la grâce offerte :

– Grâce pour être en paix.

 –Grâce pour être dans la joie de celui qui  se sait unique aux yeux de Dieu : tu as du prix à mes yeux et je t’aime.

-Grâce offerte pour garder le courage de ne pas nous laisser enfermer, accabler par le découragement.

– Grâce offerte pour lutter contre toutes les forces de mort qui nous emprisonnent.

-Grâce pour continuer  à vivre notre foi dans un plus grand consentement au Seigneur, comme l’argile dans les mains du potier ;

 –Grâce pour retrouver aussi une meilleure santé si Dieu en dispose ainsi.

–Grâce pour nous situer  dans l’espérance de celui qui  sait qu’il peut dire avec le Christ, dans un acte de totale confiance : Seigneur, entre tes mains, je remets ma vie !                                                                                    

Dans ce sacrement, c’est tout l’amour de Dieu, tout l’amour de l’Eglise, que nous célébrons!

Que pour chacun et chacune qui va  le recevoir,  ce sacrement de l’onction des malades nous permette par sa grâce  de nous laisser toucher par le Seigneur  pour  entrer en communion avec lui , et tous en communauté, entrer  dans cette compassion de ce Dieu qui est sans barrière, pour  œuvrer à cette contagion qui guérit, celle de l’amour sous toutes ces formes.  Car : quand poussés par l’Esprit, nous allons vers l’autre, quand nous résistons aux pièges de l’exclusion, alors nous rejoignons le Christ qui touche le lépreux et le Règne de Dieu se fait proche : alors Dieu est glorifié et l’homme transfiguré !

Francis Corbière


Homélie Francis Corbière


Extrait du message du pape François à l’occasion de la XXVI ème journée mondiale du malade 2018.

« “ Voici ton fils … Voici ta mère ”. Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui » (Jn 19, 26-27) Ces paroles du Seigneur éclairent profondément le mystère de la Croix. Celle-ci ne représente pas une tragédie sans espérance, mais elle est le lieu où Jésus manifeste sa gloire et laisse ses dernières volontés d’amour. Les paroles de Jésus donnent son origine à la vocation maternelle de Marie à l’égard de l’humanité tout entière. Elle sera, en particulier, la mère des disciples de son Fils et prendra soin d’eux et de leur cheminement. Continuer la lecture de La lèpre le quitta et il fut purifié

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Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies

“Dieu partage l’angoisse, la peine, la douleur et les attentes de ceux autour de lui. Il nous tient la main.”

Lectures : 5ime dimanche temps ordinaire : Jb7,,1-4.6-7/1Co9,16-19.22-23/Mc1,29-39

« Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Le Christ a pris nos souffrances, il a porté nos maladies Mt 8, 17
Bien aimés de Dieu, depuis les origines le problème du mal a toujours été une tourmente pour l’homme et provoque parfois sa révolte. Pour les chrétiens, cette question de la souffrance se complique encore davantage parce qu’elle met souvent Dieu en cause ; nous l’accusons de rester trop silencieux devant notre peine et le mal des hommes. Continuer la lecture de Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies

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