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Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu

“Il nous importe de rester en contact avec nos défunts pour implorer la grâce de Dieu afin que leurs âmes trouvent miséricorde et paix.”

Lectures : Trente et unième dimanche du temps ordinaire.

Le mois de Novembre est généralement un mois consacré à la prière pour nos fidèles défunts. Car ils ont vécu avec nous, ils ont partagé nos joies et peines et ils font partie de notre histoire. Maintenant ils sont inscrits dans le passé mais nous ne perdons pas leur souvenir. Notre célébration de ce jour est un acte de foi dans l’amour sans limites de Dieu, dans le Christ ressuscité des morts et dans l’Esprit Saint « qui donne la vie », tels sont les mots qui nous appellent à regarder Dieu comme le Père Tout-puissant et plein de miséricorde. Les textes de ce jour nous invitent à tourner notre regard vers l’infinie miséricorde de Dieu envers les pécheurs que nous sommes. Il veut nous aider à sortir de cette situation de péché dans laquelle nous nous enfonçons. Nous sommes tous appelés à nous convertir. Cette bonne nouvelle est pour nous le point de départ d’une grande espérance. Continuer la lecture de Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu

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Il y aura de la joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se convertit

« La miséricorde de Dieu, c’est son amour qui ne se console pas de nous voir nous égarer dans des impasses , touché par ce qui est perdu et blessé.»

Lectures : Vingt quatrième dimanche temps ordinaire

« Cet homme fait bon accueil aux pécheurs et il mange avec eux » ! Loin de nous offusquer, nous, qui nous sentons parfois perdus, divisés en nous-mêmes, nous qui avons conscience de nos faiblesses et de celles notre monde, ne devrions-nous pas plutôt nous sentir réconfortés par cette attitude de Jésus, de ce qu’il nous dit de Dieu dans ces paraboles et de ce à quoi cela nous invite ;

Ce que Jésus nous dit de Dieu :Tout d’abord le prix que nous avons à ses yeux  : Il est ce Berger qui court à la recherche de l’unique brebis égarée, pour qui chacun est précieux, unique à ses yeux, aimé infiniment, a une telle valeur que cela vaut la peine de tout laisser pour aller le secourir. Il est ce Dieu vulnérable touché par la prière de Moïse : »Ils se sont faits un veau d’or,…le Seigneur renonça au mal qu’il avait voulu faire à son peuple » c’est saint Paul confessant l’immense miséricorde de Dieu à son égard : « Moi je suis le premier des pécheurs, mais il m’a été fait miséricorde »; et chez Luc, Dieu qui est touché au cœur ne pouvant se consoler de la perte de ce qui lui touche le plus au monde, qui a peur pour nous quand il voit que le chemin que nous prenons est un chemin de mort, Dieu qui ne se console pas de nous voir perdu et qui ne peut être heureux s’il manque un seul de ses enfants qu’il aime , son cœur de Père est blessé de ce qui nous blesse, nous appelant désespérément, espérant toujours que nous entendrons son appel, nul n’est trop loin pour Dieu… Il est là sur le chemin tous les jours, Dieu ne se lassant pas de nous chercher : le berger cherche sa brebis « jusqu’à »…, la femme cherche sa pièce : « jusqu’à »… espérant un retour, un retournement de son enfant : retour sur un chemin de vérité que nous avions quitté ..Un Dieu fou de générosité d’amour  : n’est-ce pas fou d’abandonner tout le troupeau à la recherche d’une brebis égarée, ? N’est-ce pas fou après s’être laissé dépossédé, comme n’existant plus, d’ouvrir ses bras à l’ingrat pour le rétablir dans sa dignité. Comment ne pas être saisis par cette attention de Dieu pour chacun de nous et chercher à l’aimer à notre tour ? Un Dieu dieu optimiste qui croit toujours en nous (les trois paraboles se terminent bien). Dieu part à ma recherche, Il m’invite sans cesse à ouvrir mon cœur à la lumière de sa vérité. Il me dit que je serai toujours pour Lui un enfant bien aimé et que je trouverai toujours auprès de Lui ce qui m’est nécessaire pour repartir et continuer ma route. Ce qui devrait remplir mon cœur de paix et de joie.Un Dieu qui se réjouit quand nous retournons vers Lui et retrouvons le chemin de notre vraie bonheur en nous invitant à le partager. C’est la joie du berger : « Tout joyeux, il prend sa brebis sur ses épaules »pour la ramener à la maison ; c’est la joie de la ménagère : «  Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce que j’avais perdue » ! Le père au fils aîné : « Il fallait se réjouir, ton frère qui était mort est revenu à la vie ; il était perdu, il est retrouvé ». Nous faisons cette expérience de joie quand se réalise une réconciliation ou retrouvons quelqu’un dont nous avons été longtemps séparés.. A plus forte raison Dieu se réjouit-il, non pas seulement ni d’abord pour Lui, mais pour nous, parce que, retrouvés par Dieu, nous nous retrouvons nous-mêmes dans la vérité et la profondeur de notre vie , dans le meilleur de nous-mêmes.

Ce à quoi nous invitent tous ces textes aujourd’hui : à reconnaître ce que nous sommes : des pécheurs. Mais nous reconnaître simplement comme des pécheurs devant Dieu serait passé finalement à côté de ce que nous sommes, de ce à quoi nous sommes appelés. Bien sûr, il est important de reconnaître notre faiblesse, notre incapacité à nous accorder à Dieu, notre péché. Qu’en est-il, d’ailleurs, pour nous, sur ce point ! Prenons-nous vraiment le temps de considérer, de regarder notre vie, en vérité, sans tricher ! Vivons-nous parfois le sacrement de réconciliation !…….Mais nous ne sommes pas que pécheurs, nous sommes des pécheurs pardonnés, nous sommes des enfants perdus que leur père a retrouvés, notre faiblesse est remplie de l’espérance de Dieu et de la force de son Esprit. Alors, comment ne pas repartir avec courage quand notre pauvreté est remplie de toute la générosité de Dieu Dieu…Acceptons d’être aimés sans raison et que notre amour pour Dieu soit non pas un amour de reconnaissance, mais la réponse qui jaillit du trop plein d’un amour qui nous comble.

……..Ne peut-on pas dire que la miséricorde de Dieu, c’est son amour qui ne se console pas de nous voir nous égarer dans des impasses , touché par ce qui est perdu et blessé; ce désir de nous chercher, dans le respect de notre totale liberté au cœur même de notre détresse,pour que nous tendions les bras vers ce Dieu qui nous aime. Il n’est jamais trop tard pour espérer, pour se laisser prendre dans les bras de Dieu et ramener à la vie ;

Laissons-nous façonner par notre Dieu tout miséricordieux pour devenir un peu comme Lui, à son image, à notre tour, porteurs de pardon, d’espérance, de confiance, de joie.

Père Francis Corbière

Evangile et Homélie

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

– Entrée :”Aria de la Suite en Ré” (J.S. Bach)
– Offertoire: “Evocation de la chapelle sixtine -extrait-” (F.Liszt)
– Communion: “Choral du Veilleur” (J.S. Bach)
– Sortie: “Gigue” (G.F Haendel), transcription pour orgue G. Didier
Sur wikipedia :

Les autres homélies du Père Francis Corbière

A lire également : LA FiP de la semaine

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Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division

« La paix de Jésus est l’équivalent du bonheur parfait, de la joie divine d’exister. Cette paix est liée à la foi et reçue comme un don de Dieu.»

Lectures : Vingtième dimanche temps ordinaire

Tout le monde sait que « évangile » veut dire « bonne nouvelle ». Ce que nous savons moins ou pas du tout c’est que cette « bonne nouvelle » n’a pas le sens habituel que nous donnons à cette expression. La « bonne nouvelle «  de l’évangile ne provoque pas forcément une joie immédiate, une satisfaction immédiate, répondant à nos besoins immédiats. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous dit qu’il ne vient pas apporter la paix mais la division : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. ». Cette parole est étonnante .Comment la comprendre ?

« Je ne suis pas venu mettre la paix dans le monde. » Ailleurs, Jésus dit : « Je vous donne la paix ! » . La mentalité sémitique ignore certaines de nos nuances et n’a pas peur de ce qui nous paraît être des contradictions. De quelle paix s’agit-il ? Il y a, en effet, des fausses « paix » . Celle qui cherche une tranquillité égoïste : « Fiche-moi la paix ! », une paix de résignation : «  Laisse tomber ! », une paix imposée par la force  avec un vainqueur et un vaincu. La paix véritable ne peut que rarement être imposée de l’extérieur, elle doit naître de l’intérieur. La paix que Jésus apporte  est n’est pas seulement l’absence de guerre ou de conflits mais elle nous délivre de la peur, de la tristesse, de l’inquiétude de l’angoisse. Cette paix est liée à la venue du Messie, à Jésus, au Royaume. Elle est l’équivalent du bonheur parfait, de la joie divine d’exister. Cette paix est liée à la foi et reçue comme un don de Dieu. Cela nous invite à trouver le cœur de la pensée de Jésus. Mais allons plus avant dans ce passage… Continuer la lecture de Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division

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