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Pâques : Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts

“Pâques reste la seule véritable espérance, en ce sens que cette fête nous dit la victoire de l’amour sous toute forme de mort !”

Lectures : Dimanche de Pâques : Ac 10, 34a.37-43/Col 3, 1-4/Jn 20, 1-9

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)

On a enlevé le seigneur de son tombeau ! Tout part en ce matin de Pâques, de ce cri de Marie-Madeleine qui s’est rendu au tombeau. Au grand matin, chaque homme, chaque femme, aujourd’hui encore, peut se lever à l’aube, sur la foi des mots de Madeleine et courir au tombeau, désormais vide, vide pour toujours, où nous attend le vivant : Dieu l’a ressuscité, Christ est ressuscité ! Pas de place pour le doute : on a pas ôté ou volé le corps de Jésus, non, Dieu l’a ressuscité, Christ est ressuscité ! C’est cette évidence qui envahit le cœur de Jean et qui le réjouit, dès qu’il pénètre dans le tombeau vide ; non seulement il a gagné au sprint mais surtout, il ne fait pas que constater les linges comme Pierre, son amour lui fait voir avec le cœur tous ce dont ces linges font signe : il vit et il crut !

En ce jour de Pâques, nous fêtons la résurrection de Jésus, nous invitant à le reconnaître comme le Vivant, vivant et agissant au milieu de nous, nous appelant à ne pas chercher, parmi les morts, celui qui est vivant.
Pourtant cette espérance de renaissance qui est la nôtre vient buter souvent sur la réalité de graves épreuves de santé, de blessures familiales, de toutes les violences du monde, de tous les exodes massifs de populations, de tous ces attentats et ces barbarie avec les hommes qui se massacrer et se tuent, toutes ces menaces trop souvent réalisées de perdre son travail, son logement, de n’être pas reconnu à sa juste valeur, et toutes les larmes devant tant de situations injustes, dramatiques et apparemment sans débouché, tout ce cortège de souffrances…

Comment alors nous réjouir de la lumière de Pâques dans cette obscurité ou tant d’hommes et de femmes sont plongés ? N’est-ce pas en réaffirmant que, pour nous, Pâques reste la seule véritable espérance, en ce sens que cette fête nous dit la victoire de l’amour sous toute forme de mort ? Oui, renonçons à rechercher Jésus dans les cimetières de toutes sortes qui peuplent parfois nos vies.

Accueillons, dès maintenant, dans nos vies de tous les jours, les fruits de la résurrection alors. Et tout d’abord cette puissance de l’amour qui est Dieu, qui a relevé Jésus de la mort, et qui est à l’œuvre en chacun de nous. C’est elle qui apporte la lumière et le courage de la conversion de nos vies. C’est aussi cette force de l’espérance qui met en notre cœur cette conviction profonde que, malgré les apparences, le bien est plus fort que le mal et construit le bonheur des hommes et notre bonheur ; c’est cette espérance que la solidarité est capable de faire reculer la misère. C’est cette espérance qui nous donne la force de travailler à l’avènement d’un monde plus humain ; c’est elle qui nous donne la force de nous relever : après un pardon impossible à donner, un deuil trop lourd à porter, une maladie qui a conduit aux portes de la mort… Et ce sera comme une résurrection. C’est encore dans la résurrection de Jésus, nous associant à la sienne, la joie de nous savoir vivants de Sa Vie, aimés d’un amour infini malgré nos limites et nos faiblesses ; c’est la joie de la tendresse de Dieu notre père.

La joie de Pâques, c’est, pour nous baptisés de longue date, entendre à nouveau, avec les cinq baptisés adultes de notre paroisse, avec tous les nouveaux baptisés de la de cette année, avec vous les parents, parrains et marraines d’Alexis et de Clément, cette parole de Dieu : « tu es mon enfant bien-aimé, en toi je mets tout mon amour ». C’est nous laisser réinterroger sur notre baptême ; c’est renouveler notre confiance en lui et nous appuyer sur lui, et plus encore lui remettre notre vie.

À chacun de nous de témoigner de quelle nuit, de quel tombeau, de quel sommeil, le ressuscité nous a tirés, et qui fait que, de tout mon être, je l’appelle mon créateur et mon sauveur !
À nous de témoigner de cette reconnaissance de son œuvre en nous,  de la Pâques du Christ qui, par sa force « ressuscitante », opère déjà dans nos vies.

 Oui Christ est ressuscité il est vraiment ressuscité ! et c’est dans cette foi et dans la joie qu’Alexis et Clément vont être baptisés.

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Vendredi Saint-Passion de notre Seigneur Jésus Christ

«Amour dévoilé, amour transpercé, amour vainqueur, amour qui n’a pas failli, amour triomphant de la mort”

Lectures : Vendredi Saint-Passion de notre Seigneur Jésus Christ-Is 52, 13 – 53, 12/He 4, 14-16 ; 5, 7-9/Jn 18, 1 – 19, 42

Passion de notre Seigneur Jésus Christ (Jn 18, 1 – 19, 42)

Le Christ s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur.

Pour nous, le Christ est devenu obéissant,
jusqu’à la mort, et la mort de la croix.
C’est pourquoi Dieu l’a exalté :
il l’a doté du Nom qui est au-dessus de tout nom.
Le Christ s’est anéanti,
prenant la condition de serviteur.
(cf. Ph 2, 8-9)

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Dix ans Hiver Solidaire : homélie Charles Gazeau

“Les yeux fixés sur le Christ, entrons dans le combat de Dieu.  Ce combat de Dieu est celui qu’il mène pour que nous succombions à son amour.”

Homélie de Charles Gazeau, diacre, délégué épiscopal pour la solidarité du diocèse de Paris

Lectures : 4ieme dimanche temps de carême : Ex20,1-17/1Co1,22-25/Jn2,13-25

« Dieu a envoyé son Fils pour que, par lui, le monde soit sauvé » (Jn 3, 14-21)

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