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Pèlerinage à Notre Dame de Paris

Nous avons prié à Notre-Dame en nous confiant à la Vierge Marie, en chantant les vêpres et en assistant à la messe. Nous avons eu le plaisir de découvrir l’édifice restauré dans sa splendeur ! Mais au-delà des yeux, notre cœur s’est aussi élevé dans la grâce de Dieu. La cathédrale représente notre lien à tout le diocèse, ce fût une démarche de communion entre nos paroisses, et notamment celles de notre doyenné : Saint Luc, Notre-Dame des Foyers, et Saint-Jacques Saint-Christophe. Notre chance est aussi d’avoir fait ce pèlerinage en ce début d’année jubilaire. Le Pape François a voulu placer le jubilé 2025 sur le thème de l’espérance…

On ne badine pas avec l’Auteur de la vie !

On ne badine pas avec l’Auteur de la vie !

XI Dimanche – Mc 4, 26-34

Les images que Jésus nous offre dans l’Évangile de ce dimanche, nous invitent de toute évidence, à la patience et à la confiance. En effet, après les semailles, pendant de nombreux mois, l’agriculteur voit la terre déserte et stérile. Pourtant, la vie est là. L’homme qui a jeté en terre la semence, ne peut pas aller continuellement rouvrir la terre pour vérifier ce qui se passe. S’il le faisait, il tuerait la graine, l’empêchant de porter du fruit.

La terre doit recouvrir la graine. Le temps doit la faire pourrir. Et puis, du secret de la terre, d’où pendant longtemps nous n’avons vu aucun signe, surgit la vie. Tout en son temps ! Bref, Jésus nous invite à respecter le temps.

En effet, nous sommes parfois tellement impatients, y compris avec Dieu, que nous voulons voir son action en temps réel. Et Lui, uniquement pour notre bien, il nous fait attendre. Peut-être pour que nous puissions grandir en confiance et développer nos désirs les plus authentiques ? Peut-être pour que nous puissions apprendre à coopérer avec Lui, coopérer avec sa grâce ? En tous cas, la première parabole nous invite à la patience et à la confiance.

Quant à la seconde parabole de l’évangile de ce dimanche, elle nous fait réaliser que Dieu agit à travers ce qui est petit, simple, mis de côté, considéré comme inutile. Autrement dit, Dieu agit selon la logique de la graine de moutarde. Il nous invite ainsi à ne pas mépriser les personnes et les situations qui sont apparemment inutiles. Plus encore, il nous invite à ne pas considérer notre propre vie comme sans valeur, comme inutiles en nous rejetant dans la poubelle. Tout est à aimer, car à travers tout, y compris nos égarements, nos échecs et nos péchés, Dieu peut rendre notre vie féconde. Cependant, il nous demande une chose : cultiver ce jardin qu’il nous a confié. Confier, et non pas céder ! C’est comme s’il nous disait : « Je vous ai fait confiance, faites-moi confiance à votre tour en vous contentant de semer et de cultiver. C’est moi qui fait pousser le Règne de Dieu. Il est déjà présent au milieu de vous. Il est aussi réel que les drames de votre vie et de votre monde ». Je vous en donne un exemple et je termine.

La vaticaniste française et reporter à « Paris Match », Caroline Pigozzi, remarque dans son dernier ouvrage intitulé « Pourquoi eux » ?; avec le sous-titre : « Ils ont fait notre époque » où elle parle des personnalités de tous les horizons de la fin du XX et du début du XXI siècles qui ont justement marqué notre époque; eh bien, Pigozzi, en parlant du pape François et du président français Emmanuel Macron, fait remarquer qu’ils ont réussi, tous les deux, à établir un rapport à la fois politique, chaleureux et joyeux. En tous cas, une relation qui se distingue par rapport à celle des autres présidents de la V République. Ils viennent d’ailleurs de se rencontrer ce vendredi pour la 5e fois à huis clos.

Or, lors de leur rencontre, à huis clos, en 2022, le Pape avait mis en garde le président français sur les questions d’éthique en lui disant (en italien): « Con la vita non si scherza, né all’inizio né alla fine – Avec la vie, on ne badine pas, ni au début ni à la fin ».

Il semble que le président de la République n’a pas pris au sérieux cet avertissement. En effet, et l’histoire s’en souviendra, le dernier article voté par l’Assemblée nationale, le 7 juin dernier – jour de la fête du Sacré-Cœur de Jésus – était l’article 6 de la loi promouvant l’euthanasie, pudiquement rebaptisée « aide à mourir ».

La dissolution providentielle de l’Assemblée nationale en a décidé autrement. Bien sûr, il faut se garder ici d’un providentialisme naïf qui ferait de Dieu la cause immédiate de tout ce qui nous arrive. Dieu n’est pas dans l’événement lui-même, mais il est toujours aux côtés de l’homme qui affronte cet événement.

Ainsi, la folie de l’euthanasie a été ajournée sine die (sans fixer le jour). Et c’est heureux, car la vision du genre humain promue dans cette loi était brutale et sans rivage. Elle signait l’abandon à la mort des plus précaires de notre société.

Malgré lui – sans doute – en dissolvant l’Assemblée nationale, le président de la République mit un terme à ce processus stupéfiant et brutal. Oui, Dieu agit dans l’histoire de l’humanité selon la logique de la graine de moutarde. « Je suis le Seigneur, je renverse l’arbre élevé et relève l’arbre renversé – avons-nous lu dans la première lecture de ce dimanche. Je suis le Seigneur, je fais sécher l’arbre vert et reverdir l’arbre sec. J’ai parlé et je le ferai ».

Ce qui ne veut pas dire que Dieu s’amuse avec sa création au gré de quelque caprices. Au contraire, c’est une manière de nous rassurer que « rien n’est impossible à Dieu ». Décidément, on ne badine pas avec l’Auteur de la vie : ni au début ni à la fin !

Père Stanislas

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Vouloir ce que Dieu veut

texte de la conférence donnée par le Père Stanislas dans le cadre des rencontres du Jeudi.

 

Vouloir ce que Dieu veut

Père Stanislas Stawicki

D’où vient le titre ?

De la prière finale de l’office des vêpres (à la veille) du XXIX dimanche du Temps Ordinaire. La voici : « Père éternel et tout-puissant, fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d’un cœur sans partage ».

La formule est provocante. Pourtant, toute la tradition spirituelle témoigne du bonheur fécond et de la liberté accrue qu’il y a à chercher et à faire la volonté de Dieu. Je vous donne un exemple. Il vient de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

« Ici-bas, rien ne peut nous satisfaire, on ne peut goûter un peu de repos qu’en étant prête à faire la volonté du Bon Dieu » – écrit Thérèse. Et elle conclue malicieusement : « J’ai toujours fait la volonté de Dieu sur la terre ; il fera la mienne au ciel » (Thérèse de l’Enfant Jésus, lettre du 25 novembre 1887). Continuer la lecture de Vouloir ce que Dieu veut

Sans la religion, il n’y a pas d’espérance dans l’avenir

XXVII dimanche Mt 21, 33-43 

Cette parabole dite « des vignerons homicides » est terriblement actuelle si on l’applique à notre Europe et au monde chrétien en général. Dans ce cas, il faut dire que Jésus a été « jeté hors de la vigne » ; expulsé par une culture qui se proclame post-chrétienne, ou même anti-chrétienne.

En effet, les paroles des vignerons résonnent fort dans notre société sécularisée : « Voici l’héritier : allons-y ! Tuons-le, nous aurons l’héritage ». En d’autres mots, on ne veut plus entendre parler de racines chrétiennes de l’Europe. L’homme sécularisé veut être lui-même l’héritier, le patron. Continuer la lecture de Sans la religion, il n’y a pas d’espérance dans l’avenir

Transfiguration du Seigneur

Transfiguration du Seigneur – Mt 17, 1-9

Quand le pape Jean Paul II a ajouté il y a 20 ans (en 2002) sur la liste des mystères du Rosaire « les mystères lumineux », la Transfiguration que nous célébrons en ce dimanche, y a trouvé une place d’honneur. Oui, la Transfiguration du Seigneur est un mystère lumineux. Mais, en quoi précisément ce mystère veut illuminer notre vie chrétienne quotidienne?  Continuer la lecture de Transfiguration du Seigneur

Un Dieu à nos côtés

 

Solennité de la Pentecôte

Un Dieu à nos côtés

L’une des expériences de la vie parmi les plus difficiles consiste certainement à se sentir seul et abandonné dans la lutte. Parfois, il s’agit simplement de faire face à la fatigue de vivre ou à la peur de ne pas y arriver. Continuer la lecture de Un Dieu à nos côtés

La vie chrétienne est un chemin qui nous mène droit vers la maison du Père

V dimanche de Pâques – Jn 14, 1-12

Chers frères er sœurs,

la vie nous appelle sans cesse à dire au revoir, à nous détacher et à tourner la page. Mais dans chacun de ces passages, nous ne sommes jamais seuls, même si le tentateur essaiera toujours de nous persuader que nous sommes abandonnés et orphelins.

C’était le cas des apôtres dont nous parle l’évangile de ce dimanche. En effet, lorsque nous nous sentons égarés, abandonnés – le sentiment d’être perdus nous accompagne également. L’absence de l’autre fait disparaître les repères. L’autre est une direction. Son absence nous jette dans le désarroi : que dois-je faire maintenant ? Continuer la lecture de La vie chrétienne est un chemin qui nous mène droit vers la maison du Père

Sainte Thérèse de Lisieux selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême

Thème de ce cycle de conférences de Carême  : « Avec le Pape Benoît XVI à l’école des saints français »

Sainte Thérèse de Lisieux selon le pape Benoît XVI

par Karine Guillaume

Saint François de Sales selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême

Thème de ce cycle de conférences de Carême  : « Avec le Pape Benoît XVI à l’école des saints français »

Saint François de Sales selon le pape Benoît XVI

par Evelyne Duvaleix

François de Sales

Dieu nous a créés par amour et pour l’amour, Il nous a créés à l’image et à la ressemblance de Dieu ; ( Gn 1,27), François de Sales dont nous allons parler, s’appuie sur cette vérité biblique fondamentale pour le chrétien , dans sa vie

personnelle, dans sa vie pastorale et dans ses enseignements.

Et le lieu de la rencontre avec Dieu, c’est la fine pointe de l’âme, où , dit François :‘’ « Sitôt que l’homme pense un peu attentivement à la Divinité, il sent une certaine douce émotion du cœur, qui témoigne que Dieu est Dieu du cœur humain » (Traité de l’Amour de Dieu, I, XV)

Cette phrase tirée du ‘’Traité de l’Amour de Dieu’’, un des ouvrages majeurs de François de Sales, marque le début de la catéchèse de Benoît XVI le 2 mars 2011, sur François , car elle annonce toute sa spiritualité . Continuer la lecture de Saint François de Sales selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême