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Dimanche des missions

30ème dimanche du temps ordinaire : Année B

Confiance, lève-toi ; Il t’appelle

Lectures du jour : 

Ce récit de l’aveugle Bartimée proposé ce dimanche de la Mission, nous touche et interroge notre vie de chrétiens.

Ils sont nombreux ces mendiants dans nos rues, sans domicile dont nous accueillerons quelques-uns à Hiver Solidaire, bien souvent au-delà d’un peu d’argent et de nourriture ils demandent à être reconnus. Ici, dans l’Evangile, l’aveugle Bartimée crie, il mendie un amour infini que Dieu seul peut donner : « Fils de David, Jésus, prends pitié de moi ». Nous aussi, nous avons le droit de crier vers Dieu quand ça va mal, de lui dire notre détresse de nous révolter parfois. Nous confions-nous à Dieu dans la certitude que notre cri touche son cœur ?

Bartimée n’a pas accès à Jésus. Il a devant lui des gens qui veulent le faire taire, qui lui font barrage. L’Eglise et nous-mêmes, n’empêchons-nous pas parfois ceux qui cherchent Dieu d’approcher de Jésus-Christ ? Dans la crise de l’Eglise aujourd’hui, douloureusement le rapport Sauvé sur la pédocriminalité nous le rappelle. Mais nous aussi personnellement, pécheurs, il peut nous arriver, hélas, de donner un contre témoignage. Continuer la lecture de Dimanche des missions

Le Fils de l’homme est venu donner sa vie pour la multitude

Lectures du jour :

La soif de grandeur et de pouvoir est terrible. Elle est nourrie en nous depuis le plus jeune âge. Nous aspirons tous à devenir les chevaliers du roi Arthur ou des princesses emprisonnées dans une tour en attendant le prince charmant.

Avec le temps, en apparence, les fantasmes disparaissent. Mais en réalité, ils restent enfouis sous les cendres et guident secrètement nos choix et nos sentiments. L’éducation que nous recevons ne nous aide pas toujours à les maîtriser. En grandissant, notre vision des autres devient parfois encore plus confuse: les autres nous apparaissent comme des adversaires, des rivaux ou des concurrents.

La soif de grandeur et de pouvoir est terrible, car elle ne cesse de s’autoalimenter. Même les disciples de Jésus, hier comme aujourd’hui, n’en sont pas libres. Nous le voyons très bien dans l’Évangile de ce dimanche: « Maître, donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire » – demandent Jacques et Jean, les fils de Zébédée.

Pourquoi ce sont Jacques et Jean qui revendiquent ce privilège, et non pas les autres apôtres?

– peut-être, parce qu’ils ont été les premiers à être appelés par Jésus?

– peut-être, parce qu’ils affichent une possible parenté avec Jésus?

– ou simplement à cause de leur caractère spontané et un peu brusque. En effet, ce n’est pas par hasard qu’ils ont été appelés par Jésus lui-même: « fils du tonnerre ».

Et quelle est la réponse de Jésus?

Très simple: « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous: car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir ».

Frères et sœurs, notre soif trouve la paix quand elle n’est plus une soif de pouvoir, mais une soif de service. Chrétiens, nous sommes donc appelés à imiter le Seigneur dans son don total, dans sa volonté d’être serviteur. En effet, la vie n’a de sens que lorsqu’elle est consacrée à quelqu’un ou à quelque chose. Par contre, la vie devient une obsession lorsque l’on se concentre uniquement sur sa propre soif. « Seul celui qui vit pour les autres, vit de manière responsable, c’est-à-dire vit vraiment » – disait Dietrich Bonhoeffer, grand théologien et pasteur protestant, qui a combattu le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et encore une petite chose. Il est surprenant de constater que Jésus ne semble pas être heurté par la requête des Jacques et Jean. Il leur répond simplement: « Vous ne savez pas ce que vous demandez ». Et c’est vrai! Nous demandons souvent à Dieu ce qui nous plait, et Lui, il nous donne ce qu’il nous faut! Dans ce contexte, je voudrais vous lire un texte anonyme d’une personne handicapée gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New- York:

« J’avais demandé à Dieu
la force pour atteindre le succès;
il m’a rendu faible,
afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’avais demandé la santé,
pour faire de grandes choses;
il m’a donné l’infirmité,
pour que je fasse des choses meilleures.

J’avais demandé la richesse,
pour que je puisse être heureux;
il m’a donné la pauvreté,
pour que je puisse être sage.

J’avais demandé le pouvoir,
pour être apprécié des hommes;
il m’a donné la faiblesse,
afin que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’avais demandé un compagnon,
afin de ne pas vivre seul;
il m’a donné un cœur,
afin que je puisse aimer tous mes frères.

J’avais demandé des choses
qui puissent réjouir ma vie;
j’ai reçu la vie,
afin que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même,
mes prières informulées ont été exaucées.

Je suis, parmi tous les hommes,
le plus richement comblé ».

Père Stanislas

Bienvenue aux nouveaux paroissiens

Editorial 17 octobre: « Le jeu à deux mains »!

Dans son célèbre ouvrage intitulé « Catholicisme », le Père Henri de Lubac décrit la catholicité de l’Eglise en des termes fort suggestifs: « La catholicité n’est ni affaire de géographie ni de chiffres. S’il est vrai qu’elle doit nécessairement s’épanouir dans l’espace et se manifester aux yeux de tous, elle n’est pourtant pas de nature matérielle mais bien spirituelle ».

Oui, la paroisse n’est pas seulement un cadre, un appareil, une institution avec son administration. Elle est avant tout, et en même temps, une assemblée des frères et des sœurs, une communauté vivante. En pratique, cela signifie que la paroisse n’est pas d’abord composée de structures mais de personnes unies dans la foi et dans l’amour fraternel. Continuer la lecture de Bienvenue aux nouveaux paroissiens