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L’amour du Christ nous presse – homélie

Homélie du 22 janvier 2023 – Père Stanislas Stawicki

III Dimanche – Mt 4, 12-23

Dans une culture ambiante qui valorise le circonstanciel et ignore la vertu de répétition, le temps dit « ordinaire », constitue un grand défi. Voilà pourquoi nous concevons parfois le temps ordinaire en négatif. « Ordinaire » devient alors synonyme de quelconque, banal, fade, plat. Or, Simon et André, Jacques et Jean dont nous parle l’Evangile de ce dimanche, ont été appelés dans l’ordinaire de leur vie et non pas le jour du shabbat, au cours d’une célébration religieuse ou pendant les exercices spirituels. Ils accomplissaient leurs tâches quotidiennes. Ils étaient pêcheurs. C’est ainsi qu’ils gagnaient leur vie.

Oui, la force de ce récit évangélique réside dans le fait que les premiers disciples ont été appelés sur leur lieu de travail. C’est comme si Jésus voulait nous dire que notre vie chrétienne ne peut pas se limiter aux moments solennels, aux fêtes et aux dimanches. La maturité spirituelle, mais aussi celle humaine, affective, psychologique ne se fonde pas uniquement sur des expériences fortes ou sur les émotions de quelques moments. Jésus vient à notre rencontre dans l’ordinaire de notre vie; en nous interpellant sur les rives de notre quotidien. D’ailleurs, repetitio est mater studiorum – enseigne une sentence latine. « Répétition est mère d’apprentissage ». C’est en forgeant que l’on devient forgeron.

Chers frères et sœurs, les premiers disciples de Jésus n’étaient certainement pas différents de nous, sauf pour ce détail : ils ont répondu à l’appel du Maître sans hésiter, sans discuter, sans poser aucune condition. Ils ne s’interrogent même pas sur leurs compétences ou la raison de leur choix par le Seigneur; ni même sur les conséquences du geste qu’ils vont poser. « Aussitôt, laissant leurs filets, laissant la barque leur père – nous dit l’évangéliste, ils le suivirent ».

Voyez-vous, Jésus n’organise pas de concours pour recruter ses disciples. Nous n’avons pas besoin de postuler. Jésus ne nous demande pas de rédiger notre Curriculum vitae. Il n’est pas non plus utile de faire bonne impression. Il s’agit de lui faire confiance.

Evidement, ce radicalisme de Simon, André, Jacques et Jean surprend, étonne, mais aussi effraie. Oui, d’une certaine manière, nous sommes beaucoup plus proches de Jonas fuyant Dieu (Jon 3, 1-5) que de ces premiers disciples qui quittent tout immédiatement. Heureusement, Dieu est patient. Dieu croit en nous. Il parle à Jonas une deuxième fois. Si c’est nécessaire, il nous parlera, à nous aussi, une deuxième, une troisième, une énième fois…..

Et encore une chose.

Le 28 décembre dernier, le pape François a signé une Lettre apostolique intitulée « Totum amoris est » (Tout appartient à l’amour). Elle a été publiée à l’occasion du IVe centenaire de la mort de saint François de Sales, décédé à Lyon le 28 décembre 1622.

Journaliste, confesseur, prédicateur, diplomate, théologien, évêque…, François de Sales était un véritable « couteau suisse »! Henri IV disait de lui: « Quel oiseau rare » ! En effet, le roi avait perçu dans la même personnalité « le gentilhomme, le docte et le dévot ». On comprend pourquoi tant de pouvoirs mondains cherchèrent à s’approprier cet être d’exception. Mais le saint évêque de Genève était de la liberté intérieure dont sont habités les amis de Dieu.

On dit qu’ayant hérité d’un tempérament violent, François de Sales cultiva laborieusement et quotidiennement la douceur au point que c’est justement cette qualité que la postérité a retenue chez lui. Saint Vincent de Paul disait à son propos : « Que Dieu doit être bon, puisque François de Sales est si bon » ! On comprend alors pourquoi ce grand saint Savoyard était proclamé par l’Eglise « maître de la douce charité », et élevé à la dignité de docteur de l’Eglise.

Or, cet « oiseau rare » qu’est saint François de Sales, a été légué aux prêtres de la Congrégation fondée à Rome deux siècles plus tard par saint Vincent Pallotti – que nous fêtons en ce 22 janvier – comme « maître dans la vie spirituelle et dans l’activité apostolique ». En effet, tous les deux plaidaient pour la sainteté et l’apostolat universels. Tous les deux étaient également persuadés que « tout appartient à l’amour », et ils mettaient cet amour au centre de leur vie chrétienne et de leur engagement apostolique : « Tout par amour, rien par force » – était la devise de saint François de Sales. Celle de Pallotti, a été empruntée chez saint Paul Apôtre : « L’amour du Christ nous presse » (2 Cor 5, 14). Tous les deux sont mort à l’âge de 55 ans.

« Peut-on être un saint sans Dieu ? C’est le seul problème concret que je connaisse aujourd’hui » – écrivait en 1947 Albert Camus. Oui, répondent des hommes et des femmes autour de nous ; mais leur existence même continue à poser la question de Dieu. Quant à saint François de Sales et saint Vincent Pallotti, leur réponse est brève et nette. En faisant chaque matin au réveil le signe de la croix, ils conseillent de dire : « De moi-même, je ne peux rien faire. Avec Dieu, je peux tout. Je suis prêt à tout faire, par amour de Dieu ».

Rendons grâce à Dieu pour ces deux « oiseaux bien rares » : saint François de Sales et saint Vincent Pallotti qui nous ont été donnés pour nous faire grandir en chrétiens. En effet, un saint est un espace dans lequel nous pouvons puiser l’inspiration et la force pour notre propre croissance. Ainsi soit-il également pour nous !

Pentecôte : tous furent remplis d’Esprit Saint

“L’Esprit ne vient pas dans notre force, mais dans notre faiblesse, lorsque nous sommes capables de dire : Viens Esprit Saint.”

Pentecôte – Jean 15,26-16,12-15

Je ne sais pas si vous vous êtes déjà rendu compte qu’aucun récit évangélique ne parle directement de la Pentecôte chrétienne. Seul saint Luc, comme pour la fête de l’Ascension, dans le livre des Actes des Apôtres, nous raconte ce qui s’est passé ce jour là. D’après son récit, il a fallu 50 jours pour que les disciples de Jésus comprennent la signification de la Pâques et se laissent libérer de toutes sortes d’enfermements. Notez le bien: il a fallu 50 jours d’une thérapie très intense donnée par Jésus lui-même pour libérer ses disciples de la peur! Continuer la lecture de Pentecôte : tous furent remplis d’Esprit Saint

Liturgie du jour et messes de la semaine

Aujourd’hui nous sommes le : [date]

[liturgie]


HORAIRES DES MESSES EN SEMAINE

Lundi: 9h00
Du mardi au vendredi : 12h15
Samedi : 18h30 (messe anticipée du dimanche)
Dimanche : 10h30

 

LAUDES  MATINALES

Du lundi au vendredi : à 8h00
Samedi : à 8h30

 

ADORATION DU SAINT SACREMENT

Tous les vendredis après la messe: de 12h45 à 13h15

 

ACCUEIL DES PRÊTRES ET CONFESSIONS

Mardi, jeudi et vendredi : de 17h00 à 19h00
Samedi : de 17h30 à 18h30

 

ACCUEIL PAR UN LAÏC DANS L’ÉGLISE

Tous les mardis, mercredis, jeudis et vendredis de 10h à 12h

 

SECRÉTARIAT

(3, Place de Joinville)
Tous les lundis, mardis, jeudis et vendredis : de 9h à 11h et de 13h30 à 18h00

Eglise ouverte du lundi au vendredi : de 8h à 19h
Samedi : de 8h30 à 19h30
Dimanche : de 9h à 19h

 

Dimanche prochain :

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Pour en savoir plus sur les couleurs liturgiques :
https://www.sjsc.fr/les-couleurs-liturgiques/

La liturgie d’aujourd’hui est :

  • Première lecture : « Il attendait la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte » (He 11, 1-2.8-19)

    Lecture de la lettre aux Hébreux Frères, la foi est une façon de posséder ce que l’on espère, un moyen de connaître des réalités qu’on ne voit pas. Et quand l’Écriture rend témoignage aux anciens, c’est à cause de leur foi. Grâce à la foi, Abraham obéit à l’appel de Dieu : il partit vers un pays qu’il devait recevoir en héritage, et il partit sans savoir où il allait. Grâce à la foi, il vint séjourner en immigré dans la Terre promise, comme en terre étrangère ; il vivait sous la tente, ainsi qu’Isaac et Jacob, héritiers de la même promesse, car il attendait la ville qui aurait de vraies fondations, la ville dont Dieu lui-même est le bâtisseur et l’architecte. Grâce à la foi, Sara, elle aussi, malgré son âge, fut rendue capable d’être à l’origine d’une descendance parce qu’elle pensait que Dieu est fidèle à ses promesses. C’est pourquoi, d’un seul homme, déjà marqué par la mort, a pu naître une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que le sable au bord de la mer, une multitude innombrable. C’est dans la foi, sans avoir connu la réalisation des promesses, qu’ils sont tous morts ; mais ils l’avaient vue et saluée de loin, affirmant que, sur la terre, ils étaient des étrangers et des voyageurs. Or, parler ainsi, c’est montrer clairement qu’on est à la recherche d’une patrie. S’ils avaient songé à celle qu’ils avaient quittée, ils auraient eu la possibilité d’y revenir. En fait, ils aspiraient à une patrie meilleure, celle des cieux. Aussi Dieu n’a pas honte d’être appelé leur Dieu, puisqu’il leur a préparé une ville. Grâce à la foi, quand il fut soumis à l’épreuve, Abraham offrit Isaac en sacrifice. Et il offrait le fils unique, alors qu’il avait reçu les promesses et entendu cette parole :C’est par Isaac qu’une descendance portera ton nom. Il pensait en effet que Dieu est capable même de ressusciter les morts ; c’est pourquoi son fils lui fut rendu : il y a là une préfiguration. – Parole du Seigneur.

  • Cantique (Lc 1, 69-70, 71-72, 73-75)

    Refrain psalmique : (cf. Lc 1, 68) Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, car il a visité son peuple. Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur, comme il l’avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens : salut qui nous arrache à l’ennemi, à la main de tous nos oppresseurs, amour qu’il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte, serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte, afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté,     en sa présence, tout au long de nos jours.

  • Évangile : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » (Mc 4, 35-41)

    Acclamation : (Jn 3, 16) Alléluia. Alléluia. Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que ceux qui croient en lui aient la vie éternelle. Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Marc Ce jour-là, le soir venu, Jésus dit à ses disciples : « Passons sur l’autre rive. » Quittant la foule, ils emmenèrent Jésus, comme il était, dans la barque, et d’autres barques l’accompagnaient. Survient une violente tempête. Les vagues se jetaient sur la barque, si bien que déjà elle se remplissait. Lui dormait sur le coussin à l’arrière. Les disciples le réveillent et lui disent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » Réveillé, il menaça le vent et dit à la mer : « Silence, tais-toi ! » Le vent tomba, et il se fit un grand calme. Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Saisis d’une grande crainte, ils se disaient entre eux : « Qui est-il donc, celui-ci, pour que même le vent et la mer lui obéissent ? » – Acclamons la Parole de Dieu.

Source : www.aelf.org