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4EME DIMANCHE DE PAQUES : dimanche du bon Pasteur

“Jésus berger de toute humanité

Lectures du jour : 

Vocation : appel à suivre le Christ. Et la première vocation est celle du mariage. Cependant, quand nous parlons des vocations, nous pensons aux prêtres, aux religieux et religieuses. Mais dans les textes bibliques de ce dimanche, les lamentations stériles n’ont pas leur place. Le plus important, c’est de découvrir le Christ qui se présente à nous comme le bon berger. Continuer la lecture de 4EME DIMANCHE DE PAQUES : dimanche du bon Pasteur

Les Rameaux et la Passion du Christ 2021

Les Rameaux et la Passion du Christ 2021

Lecture du jour :

Chers Frères et Sœurs

Voici que symboliquement, nous sommes entrés avec le Seigneur à Jérusalem, criant : « Hosanna, béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ». Monté sur un ân et non sur les nuées du ciel, le Seigneur entre comme un roi et c’est pour nous un signe et un appel. Dans un monde de justice, non marqué par le péché comme est le nôtre, il serait venu sur les nuées du ciel mais, pour nous pécheurs, il vient en roi pacifique sur cet ân que personne n’a encore monté et qu’il restituera juste après. Il y a ceux qui marchent devant, il y a ceux qui marchent derrière, il y a ceux qui ne sont pas encore venus mais tous nous sommes invités à le suivre.
« Béni soit le règne qui vient, Hosanna au plus haut des cieux », avons-nous encore chanté. En écoutant le récit de la Passion tel que Marc nous la raconte, nous voyons se réaliser ce qui était annoncé dans le récit de l’entrée à Jérusalem. Nous entendons comment le Règne de Dieu arrive et comment nous sommes tous invités à y prendre part comme à la table d’un festin.
Comme l’annonce le psaume : « la terre entière se souviendra et reviendra vers le Seigneur, chaque famille de nations se prosternera devant lui. Oui au Seigneur la royauté ». Mais le chemin par lequel le Christ y parvient et où nous sommes invités à le suivre est celui où il est triste à en mourir, livré aux mains des pécheurs, accusé par de faux témoins, tourné en dérision et insulté. C’est sur cette voie du salut qu’il donne sa vie après avoir fait sienne la prière de tous ceux qui se sentent abandonnés par Dieu.
C’est le même psaume qui dit en effet :
« Mon Dieu, Mon dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
Ils me percent les mains et les pieds,
Je peux compter tous mes os,
Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort on vêtement »

Oui Frères et Sœurs, voici comment le règne de Dieu a été révélé, voici comment la joie est entrée dans le monde, voici comment la louange universelle peut éclater lorsque Jésus poussant un grand cri expira et que le voile du temple se déchira. Jésus, le Christ, le Messie, Dieu fait homme nous a tous rejoint dans la détresse pour que resplendisse la croix comme arbre de la rédemption et que le centurion, premier fruit de toutes les nations s’écrie : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu »
Voilà le chemin, où nous sommes invités, non avec nos propres forces mais par la grâce de Dieu, ceux qui marchent devant, ceux qui marchent derrière et ceux qui ne sont pas encore venus. C’est le chemin de la vie qui se donne, qui se partage pour en sauver d’autres comme le bateau qui recueille un migrant en mer, comme le médecin ou l’infirmier qui soigne un malade de covid, comme la mère ou le père qui font tout pour bien élever leurs enfants et comme dans d’autres gestes de dons qui sont discrets ou invisibles. D’une certaine manière nous n’avons pas à chercher ce qu’il faut faire, cherchons juste à suivre le Christ.

Vivons donc ces prochains jours comment un temps privilégié pour prendre mieux conscience de ce qui nous unis au Christ qui, par sa Passion, sa mort et sa résurrection, nous fait entrer, à travers l’eau du baptême, dans une vie et une espérance qui ne déçoivent jamais.

Pensons tout particulièrement aux trois catéchumènes qui se préparent à vivre cette Semaine Sainte comme le dernier chemin avant leur baptême et qui revêtiront le vêtement blanc des disciples du Christ ressuscité.

Au cours de la Semaine sainte, nous pourrons prier, méditer, contempler le Christ tout au long de sa passion jusqu’au matin de Pâques. Avec ce que nous sommes, avec nos difficultés, nos inquiétudes et nos péchés, avec tout ce qui vit notre monde de tragique en ces temps actuels de la pandémie, nous pourrons prendre notre place sur le chemin de croix de Jésus.

Ainsi nous y invite saint Grégoire de Naziance:

« Si tu es Simon de Cyrène, prends la croix et suis-le.

Si tu es crucifié avec lui, comme le malfaiteur, reconnais comme cet homme juste, qu’il est Dieu…

Si tu es Joseph d’Arimatie, réclame le corps à celui qui l’a fait mettre en croix : que ton souci soit le rachat du monde.

Si tu es Nicodème, cet adorateur de Dieu, mets-le au tombeau avec les parfums.

Si tu es une des saintes femmes, l’une ou l’autre Marie, si tu es Salomé ou Jeanne, va-le pleurer de grand matin. Sois la première à voir la pierre enlevée, à voir peut-être les anges, et Jésus lui-même. »

Ce chemin de la Semaine Sainte, nous le faisons aussi avec Marie, jusqu’au pied de la croix, jusqu’au tombeau et jusqu’à l’aube de Pâques où la vie triomphe de la mort, où l’espérance devient possible, où le Christ ressuscité vient de nouveau marcher sur les routes humaines, à nos côtés, comme il le fit sur le chemin d’Emmaüs. Que Marie, Notre-Dame, avec Saint Joseph, que nous honorons cette année, nous accompagnent tout au long de cette semaine ! Bonne Semaine sainte à tous !

C. Hermanowicz

Autres homélies du Père Christophe  Hermanowicz

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Sacrement des malades : la force de Dieu se déploie dans notre faiblesse

“Dieu est venu me chercher dans ma faiblesse, et il m’a relevé”?

Lectures du jour : 

Que de propos nous entendons dans des discours officiels  propos parfois peu respectueux des membres fragiles de notre société, hélas d’un grande pauvreté humaine dans leur contenu (histoire des vieux à confiner. Euthanasie et Pandémie). Or comme nous rappelle le pape François à l’occasion de  La Journée Mondiale du Malade   « Une société est d’autant plus humaine qu’elle prend soin de ses membres fragiles et souffrants et qu’elle sait le faire avec une efficacité animée d’un amour fraternel »

Depuis longtemps, j’ai retenu cette histoire vraie qui m’ a beaucoup  marqué et je vous la partage: celle de ce lépreux qui, chaque soir, allait au pied du haut mur d’enceinte de la léproserie  où il était enfermé et levait les yeux. La religieuse, responsable de cette léproserie, intriguée, se mit à l’observer et découvrit là-haut le visage d’une femme. «  Mais qui est-ce ? » dit-elle à l’homme lépreux. « Eh bien, c’est ma femme, elle vient tous les soirs depuis quinze ans, elle grimpe sur une échelle et elle me regarde. Et moi, je sais par elle que je suis vivant ! ». Continuer la lecture de Sacrement des malades : la force de Dieu se déploie dans notre faiblesse