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7ème dimanche de Pâques : qu’ils soient un comme nous-mêmes

Lecture du jour :

Le Temps Pascal s’achève. Ce dimanche, la prière du Christ, en Jean 17, nous présente les fruits qui découlent de notre statut d’enfant de Dieu demeurant dans son amour :
1/ Unité : Que tous soient un comme nous-mêmes.
L’unité en Christ n’est pas l’uniformité, notre Dieu est trinitaire, tout en étant unique. Nous avons à vivre l’unité avec nos différences. Une unité de coeur, une unité d’Esprit, une unité d’amour malgré nos sensibilités différentes. Une paroisse qui porte du fruit est une paroisse qui vit ses charismes et ses sensibilités différentes dans l’unité et le respect de chacun. Le signe que nous sommes fidèles à la Parole du Christ et à son enseignement, que nous sommes unis à lui, c’est bien le fait que nous soyons, nous aussi unis. Nous devons vivre cette unité dans la fidélité à Dieu et à son message. Continuer la lecture de 7ème dimanche de Pâques : qu’ils soient un comme nous-mêmes

4EME DIMANCHE DE PAQUES : dimanche du bon Pasteur

“Jésus berger de toute humanité

Lectures du jour : 

Vocation : appel à suivre le Christ. Et la première vocation est celle du mariage. Cependant, quand nous parlons des vocations, nous pensons aux prêtres, aux religieux et religieuses. Mais dans les textes bibliques de ce dimanche, les lamentations stériles n’ont pas leur place. Le plus important, c’est de découvrir le Christ qui se présente à nous comme le bon berger. Continuer la lecture de 4EME DIMANCHE DE PAQUES : dimanche du bon Pasteur

3ème Dimanche de Pâques 2021 – B : “À vous d’en être les témoins”

“La Paix soit avec vous !”

Lectures du jour : 

Je retiens quelques points de ce passage :

  • Jésus commence par saluer ses amis « La paix soit avec vous ! ». Il affirme ainsi et il nous redit ce matin à chacun, que toute référence à Dieu ne peut se vivre que dans une perspective de paix, et jamais dans l’utilisation de la violence lorsque nous nous réclamons de Dieu.
  • Les disciples sont déconcertés devant la manifestation de Jésus ressuscité. Alors Jésus montre ses mains et ses pieds qui portent la marque des clous ; c’est bien lui, Jésus, qui a été crucifié. D’ailleurs, curieusement, après la résurrection, Jésus n’est jamais reconnu à son apparence. Ni Marie-Madeleine, ni les pèlerins d’Emmaüs ne l’avaient tout d’abord reconnu. C’est le nom de Marie, c’est le pain partagé, dans ce passage ce sont les plaies de ses mains et ses pieds et qui permettent aux disciples de reconnaitre que Jésus est bien vivant. Oui, c’est à des signes que nous pouvons reconnaitre la présence du Seigneur. Chacun, nous aussi nous avons toujours à chercher dans notre vie les signes de Sa présence.
  • « Alors il ouvrit leur intelligence à la compréhension de l’Ecriture ». Cette parole implique me semble-il, deux choses :
  • D’abord que comprendre l’écriture est un don que Dieu nous fait. Nous avons besoin que l’Esprit de Jésus, l’Esprit Saint nous ouvre à l’intelligence de l’Ecriture. Je me souviens d’une catéchumène qui disait : « je ne savais pas lire la Bible, et maintenant, j’ai découvert que Dieu me parle à travers l’Ecriture ».
  • L’autre chose c’est la place de cette Parole dans notre vie. C’est elle, la Parole, qui nous permet de découvrir peu à peu qui nous sommes, d’entrevoir à travers les évènements du monde, au-delà des apparences, malgré les drames et les souffrances, le grand projet d’amour de Dieu pour l’humanité. Cette Parole elle prend toute sa place au cœur de la Messe comme maintenant, ou dans le silence d’une prière personnelle, ou lorsque nous partageons la parole à quelques uns, ou lorsque nous écoutons un enseignement ou lisons un commentaire…

Oui, demandons au Seigneur de nous aider à comprendre le sens de ta Parole. Nous croyons que Sa Parole est une parole de vie pour nous comme pour l’humanité et que c’est elle, au souffle de l’Esprit Saint, nous donne de grandir dans notre existence et de construire un monde selon le cœur de Dieu.

La Parole ne fournit pas de recette, elle ne répond pas directement à nos questions. Elle les déplace, apportant un regard nouveau sur ce que nous sommes en train de vivre ; c’est une lumière sur notre route, qui l’éclaire. C’est à chacune, à chacun de nous de prendre le chemin, son propre chemin, qu’il jugera le meilleur ou le moins mauvais, pour être fidèle à cette parole.

  • Cette parole est fondamentale dans notre vie, mais elle n’éclairera notre vie, elle ne transformera notre vie, que si nous lui faisons confiance, que si nous faisons confiance à Celui qui en est la source, le Christ-Jésus, Parole Vivante de Dieu. Par Lui Jésus la Parole Vivante, il nous rendra capables alors d’une vraie relation d’enfant de Dieu et de frère et sœurs entre nous.
  • Enfin l’évangile nous livre un dernier message. Le Ressuscité demande à ses amis d’être les témoins de ce qu’ils ont vécu : « C’est vous qui en êtes témoins ». La phrase n’est pas au futur mais au présent. Ce n’est pas un souhait, mais un constat. Nous ne choisissons pas d’être témoins, nous sommes témoins, que nous le voulions ou non, à travers nos façons de vivre, de regarder le monde, de parler de Dieu ! Ce que nous sommes, témoigne en positif ou en négatif, du message de Jésus-Christ. Sans nous culpabiliser, il n’est pas inutile de nous interroger personnellement, et en tant que communauté chrétienne, sur notre manière de témoigner, et sur la valeur de notre témoignage.

Cette phrase, Jésus l’adresse aujourd’hui, à chacune et chacun d’entre nous, et à notre communauté. Alors rendons grâces à Dieu pour sa Présence et pour cette Parole Vivante qui est comme une lumière sur notre chemin de vie et de sainteté !

Père Francis Corbière

Les autres homélies du Père Francis Corbiere

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