5ieme dimanche du Temps Pascal : Demeurer en Dieu

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“Les soins que le vigneron prodigue aux sarments qui portent du fruit évoquent toute l’attention que Dieu le Père porte à celles et ceux qui le cherchent en leur permettant de se débarrasser de ce qui est inutile pour être en pleine communion avec Lui.

Lecture du jour :

Bien aimés de Dieu, dimanche dernier, nous avons méditer sur des paroles de Jésus qui font allusion à des allégories et à des métaphores. Aujourd’hui encore c’est pareil, Jésus se désigne lui-même comme la vraie Vigne ; ensuite Il nous dit que Dieu est le Vigneron et enfin Il nous révèle notre identité par rapport à lui et par rapport à Dieu ; Il nous dit que nous sommes les Sarments. Je ne suis pas un connaisseur dans le domaine des vignes, mais je sais qu’une vigne demande beaucoup de soins. Jésus, en parlant à ses disciples, nous dit « Moi, je suis la vraie vigne ». Je ne sais pas si vous avez eu la curiosité de voir cela dans la Bible mais nous sommes ici, dans ce passage, après le geste du lavement des pieds. Autrement dit, c’est le dernier entretien de Jésus avec ses disciples avant sa passion.

Lorsque nous entendons cela « je suis la vraie vigne », c’est certainement important et nous comprenons bien que Jésus parle de l’importance de rester avec lui, d’être fidèle à lui et de toujours demeurer en lui. Mais les disciples de Jésus, eux, lorsqu’ils entendaient cela, ils allaient beaucoup plus loin. La vigne est, en effet, l’image privilégiée de l’Alliance entre Dieu et Israël. Cela veut dire que lorsque Jésus dit « je suis la vraie vigne » le symbole ou le signe de la vigne, prend en lui, chair ! C’est donc Lui, Jésus, la nouvelle alliance, en lui, cette alliance entre Dieu et son peuple se réalise définitivement. Et c’est pour cela qu’il exhorte ses disciples à demeurer en lui. Demeurer dans le Christ c’est être imprégné de ses paroles ; c’est lui permettre de devenir notre socle, notre fondement, notre appui. Mais la condition pour être imprégné de son amour afin de porter beaucoup de fruit c’est quoi ? La condition chers sœurs et frères ; est d’être tout simplement « branchés » au Christ. Bien souvent nous nous appuyons que sur le fait de demeurer en Jésus et nous oublions la suite de la phrase « demeurez en moi, comme moi en vous. » Le Christ demeure en nous ! Il est là, avec nous ! Mais nous pouvons faire comme s’il n’était pas là. Nous pouvons rester indifférents à sa présence et c’est là où nous devenons des branches qui ne sont plus capables de porter des fruits. C’est là où nous risquons d’être enlevés, non pas parce que Dieu est méchant, mais parce que nous ne voulons pas être une véritable branche branchée avec lui. Pourtant, le Seigneur est avec nous, lui il est toujours branché à nous et en tout temps ! c’est comme dans une relation, si seulement l’une des parties est présente, la relation finit par se faner. Mais quand les deux parties sont présentes, quand les deux parties demeurent ensemble, la joie et l’amour d’aimer et d’être aimé produit beaucoup de fruit. Demeurer dans le Christ c’est vivre cette réciprocité dans la relation d’amour et de bonheur que nous pouvons avoir avec lui. Demeurer dans le Christ c’est nous rendre compte que son alliance avec nous est pour toujours. Demeurer dans le Christ c’est lui faire confiance non par ce qu’il peut me donner, mais par ce qu’il est : c’est-à-dire mon Sauveur et mon Dieu ! Demeurer dans le Christ c’est être son disciple, autrement dit, c’est se laisser conduire par lui. Bien aimés de Dieu, « Demeurez en moi » c’est une invitation, un commandement… mais « demeurez en moi Comme moi en vous » c’est une certitude ! Si nous acceptons cette invitation, si nous mettons le Christ au cœur même de notre vie, si nous devenons ses disciples en nous nourrissant de sa parole, nous porterons alors des fruits. Et tout dans notre vie trouvera alors son sens, y compris nos souffrances, nos difficultés, nos épreuves. Le sens de notre vie n’est pas une espèce d’acceptation résignée, mais la certitude que le Christ traverse avec nous tout : car il est notre Espérance, notre Pâques définitive ! Celui-là même par qui nous sommes capables d’accomplir des merveilles.

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