Archives par mot-clé : Pierre

liturgie du jour et messes de la semaine

Aujourd’hui nous sommes le : 27/06/2022

datejjour liturgiqueférieCouleurLecturesSacr.
lun.27/06/2022 lundi, 13ème Semaine du Temps Ordinaire S. Cyrille d'Alexandrie, évêque et docteur de l'EgliseVert (Blanc fac.)https://www.aelf.org/2022-06-27/romain/messeP. Stanislas

Messes de la semaine à venir :

Dimanche, 26 juin

13e Dimanche du Temps Ordinaire

Messe à 10h30: Père Francis

 Lundi, 27 juin

St Cyrille d’Alexandrie

 Messe à 9h00: Père Stanislas

Mardi, 28 juin

St Irénée

Messe à 12h15: Père Pierre

Mercredi, 29 juin

St Pierre et St Paul, Apôtres

Messe à 12h15: Père Francis

Jeudi, 30 juin

Sts premiers martyrs de l’Eglise de Rome

Messe à 12h15: Père Stanislas

 Vendredi, 1 juillet

De la férie – Premier vendredi du mois

Messe à 12h15 : Père Stanislas

 Samedi, 2 juillet

De la férie

Messe anticipée à 18h30: Père Pierre

Dimanche, 3 juillet

14e Dimanche du Temps Ordinaire

Messe à 10h30: Père Pierre

Dimanche prochain :

datejjour liturgiqueférieCouleurLecturesSacr.
dim.03/07/2022 dimanche, 14ème Semaine du Temps OrdinaireLa messeVerthttps://www.aelf.org/2022-07-03/romain/messeP. Pierre (CB/JP)

Pour en savoir plus sur les couleurs liturgiques :
https://www.sjsc.fr/les-couleurs-liturgiques/

La liturgie d’aujourd’hui est :

  • Première lecture : « Ils écrasent la tête des faibles dans la poussière » (Am 2, 6-10.13-16)

    Lecture du livre du prophète Amos Ainsi parle le Seigneur : À cause de trois crimes d’Israël, et même de quatre, je l’ai décidé sans retour ! Ils vendent le juste pour de l’argent, le malheureux pour une paire de sandales.     Ils écrasent la tête des faibles dans la poussière, aux humbles ils ferment la route. Le fils et le père vont vers la même fille et profanent ainsi mon saint nom.     Auprès des autels, ils se couchent sur les vêtements qu’ils ont pris en gage. Dans la maison de leur Dieu, ils boivent le vin de ceux qu’ils ont frappés d’amende.     Moi, pourtant, j’avais détruit devant eux l’Amorite, dont la stature égalait celle des cèdres et la vigueur, celle des chênes ! Je l’avais anéanti de haut en bas, depuis les fruits jusqu’aux racines.     Moi, je vous avais fait monter du pays d’Égypte et je vous avais, pendant quarante ans, conduits à travers le désert, pour vous donner en héritage le pays de l’Amorite.     Eh bien, moi, maintenant, je vous écraserai sur place, comme un char plein de gerbes écrase tout sur son passage.     L’homme le plus rapide ne pourra pas fuir, le plus fort ne pourra pas montrer sa vigueur, même le héros ne sauvera pas sa vie.     L’archer ne tiendra pas, le coureur n’échappera pas, le cavalier ne sauvera pas sa vie.     Le plus brave s’enfuira tout nu, ce jour-là, – oracle du Seigneur.             – Parole du Seigneur.

  • Psaume (Ps 49 (50), 16bc-17, 18-19, 20-21ab, 21cd- 22, 23)

    Refrain psalmique : (Ps 49, 22a) Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu ! « Qu’as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à la bouche, toi qui n’aimes pas les reproches et rejettes loin de toi mes paroles ? « Si tu vois un voleur, tu fraternises, tu es chez toi parmi les adultères ; tu livres ta bouche au mal, ta langue trame des mensonges. « Tu t’assieds, tu diffames ton frère, tu flétris le fils de ta mère. Voilà ce que tu fais ; garderai-je le silence ? « Penses-tu que je suis comme toi ? Je mets cela sous tes yeux, et je t’accuse. Comprenez donc, vous qui oubliez Dieu : sinon je frappe, et pas de recours ! « Qui offre le sacrifice d’action de grâce, celui-là me rend gloire : sur le chemin qu’il aura pris, je lui ferai voir le salut de Dieu. »

  • Évangile : « Suis-moi » (Mt 8, 18-22)

    Acclamation : (cf. Ps 94, 8a.7d) Alléluia. Alléluia. Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur.Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu En ce temps-là,     Jésus, voyant une foule autour de lui, donna l’ordre de partir vers l’autre rive.     Un scribe s’approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. »     Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête. »     Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »     Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »             – Acclamons la Parole de Dieu.

Source : www.aelf.org

Aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés 

Lectures du jour :

V Dimanche de Pâques – Jn 13, 31-35

En recevant un cadeau, nous pensons déjà à la manière d’en remercier pour ne pas nous sentir dépréciés ou ingrats. Nous voulons récompenser. Le don crée un devoir de gratitude, c’est-à-dire de la réciprocité ! C’est bien sur ce mode d’agir que nous avons construit des normes de l’éducation civique. Autrement dit, nous avons canonisé la réciprocité au détriment d’une valeur profondément évangélique, à savoir la gratuité.

 

« Je vous donne un commandement nouveau – nous dit Jésus dans l’Évangile de ce dimanche, celui de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ».

 

Je me suis souvent demandé en quoi consiste la nouveauté de ce commandement que Jésus nous donne ? A-t-il la saveur de la réciprocité ou de la gratuité ?

Eh bien, la nouveauté de ce commandement ce n’est pas le commandement d’aimer. Jésus ne l’invente pas. Ce commandement d’amour existe bel et bien dans l’enseignement des rabbins de son temps. Mais ce qui est nouveau, c’est d’aimer comme lui. En d’autres mots, Jésus nous demande d’aimer d’une manière qui soit capable d’aller au-delà de la réciprocité. Ce qui n’est pas du tout facile, puisque nous avons habituellement tendance à aimer selon les critères de double comptabilité : nous aimons avec l’espoir d’être remboursés. Nous donnons avec l’intention plus ou moins manifeste de recevoir au moins autant. Et nous appelons cela la politesse ou le respect.

Oui, nous avons fait de la réciprocité une valeur culturelle, alors que ce n’est certainement pas la manière dont le Christ nous demande d’aimer. C’est vrai, Jésus nous dit : « aimez-vous les uns les autres », mais il ajoute « comme je vous ai aimés ».

Si Jésus n’avait pas ajouté ce « comme », nous aurions pu chercher chez l’autre le critère de l’amour : je t’aime, puisque tu m’aimes. L’amour devient alors une sorte de spirale de la compétition et de la comparaison. Oui, humainement parlant, l’amour a été réduit à cela.

 

Mais revenons à notre question. Le commandement nouveau que Jésus nous donne, a-t-il pour vous la saveur (le goût) de la réciprocité ou de la gratuité ?

Je sais que cela dérange, mais pour répondre à cette question, nous devons considérer l’Évangile dans son ensemble et voir comment il nous a, lui-même, aimés.

Eh bien, si nous regardons certaines images de l’Évangile, nous nous rendons compte que la façon d’aimer de Jésus est une gratuité par excellence. Je vous en donne trois exemples.

D’abord la parabole du semeur (Mt 13, 3-9). Nous la connaissons bien. D’ailleurs Jésus lui-même la commente longuement. Le semeur ne jette pas la semence uniquement là où il espère en tirer un gain. Il sème largement et généreusement dans toute sorte de terre.

Deuxième exemple la parabole des ouvriers de la dernière heure (Mt 20, 1-16).  Ceux qui sont venu travaillé dans l’après-midi,  ont reçus autant que ceux qui ont travaillé toute la journée. Quel scandale !

Et finalement, rappelons-nous le geste de Marie de Béthanie qui, dans la maison de Simon verse un parfum précieux sur la tête de Jésus (Mc 14, 39). Ce geste gratuit et total, Judas Iscariote ne le comprend pas et pleure l’argent qu’il aurait pu voler.

C’est vrai, en regardant ce geste avec des critères purement humains, c’était un peu fou d’agir ainsi. D’un point de vue utilitaire, cela représentait du gaspillage!

Et cependant, nous devenons véritablement chrétiens, des chrétiens adultes, lorsque nous apprenons à aimer comme Jésus. En d’autres termes, la réciprocité peut faire de nous de bons citoyens, mais elle ne fait certainement pas de nous de bons chrétiens.

Jésus nous invite à rompre avec cette logique pour ne pas imiter Judas Iscariote, le bon citoyen qui fait les calculs pour éviter le gaspillage, mais qui reste fondamentalement un voleur et un traître. En effet, bien souvent, ceux qui se font les défenseurs de l’égalité et de la réciprocité, cachent quelque chose et font tout pour que leur désordre n’apparaisse.

 

Et encore une petite chose.

« Je vous donne un commandement nouveau: c’est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ».

On peut se demande : tout cela n’est-il pas un peu trop beau? Nous savons par expérience que cela ne va pas de soi d’aimer notre entourage: il y a des gens avec qui « cela va tout seul » – comme on dit; il y en a d’autres avec qui c’est bien difficile, sans parler de ceux pour lesquels nous éprouvons une véritable allergie ! Ou pire encore, ceux qui ont agi envers nous d’une manière impardonnable.

Jésus n’ignore certainement pas tout cela quand il nous donne ce commandement, mais il ne confond pas amour et sensibilité. Rappelons-nous le contexte dans lequel ce commandement nouveau nous est donné. Cela se passe pendant son dernier repas avec ses disciples. Jésus commence par leur laver les pieds. Il lave les pieds de tous : de celui qui va rester debout au pied de sa croix (Jean), mais aussi de celui qui va le renier (Pierre), et de celui qui va le trahir (Judas).

Voyez-vous! Jésus aime. Tout court! Et la clé de cet amour est dans l’humble service accompli envers tous. Autrement dit, le plus important, ce n’est pas la qualité de nos discours ou de nos connaissances, pas non plus la beauté de nos cérémonies. Ce qui compte, c’est la qualité de notre service.

Père Stanislas

Autres homélies du Père Stanislas

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Pâques 2022 : un tombeau vide

Pâques 2022 – Jn 20 1-9

Comme vous le savez, les évangiles ne décrivent pas l’événement de la résurrection elle-même, car personne n’a vu la pierre rouler! Les disciples ont vu le tombeau vide, et donc la pierre déjà roulée! Par contre, les évangiles nous parlent des nombreuses rencontres avec le Christ ressuscité.

Mais ce qui est intéressant, c’est que le Christ ressuscité n’apparaît pas à ceux qui étaient en apparence – bons et honorables à cette époque, à savoir: Pilate, Hérode, les grands prêtres ou les scribes.

La toute première personne à qui le Ressuscité est apparu est une femme, Marie de Magdala. Selon les normes de l’époque, une personne à qui on ne pouvait pas faire confiance! Continuer la lecture de Pâques 2022 : un tombeau vide