Archives par mot-clé : Baptème

liturgie du jour et messes de la semaine

Aujourd’hui nous sommes le : 28/05/2022

datejjour liturgiqueférieCouleurLecturesSacr.
sam.28/05/2022 samedi, 6ème Semaine du Temps Pascalde la férieBlanchttps://www.aelf.org/2022-05-28/romain/messeP. Francis (GR/JLA)

Messes de la semaine à venir :

Dimanche, 22 mai

6e Dimanche de Pâques

Messe à 10h30: Père Pierre

Lundi, 23 mai

De la férie du Temps Pascal

Messe à 9h00: Père Stanislas

Mardi, 24 mai

De la férie du Temps Pascal

Messe à 12h15: Père Francis

Mercredi, 25 mai

Ste Marie-Madeleine de Pazzi

Messe à 12h15: Père Pierre

Messe anticipée de l’Ascension du Seigneur à 19h15 : Père Stanislas

Jeudi, 26 mai

Ascension du Seigneur

Messe à 10h30: Père Stanislas

Vendredi, 27 mai

St Augustin de Cantorbéry

Messe à 12h15 : Père Pierre

Samedi, 28 mai

De la férie du Temps Pascal

Messe dominicale anticipée à 18h30: Père Francis

Dimanche, 29 mai

7e Dimanche de Pâques

Messe à 10h30: Père Francis

Dimanche prochain :

datejjour liturgiqueférieCouleurLecturesSacr.
dim.29/05/2022 7ème Dimanche de PâquesLa messeBlanchttps://www.aelf.org/2022-05-29/romain/messeP. Francis (JP/JLA)

Pour en savoir plus sur les couleurs liturgiques :
https://www.sjsc.fr/les-couleurs-liturgiques/

La liturgie d’aujourd’hui est :

  • Première lecture : « Apollos démontrait par les Écritures que le Christ, c’est Jésus » (Ac 18, 23-28)

    Lecture du livre des Actes des Apôtres Après avoir passé quelque temps à Antioche, Paul partit. Il parcourut successivement le pays galate et la Phrygie, en affermissant tous les disciples. Or, un Juif nommé Apollos, originaire d’Alexandrie, venait d’arriver à Éphèse. C’était un homme éloquent, versé dans les Écritures. Il avait été instruit du Chemin du Seigneur ; dans la ferveur de l’Esprit, il parlait et enseignait avec précision ce qui concerne Jésus, mais, comme baptême, il ne connaissait que celui de Jean le Baptiste. Il se mit donc à parler avec assurance à la synagogue. Quand Priscille et Aquila l’entendirent, ils le prirent à part et lui exposèrent avec plus de précision le Chemin de Dieu. Comme Apollos voulait se rendre en Grèce, les frères l’y encouragèrent, et écrivirent aux disciples de lui faire bon accueil. Quand il fut arrivé, il rendit de grands services à ceux qui étaient devenus croyants par la grâce de Dieu. En effet, avec vigueur il réfutait publiquement les Juifs, en démontrant par les Écritures que le Christ, c’est Jésus. – Parole du Seigneur.

  • Psaume (46 (47), 2-3, 8-9, 10)

    Refrain psalmique : (46, 8a) Dieu est le roi de toute la terre. ou : Alléluia ! Tous les peuples, battez des mains, acclamez Dieu par vos cris de joie ! Car le Seigneur est le Très-Haut, le redoutable, le grand roi sur toute la terre. Car Dieu est le roi de la terre : que vos musiques l’annoncent ! Il règne, Dieu, sur les païens, Dieu est assis sur son trône sacré. Les chefs des peuples se sont rassemblés : c’est le peuple du Dieu d’Abraham. Les princes de la terre sont à Dieu qui s’élève au-dessus de tous.

  • Évangile : « Le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru » (Jn 16, 23b-28)

    Acclamation : (Jn 16, 28) Alléluia. Alléluia. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père.Alléluia. Évangile de Jésus Christ selon saint Jean En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Amen, amen, je vous le dis : ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom ; demandez, et vous recevrez : ainsi votre joie sera parfaite. En disant cela, je vous ai parlé en images. L’heure vient où je vous parlerai sans images, et vous annoncerai ouvertement ce qui concerne le Père. Ce jour-là, vous demanderez en mon nom ; or, je ne vous dis pas que moi, je prierai le Père pour vous, car le Père lui-même vous aime, parce que vous m’avez aimé et vous avez cru que c’est de Dieu que je suis sorti. Je suis sorti du Père, et je suis venu dans le monde ; maintenant, je quitte le monde, et je pars vers le Père. » – Acclamons la Parole de Dieu.

Source : www.aelf.org

Que faire pendant le Carême ?

VIII Dimanche – Lc 6, 39-45

Lectures de ce dimanche

Le 15 janvier 1662, il y a alors exactement quatre siècle, est né à Paris Jean-Baptiste Poquelin (1662-1673), passé à la postérité sous son nom de plume et de comédien: Molière. Cet artiste complet qui fit rire, mais aussi réfléchir, la France et la cour du « Roi Soleil », est toujours aujourd’hui l’un des plus grands, sinon le plus grand, des auteurs dramatiques de langue française, à tel point que son nom qualifie la langue qu’il savait si bien manier.

Parmi les pièces de Molière, « le Tartuffe » est certainement une des plus célèbres. Ce fut aussi l’une des plus controversées de son temps. Elle provoqua le scandale lorsqu’elle fut jouée pour la première fois le 12 mai 1664. À tel point que l’Église de France, par la voix de l’archevêque de Paris, Mgr Hardouin de Péréfix, la fit interdire. Motif ? La dénonciation de l’hypocrisie au sein de la société, y compris au sein de l’Eglise.

Mes frères et sœurs, la dénonciation des hypocrites que fait Molière dans sa pièce, est toujours d’actualité. L’hypocrisie étant le fait de l’homme pécheur. Jésus nous en parle dans l’Evangile de ce dimanche: « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère ».

Rappelez-vous l’affaire de Mgr Michel Aupetit. Il a été accueilli par le pape François à Rome, au début de ce mois, exactement le 3 février dernier. « Le pape François m’a renouvelé son soutien après ma démission et m’a répété qu’il m’estimait victime de l’hypocrisie et du cléricalisme – a-t-il affirmé au lendemain de cette rencontre.

Voyez-vous ! Les hommes d’aujourd’hui ne sont pas moins hypocrites que ceux d’hier ; ceux de l’époque de Jésus ou ceux de l’époque de Molière. Du coup, « le Tartuffe » n’a rien perdu de sa pertinence. Au contraire, cette pièce apparait comme nécessaire et indispensable dans le monde où nous sommes. Y compris à Paris.

 Chers frères et sœurs, Jésus nous met souvent en garde de nous conduire en hypocrites, c’est-à-dire « en esprits faux », qui prétendent aider leurs frères en dénonçant leur péché.  Il ne s’agit certes pas de renoncer à toute correction fraternelle, mais de fonder celle-ci sur un sérieux examen de conscience par rapport à ce que je porte en mon cœur comme intention, lorsque je veux aider mon frère à se débarrasser d’un penchant mauvais. Autrement dit, Jésus nous rappelle que l’unique motivation de toute parole de correction fraternelle doit être la charité qui vise le bien de l’autre et non le désir caché d’affermir sa supériorité ou peut-être même de faire oublier ses propres défauts en relevant ceux d’autrui. Saint Augustin aimait dire: « Si tu corriges, corrige par Amour. Aie au fond du cœur la racine de l’Amour: de cette racine, rien ne peut sortir de mauvais ».

C’est dans cette esprit que l’Eglise nous invitera, dans trois jours, le Mercredi des Cendres, à entrer dans le temps de Carême: 40 jours pour vivre davantage en chrétien sincèrement, simplement et sobrement.

On se demande souvent: « Que faire pendant le Carême » ? Le programme, nous le connaissons depuis toujours: prier, jeûner et partager. Mais chaque fois nous pouvons l’accomplir différemment. Pour cette année 2022, je voudrais vous présenter dix règles pour un bon Carême. Elles ont été publiées il y a 15 ans, en 2007, par le cardinal Godfried Danneels (1933-2019), archevêque de Malines-Bruxelles. Je les ai fait imprimées expressément dans la Feuille paroissiale pour qu’on puisse les lire ensemble. Regardez donc la toute première page de la FIP: « Dix conseils pour un bon Carême ».

  1.   Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie.
    1. Cherche dans l’Evangile de chaque dimanche de Carême (il y en a cinq), une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
    2. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre – un article de luxe – donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
    3. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.
    4. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.
    5. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains. Cela marche sans télécommande.
    6. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères: fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.
    7. « Par-donner » est le superlatif de donner.
    8. Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
    9. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

Je vous propose maintenant de prendre 3 minutes de silence pour en repérer, non seulement avec vos yeux, mais surtout avec votre cœur, intelligence et volonté, trois de ces règles (conseils) que vous voudriez mettre davantage en pratique pendant le Carême de cette année.

***

Conclusion: Les trois règles que vous avez choisies, ne signifient rien, si elles ne vous rapprochent pas de Dieu, des hommes et de vous-mêmes. Ou si elles vous rendent tristes. Le temps de Carême doit nous rendre plus légers, plus libres et plus joyeux dans notre marche à la suite du Christ. Il nous faudra fournir quelques efforts, certes, mais ce n’est pas grave, si nous vivons ces efforts avec l’application, dans la confiance, la persévérance et la joie.

Père Stanislas

Autres homélies du Père Stanislas

fip_27_fevrier_2022

Heureux qui met sa foi dans le Seigneur

Lectures de ce dimanche

Heureux !!! Ce mot rejoint l’attente et le désir profond de tout être humain. Nous portons tous en nous un rêve de bonheur, mais la vie n’est pas clémente, souvent, elle nous rattrape avec son lot d’imprévus qui mettent à mal nos projets, de souffrances et de maladies qui nous surprennent et parfois nous écrasent, de confrontations à la violence, à la fragilité de nos existences, à la séparation, à la mort. Il y a ces malheurs dont personne n’est vraiment responsable et ceux causés par les bêtises, l’indifférence ou les méchancetés des hommes eux-mêmes.

Nous connaissons tous des personnes auxquelles tout dans la vie semble sourire et qui ne sont pas heureuses pour autant et d’autres auxquelles la vie semble ne faire aucun cadeau et dont la joie te l’enthousiasme nous émerveillent.

Alors, qu’est-ce qui peut nous rendre heureux, malgré tout ? c’est sans doute d’abord de savoir nous réjouir des petits bonheurs quotidiens, des petites victoires de chaque jour.  C’est probablement, aussi de déplacer le curseur de ce qui est essentiel à ce qui ne l’est pas : c’est la qualité de certaines relations, le partage de l’amour et de l’amitié, la paix intérieure, personnelle et la paix collectivement, une certaine cohérence de notre vie, un minimum de sécurité ; c’est aussi la santé, un certain équilibre de vie.

Les textes bibliques de ce jour nous invitent à choisir le chemin du bonheur : « Béni soit l’homme dont le Seigneur est la confiance » ; « Heureux qui met sa foi dans le Seigneur » ; « Si le Christ n’est pas ressuscité, votre foi est sans valeur, mais NON ! le Christ est resuscité d’entre les morts ». Dans ce passage des béatitudes de l’évangile de Luc, à tous ces gens venus sans doute là en raison de toutes les guérisons qu’Il a opérées précédemment, Jésus indique le chemin du bonheur à travers quatre affirmations : « Heureux êtes-vous si vous me laissez entrer dans vos existences y compris dans vos pauvreté, dans vos faims , dans vos chagrins, y compris dans votre péché, je serai avec vous ». 

Pour nous, Chrétiens baptisés, ce qui nous rend heureux, n’est-ce pas aussi, de faire l’expérience personnelle qu’en Jésus, quoi qu’il nous advienne dans notre existence, au sein de nos vies chahutées, bousculées par le stress, les soucis, parfois même dévastées, hélas pour certains, par de graves épreuves, Dieu vient nous rejoindre et prendre place dans nos vies. Le bonheur est de savoir Jésus à nos côtés pour affronter toutes nos difficultés à la lumière de sa propre vie. Notre véritable bonheur est dans la confiance en l’amour fidèle de Dieu.

  Continuer la lecture de Heureux qui met sa foi dans le Seigneur