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22 octobre : Journée Missionnaire Mondiale

Du 15 au 22 octobre, la Semaine missionnaire mondiale appelle les catholiques à la prière et au partage et vise à raviver en eux la solidarité avec les églises locales de tous les continents afin de les soutenir dans leur mission d’évangélisation.

La Journée Missionnaire Mondiale aura lieu dimanche 22 octobre 2023 sur le thème : « Des cœurs brûlants, des pieds en marche » (cf. Lc 24, 13-35).  La quête du Dimanche de la mission clôt ce temps de prière.

Message du Pape pour la Journée missionnaire mondiale 2023

« Pour la Journée Mondiale des Missions de cette année, j’ai choisi un thème qui s’inspire du récit des disciples d’Emmaüs, dans l’Évangile de Luc (cf. 24, 13-35) : “Des cœurs brûlants, des pieds en marche ”. Ces deux disciples sont troublés et déçus, mais la rencontre avec le Christ dans la Parole et dans le Pain rompu a allumé en eux l’enthousiasme de se remettre en route pour Jérusalem et d’annoncer que le Seigneur est vraiment ressuscité. » Pape François, Rome, Saint-Jean de Latran, 6 janvier 2023, Solennité de l’Épiphanie du Seigneur, (extrait).

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Sans la religion, il n’y a pas d’espérance dans l’avenir

XXVII dimanche Mt 21, 33-43 

Cette parabole dite « des vignerons homicides » est terriblement actuelle si on l’applique à notre Europe et au monde chrétien en général. Dans ce cas, il faut dire que Jésus a été « jeté hors de la vigne » ; expulsé par une culture qui se proclame post-chrétienne, ou même anti-chrétienne.

En effet, les paroles des vignerons résonnent fort dans notre société sécularisée : « Voici l’héritier : allons-y ! Tuons-le, nous aurons l’héritage ». En d’autres mots, on ne veut plus entendre parler de racines chrétiennes de l’Europe. L’homme sécularisé veut être lui-même l’héritier, le patron. Continuer la lecture de Sans la religion, il n’y a pas d’espérance dans l’avenir

Une béatification sans précèdent !

Ce dimanche 10 septembre, un événement exceptionnel se déroulera à Markowa, le village du sud-est de la Pologne: la béatification de Josef et Viktoria Ulma, accompagnés de leurs sept enfants. Cette cérémonie honorera la mémoire de la famille exécutée le 24 mars 1944 pour avoir courageusement caché pendant un an et demi huit Juifs en leur offrant de la nourriture et de l’amitié, tout en étant conscients d’un risque immense.

Le père François-Marie Léthel, carme français et consultant du dicastère pour les Causes des saints, a écrit dans « L’Osservatore Romano » que l’assassinat des Ulma parle d’un martyre qui n’est pas seulement chrétien. « Il s’agit d’un martyre judéo-chrétien – constate le père Léthel, car des innocents ont été tués : la famille Ulma et huit juifs, dont Shaul Goldmann et ses quatre enfants, Lea Didner et sa fille Reshla, âgée de cinq ans, et Golda Grünfeld ».

Cette histoire est très émouvante. Lorsque les Allemands nazis sont arrivés dans la maison de la famille Ulma, ils ont commencé à tirer en direction du plafond où se trouvait le grenier, et le sang des victimes a commencé à couler du plafond. Exactement en dessous, se trouvait la table sur laquelle était posée – nous ne savons pas pourquoi – une photo de deux femmes juives, dont l’une portait l’étoile de David sur le bras. Une goutte de sang est tombée sur cette photo qui a été conservée jusqu’à ce jour comme une « relique » du martyre juif.

Cette béatification illustre la rencontre entre l’horreur de l’Holocauste et la lumière de l’Évangile, offrant une leçon d’humanité et de compassion dans des temps troublés. En effet, le mal de la guerre n’a pas réussi à éteindre la lumière. Justes parmi les nations pour l’État d’Israël (World Holocaust Remembrance Center a honorés la famille Ulma en tant que Justes parmi les Nations pour le sacrifice de leur vie), bienheureux pour l’Église catholique, les Ulma ont tous été reconnus comme martyrs, même le septième enfant encore dans le ventre de Viktoria. Comme l’explique le préfet du dicastère pour la Cause des saints, le cardinal Marcello Semeraro, « il s’agit d’un cas très singulier que nous pouvons appeler baptême de sang, en se référant à un épisode évangélique celui des Saints Innocents ».

Et encore une petite chose.

Dans la Bible familiale de ce foyer – toujours conservée – nous trouvons le mot « Samaritain » souligné en rouge et, à côté, une petite note disant « oui ». Oui, Josef et Viktoria Ulma ont dit « oui », et ils en ont assumé les conséquences jusqu’au bout.

Père Stanislas

Neuf nouveaux bienheureux de l’Eglise catholique : la famille Ulma, avec les parents Józef et Wiktoria, mais aussi Stanisława, 7 ans, Barbara, 6 ans, Władysław, 5 ans, Franciszek, 4 ans, Antoni, 2 ans, Maria, 1 an et demi ainsi que le septième enfant, encore dans le ventre de la mère, enceinte de 8 mois le jour de son assassinat.