Archives par mot-clé : pardon

La comptabilité du Bon Dieu !

La comptabilité du Bon Dieu !

XXIV dimanche – Mt 18, 21-35

« Seigneur, si mon frère me fait du tort, combien de fois dois-je lui pardonner ? » – demande Pierre à Jésus. Cette question représente certainement la voix de la conscience de Pierre; la voix de la conscience de chacun de nous ; la conscience de celui qui veut se sentir bien. Autrement dit, Pierre cherche une mesure pour se sentir juste. Il veut quantifier l’amour, comme s’il voulait dire : « Maintenant, c’est assez ! Basta ! J’ai fait tout ce que j’avais à faire ».

Et Jésus ? Continuer la lecture de La comptabilité du Bon Dieu !

Pâques 2022 : un tombeau vide

Pâques 2022 – Jn 20 1-9

Comme vous le savez, les évangiles ne décrivent pas l’événement de la résurrection elle-même, car personne n’a vu la pierre rouler! Les disciples ont vu le tombeau vide, et donc la pierre déjà roulée! Par contre, les évangiles nous parlent des nombreuses rencontres avec le Christ ressuscité.

Mais ce qui est intéressant, c’est que le Christ ressuscité n’apparaît pas à ceux qui étaient en apparence – bons et honorables à cette époque, à savoir: Pilate, Hérode, les grands prêtres ou les scribes.

La toute première personne à qui le Ressuscité est apparu est une femme, Marie de Magdala. Selon les normes de l’époque, une personne à qui on ne pouvait pas faire confiance! Continuer la lecture de Pâques 2022 : un tombeau vide

Va, et désormais ne pèche plus

« « Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur ». »

Lectures du jour :

5e dimanche de Carême – Jn 8, 1-11

L’épisode de la femme adultère a marqué les consciences depuis plus de deux mille ans. Selon la loi juive, cette femme devait être punie. Or, au lieu de cela, Jésus va proposer une autre voie, celle de la miséricorde.

Il ne veut pas dire par là que l’adultère n’est pas un péché ou qu’il ne s’agit pas de quelque chose de grave. Ce n’est pas du laxisme! En effet, il dit bien à la femme « ne pèche plus ». Tout n’est pas permis. Le péché reste condamné. Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur. Voilà pourquoi Jésus condamne le péché, et sauve la pécheresse. Continuer la lecture de Va, et désormais ne pèche plus

L’amour des ennemis

7ème Dimanche Temps Ordinaire C

« Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. »

Lectures de ce dimanche

En écoutant l’Évangile de ce dimanche, Beaucoup peuvent se dire que c’est le monde à l’envers ; il accumule des situations impossibles à gérer au premier abord : aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, prier pour ceux qui nous calomnient, présenter l’autre joue à celui qui a frappé la première. Nous vivons dans un monde où beaucoup ne pensent qu’à se faire justice.

Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il a été harcelé et persécuté tout au long de son ministère ; il a été rejeté, humilié et condamné à mourir sur une croix. Mais jamais le Christ n’a prononcé une parole de malédiction. Son amour est allé jusqu’au pardon et au don de sa vie. Continuer la lecture de L’amour des ennemis

Père, glorifie ton Fils

« Connaître quelqu’un, c’est avoir avec lui une relation d’amour et de fidélité. La vie éternelle, c’est de vivre dès aujourd’hui des expériences fortes de fraternité, de communion, de pardon. »

Lectures : Septième dimanche de Pâques

« Voyez comme ils s’aiment »
Les paroles que Saint Jean met sur les lèvres de Jésus, la veille de sa mort, sont des paroles graves, comme un adieu, une dernière recommandation, un testament en somme. On peut être dérouté par trois phrases prononcées par Jésus :
Dérouté par ce qu’il dit du monde.
Dérouté par ce qu’il dit de la gloire.
Dérouté par ce qu’il dit de la vie éternelle.
Ce qu’il dit du monde : « ce n’est pas pour le monde que je prie ». Comment cela ? Et nous qui n’en finissons pas de prier pour le monde chaque jour, pour qu’il n’y ait plus de guerres, moins de famine, pour qu’il y ait plus d’amour, de partage, de pardon, pour les victimes de l’épidémie… et voici que Jésus, lui, ne prierait pas pour le monde ? Savez-vous que Saint Jean, dans son évangile, emploie le mot monde en deux sens différents ? Tantôt, c’est notre humanité telle qu’elle est, magnifique et dramatique. Bien sûr que Jésus prie pour elle, bien sûr que Jésus aime ce monde. Il est venu dans ce monde non pour le juger ou le condamner, mais pour le sauver. Il a donné sa vie pour sauver ce monde de la désespérance. Tantôt l’apôtre Jean emploie le mot monde pour désigner l’ensemble des forces du mal qui pervertissent le monde et ruinent les relations humaines. C’est « l’esprit du monde » dont il faut bien se garder. C’est l’esprit de domination, la course effrénée à l’argent, la haine de l’étranger. On comprend mieux la parole de Jésus : «je vous envoie dans le monde, le Royaume est là, mais méfiez-vous du monde, de l’esprit du monde ».
Continuons la lecture. Il y a de quoi être dérouté aussi par ce que Jésus dit de la gloire : « Père, l’heure est venue maintenant, glorifie ton Fils afin que ton Fils Te glorifie ». La gloire, qu’est-ce que ce mot évoque pour nous ? Couronne, podium, diplôme, coupe, succès éclatant. Jésus parle de recevoir la gloire, alors qu’il est sur le point d’être arrêté. Il est trahi par l’un des siens, ses amis vont le quitter. Pas glorieux, tout cela ! Mais savez-vous que dans la langue de Jésus, le mot « gloire » signifie : ce qui fait du poids. Eh bien ! Une vie donnée, ça fait le poids, une vie offerte par amour, ça fait le poids. Chacun de nous peut s’interroger : A quoi est-ce que j’attache le plus d’importance dans ma vie ? Ce qui fait du poids aux yeux de Dieu dans nos vies s’appelle service, don de soi, partage, pardon. Cherchez bien, heureusement, nous vivons des journées qui ont du poids.
Enfin, étonnons-nous de ce que Jésus dit de la vie éternelle. Souvent on reporte la vie éternelle après la mort. Or voilà ce que nous dit Jésus : « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi le seul vrai Dieu et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». Connaître, dans la langue de Jésus, ce n’est pas seulement savoir des choses sur quelqu’un. Connaître quelqu’un, c’est avoir avec lui une relation d’amour et de fidélité. La vie éternelle, c’est de vivre dès aujourd’hui des expériences fortes de fraternité, de communion, de pardon.
Tenez, vous savez ce qu’est un appartement témoin. Lorsque l’on construit un immeuble d’habitation, c’est souvent que l’on achève et décore un appartement témoin qui permet de deviner ce que sera l’im-meuble achevé. Eh bien ! La vocation des chrétiens, c’est de réaliser tout de suite des appartements témoins qui permettront de deviner ce que sera le Royaume de Dieu, quand il sera achevé, ce que sera la vie éternelle.
« C’est à l’amour qu’on vous reconnaîtra comme mes disciples ».
par Louis DURET

Pères Christophe, Francis, Pierre et Rodrigue

Vous pouvez voir la messe en direct sur le canal Youtube

 

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

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Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

« Avec Jésus, nous sommes sur le bon chemin pour parvenir à la vraie vie que Dieu veut partager avec nous. Confinés, prêts à jouer le jeu du déconfinement progressif, nous offrons notre vie au Seigneur pour qu’il vienne la remplir de son Amour.. »

Lectures : Cinquième dimanche de Pâques

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus se présente comme étant ce chemin qui mène l’homme au vrai bonheur, vers son Père. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». En quelque sorte, l’Evangile, c’est pour nous, chrétiens, la carte routière, notre GPS, que Jésus nous offre, pour Le suivre et pour nous aider à découvrir Dieu comme un Père qui nous aime et qui nous accueille. Toutes ses paroles, ses commandements, sa manière d’accueillir les pauvres, de pardonner aux pécheurs ou de secourir ceux qui souffrent, voilà la route à suivre pour parvenir au vrai Dieu, notre Père. Croire en Jésus, ce n’est pas simplement croire à tout ce qu’il a dit et fait il y a deux mille ans, c’est croire qu’il est ressuscité, toujours vivant avec nous et qu’il est toujours capable de faire encore maintenant ce qu’il a fait jadis: pardonner, redonner confiance, accueillir les malades… Encore maintenant il est capable de nous faire renaître à l’espérance et à la confiance dans l’avenir… Continuer la lecture de Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

Homélie Père Rodrigue Chabi-12/06/2016

Lectures : 11ième dimanche TO : 2S12,7-10.13/Ga2,16.19-21/Lc7,36-8,3

Dans ses larmes brillaient l’amour et le pardon

La parole de Dieu de ce dimanche nous place au cœur d’un attribut divin : La miséricorde divine. Autant l’homme se manifeste comme pécheur, autant le Seigneur se révèle comme pardon et miséricorde. Jésus est le Fils de Dieu qui pardonne ; il est le visage même de la miséricorde du Père. Continuer la lecture de Homélie Père Rodrigue Chabi-12/06/2016

RAMEAUX-Homélie Père Rodrigue Chabi-20/03/2016

Lectures : Dimanche des rameaux : Lc19,28-40/Is50,4-7/Ph2,6-11/Lc22,14-23,56

« Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur »

 »Acclamons l’humble serviteur

qui a accepté la croix et la mort pour que la vie soit victorieuse »

La liturgie du dimanche des Rameaux, en introduction à la Semaine Sainte, est particulièrement faite de deux textes visiblement discordants : l’Entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et le récit de sa douloureuse passion. Les rameaux, que chacun de nous porte au cours de cette célébration, sont d’abord un signe qui rappelle l’enthousiasme des habitants de Jérusalem qui accompagnaient Jésus. Toute l’année, ils seront pour nous aussi le signe d’un rappel ; ils nous rappelleront qu’acclamer le Seigneur, c’est acclamer celui qui a accepté la croix et la mort pour que la vie soit victorieuse. Cette façon de brandir les rameaux en exultant de joie nous permet de comprendre que notre célébration des Rameaux ne rejoue pas l’histoire de notre salut à la manière d’un mime ; elle en fait mémoire en unissant son règne et sa passion. Continuer la lecture de RAMEAUX-Homélie Père Rodrigue Chabi-20/03/2016

Homélie Père Rodrigue Chabi-13/03/2016

Lectures : 5ieme dimanche de Carême :Is43,16-21/Ph3,8-14/Je8,1-11

« Femme, où sont-ils donc ?

Personne ne t’a condamnée ? »

Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit :

« Moi non plus, je ne te condamne pas.

Va, et désormais ne pèche plus. »

Venus en accusateur, les scribes et les pharisiens repartent la tête basse, silencieux d’avoir été pris à leur propre piège. Au terme de l’épreuve, Jésus en est sorti vainqueur et miséricordieux envers tous. Seuls restent celle dont le péché est rendu public et celui qui n’a pas péché. Deux sont donc restés, la misérable et le miséricordieux ; « misera et misericordia » disait St Augustin ; celle qui souffre et celui dont le coeur est compatissant à la souffrance. Continuer la lecture de Homélie Père Rodrigue Chabi-13/03/2016