Le 21 janvier dernier, le pape François a proposé à l’Eglise universelle de mettre l’année 2024 sous le signe de la prière, et ceci pour nous préparer à la prochaine Année Sainte : le Jubilé de l’an 2025. Ce type de Jubilé où les chrétiens sont invités à se rendre à Rome pour raviver leur foi est organisé quatre fois par siècle, et ceci depuis XIV siècle. En effet, le tout premier jubilé fut décrété en 1300 par le pape Boniface VIII.Continuer la lecture de Jésus, homme et maître de la prière→
Article publié sur le site du figaro le 1er janvier 2024
«C’est pas le Ritz mais c’est déjà ça» : le réveillon de la Saint-Sylvestre avec Hiver solidaire qui vient en aide aux sans-abri
Ségolène Le Stradic
REPORTAGE – Avec Hiver solidaire, la paroisse Saint-Jacques Saint-Christophe de la Villette accueille depuis 16 ans des personnes sans domicile pour qu’elles passent la nuit au chaud, de décembre à mars. Pour fêter le passage à la nouvelle année, anciens et nouveaux accueillis se sont rassemblés autour d’un bon repas.
texte de la conférence donnée par le Père Stanislas dans le cadre des rencontres du Jeudi.
Vouloir ce que Dieu veut
Père Stanislas Stawicki
D’où vient le titre ?
De la prière finale de l’office des vêpres (à la veille) du XXIX dimanche du Temps Ordinaire. La voici : « Père éternel et tout-puissant, fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d’un cœur sans partage ».
La formule est provocante. Pourtant, toute la tradition spirituelle témoigne du bonheur fécond et de la liberté accrue qu’il y a à chercher et à faire la volonté de Dieu. Je vous donne un exemple. Il vient de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
« Ici-bas, rien ne peut nous satisfaire, on ne peut goûter un peu de repos qu’en étant prête à faire la volonté du Bon Dieu » – écrit Thérèse. Et elle conclue malicieusement : « J’ai toujours fait la volonté de Dieu sur la terre ; il fera la mienne au ciel » (Thérèse de l’Enfant Jésus, lettre du 25 novembre 1887).Continuer la lecture de Vouloir ce que Dieu veut→
Quand le pape Jean Paul II a ajouté il y a 20 ans (en 2002) sur la liste des mystères du Rosaire « les mystères lumineux », la Transfiguration que nous célébrons en ce dimanche, y a trouvé une place d’honneur. Oui, la Transfiguration du Seigneur est un mystère lumineux. Mais, en quoi précisément ce mystère veut illuminer notre vie chrétienne quotidienne? Continuer la lecture de Transfiguration du Seigneur→
Les trois paraboles que Jésus nous propose dans l’Evangile de ce dimanche, sont les plus brèves de toutes les paraboles évangéliques. Elles nous disent en quelques lignes la manière dont nous sommes invités à nous approprier le Royaume des Cieux.
Or, on ne s’approprie délibérément que ce qu’on désire ardemment ! Eh bien, pour susciter en nous ce désir, Jésus nous parle d’abord d’un « trésor ».
Homélie du 22 janvier 2023 – Père Stanislas Stawicki
III Dimanche – Mt 4, 12-23
Dans une culture ambiante qui valorise le circonstanciel et ignore la vertu de répétition, le temps dit « ordinaire », constitue un grand défi. Voilà pourquoi nous concevons parfois le temps ordinaire en négatif. « Ordinaire » devient alors synonyme de quelconque, banal, fade, plat. Or, Simon et André, Jacques et Jean dont nous parle l’Evangile de ce dimanche, ont été appelés dans l’ordinaire de leur vie et non pas le jour du shabbat, au cours d’une célébration religieuse ou pendant les exercices spirituels. Ils accomplissaient leurs tâches quotidiennes. Ils étaient pêcheurs. C’est ainsi qu’ils gagnaient leur vie.
On dit que le fondement de l’Avent réside dans le mot « attendre ». Et plus précisément : « attendre » et « être attendu ».
Décédé il y a quelques jours, exactement 25 novembre dernier, Christian Bobin, un écrivain et poète singulier, confiait dans un de ses livres (je le cite): « Je suis attendu. Je ne sais pas où, je ne sais pas par quoi ou par qui, mais je suis certain d’être attendu » !
Oui, l’homme, dans sa vie, est en attente constante. Cependant, il y a différentes manières d’attendre. Si le temps n’est pas rempli d’une présence dotée de sens, l’attente risque de devenir insupportable. Quand au contraire le temps est doté de sens, et qu’en chaque instant nous percevons quelque chose de valable, alors la joie de l’attente rend le présent plus précieux.
« L’Esprit ne vient pas dans notre force, mais dans notre faiblesse, lorsque nous sommes capables de dire : Viens Esprit Saint. »
Pentecôte – Jean 15,26-16,12-15
Je ne sais pas si vous vous êtes déjà rendu compte qu’aucun récit évangélique ne parle directement de la Pentecôte chrétienne. Seul saint Luc, comme pour la fête de l’Ascension, dans le livre des Actes des Apôtres, nous raconte ce qui s’est passé ce jour là. D’après son récit, il a fallu 50 jours pour que les disciples de Jésus comprennent la signification de la Pâques et se laissent libérer de toutes sortes d’enfermements. Notez le bien: il a fallu 50 jours d’une thérapie très intense donnée par Jésus lui-même pour libérer ses disciples de la peur! Continuer la lecture de Pentecôte : tous furent remplis d’Esprit Saint→
En recevant un cadeau, nous pensons déjà à la manière d’en remercier pour ne pas nous sentir dépréciés ou ingrats. Nous voulons récompenser. Le don crée un devoir de gratitude, c’est-à-dire de la réciprocité ! C’est bien sur ce mode d’agir que nous avons construit des normes de l’éducation civique. Autrement dit, nous avons canonisé la réciprocité au détriment d’une valeur profondément évangélique, à savoir la gratuité.
« Je vous donne un commandement nouveau – nous dit Jésus dans l’Évangile de ce dimanche, celui de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ».
Je me suis souvent demandé en quoi consiste la nouveauté de ce commandement que Jésus nous donne ? A-t-il la saveur de la réciprocité ou de la gratuité ?
Eh bien, la nouveauté de ce commandement ce n’est pas le commandement d’aimer. Jésus ne l’invente pas. Ce commandement d’amour existe bel et bien dans l’enseignement des rabbins de son temps. Mais ce qui est nouveau, c’est d’aimer comme lui. En d’autres mots, Jésus nous demande d’aimer d’une manière qui soit capable d’aller au-delà de la réciprocité. Ce qui n’est pas du tout facile, puisque nous avons habituellement tendance à aimer selon les critères de double comptabilité : nous aimons avec l’espoir d’être remboursés. Nous donnons avec l’intention plus ou moins manifeste de recevoir au moins autant. Et nous appelons cela la politesse ou le respect.
Oui, nous avons fait de la réciprocité une valeur culturelle, alors que ce n’est certainement pas la manière dont le Christ nous demande d’aimer. C’est vrai, Jésus nous dit : « aimez-vous les uns les autres », mais il ajoute « comme je vous ai aimés ».
Si Jésus n’avait pas ajouté ce « comme », nous aurions pu chercher chez l’autre le critère de l’amour : je t’aime, puisque tu m’aimes. L’amour devient alors une sorte de spirale de la compétition et de la comparaison. Oui, humainement parlant, l’amour a été réduit à cela.
Mais revenons à notre question. Le commandement nouveau que Jésus nous donne, a-t-il pour vous la saveur (le goût) de la réciprocité ou de la gratuité ?
Je sais que cela dérange, mais pour répondre à cette question, nous devons considérer l’Évangile dans son ensemble et voir comment il nous a, lui-même, aimés.
Eh bien, si nous regardons certaines images de l’Évangile, nous nous rendons compte que la façon d’aimer de Jésus est une gratuité par excellence. Je vous en donne trois exemples.
D’abord la parabole du semeur (Mt 13, 3-9). Nous la connaissons bien. D’ailleurs Jésus lui-même la commente longuement. Le semeur ne jette pas la semence uniquement là où il espère en tirer un gain. Il sème largement et généreusement dans toute sorte de terre.
Deuxième exemple la parabole des ouvriers de la dernière heure (Mt 20, 1-16). Ceux qui sont venu travaillé dans l’après-midi, ont reçus autant que ceux qui ont travaillé toute la journée. Quel scandale !
Et finalement, rappelons-nous le geste de Marie de Béthanie qui, dans la maison de Simon verse un parfum précieux sur la tête de Jésus (Mc 14, 39). Ce geste gratuit et total, Judas Iscariote ne le comprend pas et pleure l’argent qu’il aurait pu voler.
C’est vrai, en regardant ce geste avec des critères purement humains, c’était un peu fou d’agir ainsi. D’un point de vue utilitaire, cela représentait du gaspillage!
Et cependant, nous devenons véritablement chrétiens, des chrétiens adultes, lorsque nous apprenons à aimer comme Jésus. En d’autres termes, la réciprocité peut faire de nous de bons citoyens, mais elle ne fait certainement pas de nous de bons chrétiens.
Jésus nous invite à rompre avec cette logique pour ne pas imiter Judas Iscariote, le bon citoyen qui fait les calculs pour éviter le gaspillage, mais qui reste fondamentalement un voleur et un traître. En effet, bien souvent, ceux qui se font les défenseurs de l’égalité et de la réciprocité, cachent quelque chose et font tout pour que leur désordre n’apparaisse.
Et encore une petite chose.
« Je vous donne un commandement nouveau: c’est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ».
On peut se demande : tout cela n’est-il pas un peu trop beau? Nous savons par expérience que cela ne va pas de soi d’aimer notre entourage: il y a des gens avec qui « cela va tout seul » – comme on dit; il y en a d’autres avec qui c’est bien difficile, sans parler de ceux pour lesquels nous éprouvons une véritable allergie ! Ou pire encore, ceux qui ont agi envers nous d’une manière impardonnable.
Jésus n’ignore certainement pas tout cela quand il nous donne ce commandement, mais il ne confond pas amour et sensibilité. Rappelons-nous le contexte dans lequel ce commandement nouveau nous est donné. Cela se passe pendant son dernier repas avec ses disciples. Jésus commence par leur laver les pieds. Il lave les pieds de tous : de celui qui va rester debout au pied de sa croix (Jean), mais aussi de celui qui va le renier (Pierre), et de celui qui va le trahir (Judas).
Voyez-vous! Jésus aime. Tout court! Et la clé de cet amour est dans l’humble service accompli envers tous. Autrement dit, le plus important, ce n’est pas la qualité de nos discours ou de nos connaissances, pas non plus la beauté de nos cérémonies. Ce qui compte, c’est la qualité de notre service.
L’épisode de la femme adultère a marqué les consciences depuis plus de deux mille ans. Selon la loi juive, cette femme devait être punie. Or, au lieu de cela, Jésus va proposer une autre voie, celle de la miséricorde.
Il ne veut pas dire par là que l’adultère n’est pas un péché ou qu’il ne s’agit pas de quelque chose de grave. Ce n’est pas du laxisme! En effet, il dit bien à la femme « ne pèche plus ». Tout n’est pas permis. Le péché reste condamné. Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur. Voilà pourquoi Jésus condamne le péché, et sauve la pécheresse. Continuer la lecture de Va, et désormais ne pèche plus→
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