Article publié sur le site du figaro le 1er janvier 2024
«C’est pas le Ritz mais c’est déjà ça» : le réveillon de la Saint-Sylvestre avec Hiver solidaire qui vient en aide aux sans-abri
Ségolène Le Stradic
REPORTAGE – Avec Hiver solidaire, la paroisse Saint-Jacques Saint-Christophe de la Villette accueille depuis 16 ans des personnes sans domicile pour qu’elles passent la nuit au chaud, de décembre à mars. Pour fêter le passage à la nouvelle année, anciens et nouveaux accueillis se sont rassemblés autour d’un bon repas.
texte de la conférence donnée par le Père Stanislas dans le cadre des rencontres du Jeudi.
Vouloir ce que Dieu veut
Père Stanislas Stawicki
D’où vient le titre ?
De la prière finale de l’office des vêpres (à la veille) du XXIX dimanche du Temps Ordinaire. La voici : « Père éternel et tout-puissant, fais-nous toujours vouloir ce que tu veux et servir ta gloire d’un cœur sans partage ».
La formule est provocante. Pourtant, toute la tradition spirituelle témoigne du bonheur fécond et de la liberté accrue qu’il y a à chercher et à faire la volonté de Dieu. Je vous donne un exemple. Il vient de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.
« Ici-bas, rien ne peut nous satisfaire, on ne peut goûter un peu de repos qu’en étant prête à faire la volonté du Bon Dieu » – écrit Thérèse. Et elle conclue malicieusement : « J’ai toujours fait la volonté de Dieu sur la terre ; il fera la mienne au ciel » (Thérèse de l’Enfant Jésus, lettre du 25 novembre 1887).Continuer la lecture de Vouloir ce que Dieu veut→
Conférence de Carême par le Père Stanislas Stawicki
Thème de ce cycle de conférences : « Avec le Pape Benoît XVI à l’école des saints français »
Texte de la conférence :
Le rôle des saints dans la vie chrétienne
selon le pape Benoît XVI
Introduction
Bienvenue pour cette deuxième édition des « Conférences de Carême » à Saint Jacques – Saint Christophe de la Villette. Permettez-moi d’abord de dire un petit mot au sujet de cette initiative. Historiquement parlant, cette initiative, typiquement française, vient d’un laïc, professeur de la Sorbonne, le bienheureux Fréderic Ozanam (1813-1853) que vous pouvez saluer dans la crypte del’église Saint Joseph des Carmes, à l’Institut Catholique de Paris. C’est bien là que vous trouverez sa tombe. En 1835, il suggéra à Mgr de Quélen, archevêque de Paris, d’organiser pendant les cinq dimanches de Carême, durant l’office des Vêpres, les enseignement pour raviver la foi et rallumer la charité parmi les catholiques.C’est ainsi que sont nées « Les Conférences de Notre-Dame ». Le tout premier conférencier fut le Père Henri-Dominique Lacordaire, dominicain et grand prédicateur français. Continuer la lecture de Le rôle des saints dans la vie chrétienne selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême→
En écoutant l’Évangile de ce dimanche, Beaucoup peuvent se dire que c’est le monde à l’envers ; il accumule des situations impossibles à gérer au premier abord : aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, prier pour ceux qui nous calomnient, présenter l’autre joue à celui qui a frappé la première. Nous vivons dans un monde où beaucoup ne pensent qu’à se faire justice.
Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il a été harcelé et persécuté tout au long de son ministère ; il a été rejeté, humilié et condamné à mourir sur une croix. Mais jamais le Christ n’a prononcé une parole de malédiction. Son amour est allé jusqu’au pardon et au don de sa vie. Continuer la lecture de L’amour des ennemis→
C’est bien paradoxal, mais précisément, c’est dans le contextefamilialqu’il nous est le plus difficile d’exprimer ce que nous pensons; de partager ce que nous ressentons ou tout simplement d’exprimer une opinion sur ce que nous voyons. Autrement dit, là où nous attendons d’être reconnus, nous sommes souvent dévalorisés.
La proximité et la quotidienneté vécues ensemble créent paradoxalement un voile sur l’identité de l’autre. Nous lui apposons des étiquettes. Nous présumons que nous savons déjà tout sur lui. Et nous ne lui donnons plus la chance de nous surprendre.Continuer la lecture de L’art de se remettre en question→
Permettez-moi de m’arrêter ce dimanche avec vous et pour vous sur la question poser par un homme anonyme de l’Evangile de ce dimanche: « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? ». Pour scruter (analyser) cette question, je m’arrête sur trois points.
Premièrement, l’Évangéliste Marc nous dit que cette question a été posée à Jésus par une personne anonyme. En effet, « Un homme accourut vers Jésus » – nous dit Marc. La désignation est particulièrement vague! Cet homme n’a pas de nom, comme s’il n’avait pas d’identité; comme s’il ne savait pas vraiment qui il veut être. Mais, il semble que l’Évangéliste le fait expressément, pour que nous puissions tous, nous retrouver dans l’anonymat de ce personnage.
Deuxièmement, l’homme qui accourt vers Jésus, commence sa question en le qualifiant de « bon »: Bon Maître – dit-il. « Beauté sans bonté est une lumière sans clarté » – dit le proverbe. Et Platon de compléter: « La simplicité véritable allie la bonté à la beauté ». Ce qui n’est pas si simple pour nous les hommes! Voilà pourquoi Jésus lui répond: « Personne n’est bon, sinon Dieu seul ».
Oui! Dieu seul est bon, et cela suffit! Apprenons, nous aussi, à répéter ces mots simples lorsque dans notre vie ou dans la vie de l’Église – comme en ces jours en France avec l’effrayant rapport Sauvé – nous nous trouvons terrifiés, accablés et abattus. Dieu seul est bon! Dieu seul est juste! Dieu seul est saint!
Troisièmement, Jésus ne refuse pas nos questions. On peut même dire qu’il nous fait marcher au rythme de nos questions. Mais, l’Evangile nous apprend que toutes les questions ne sont pas bonnes et fructueuses. Il y a, en effet, des mauvaises questions comme par exemple les questions pièges ou les questions pour se faire valoir. Ces questions-là ne nous font pas grandir en chrétien!
Il y a aussi des questions qui surgissent spontanément de l’homme. Elles sont souvent des questions de surface: elles concernent le « quoi ». Tandis que les vrais questions sont d’un autre niveau: ce sont celles qui concernent le « pourquoi » ou le « pourquoi pas ».
Eh bien, la question posée par l’homme anonyme de l’évangile de ce dimanche, appartient plutôt à ces questions dites « spontanées » et « émotionnelles » qui concernent le « quoi ». On sent d’ailleurs de l’inquiétude chez cet homme respectueux des commandements et de la Loi. Il a passé sa vie à faire ce que les autres lui ont suggéré ou appris. Il a essayé d’imiter les gens honnêtes, ceux qui respectent la Loi de Dieu. Pourtant, malgré ses efforts de volonté, malgré ses sacrifices, il n’est pas parvenu à être heureux, il n’a pas trouvé la vie éternelle, c’est-à-dire la vie pleine. Alors il cherche! Il pose une question dans laquelle trois verbes se suivent: devoir, faire et avoir: « Que dois-je/faire/pour avoir en héritage la vie éternelle »?
Il semble que l’essentiel de sa vie s’exprime à travers ces trois mots: une Loi, c’est-à-dire un ensemble de devoirs, une conduite à accomplir (faire), moyennant quoi, il aura le bien le plus précieux, la vie éternelle.
Est-ce faux? Apparemment non! Et pourtant, d’après Jésus cette démarche demeure encore extérieure! C’est une démarche de surface! C’est comme si cet homme disait: « Indique-moi ce que je dois faire, et je tâcherai de le faire le mieux possible ». Eh bien, Jésus déplace l’accent de sa démarche. Il l’emmène sur le terrain de l’amour plutôt que sur celui de la Loi. Au lieu de donner à son interlocuteur une règle de plus; un commandement de plus, il lui propose une amitié; une relation: « Viens, et suis-moi ».
Voyez-vous! Il se peut que le désastre dont nous avons pris conscience grâce au rapport Sauvé n’est pas seulement la conséquence de la « perversité de l’homme en soutane », mais avant tout la conséquence du manque d’une authentique et profonde relation avec le Maître qui pourtant, depuis deux mille ans, enseigne très explicitement: « Il est inévitable que surviennent des scandales, mais malheureux celui par qui cela arrive » (Lc 17, 1).
Le mot français scandale vient du grec skandalon, et signifie obstacle pour faire tomber quelqu’un. Oui, l’homme peut être un scandale pour l’homme lorsqu’il cherche à l’entraîner loin de sa foi; loin de Dieu. Un comportement que Jésus condamne avec sévérité: « Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà » (Lc 17, 2).
Dans ce contexte, une question surgit en moi: Face aux abus sexuels commis dans l’Église catholique en France, ne devrions-nous pas parler avant tout de la trahison de l’Évangile? Oui, le baptisé doit toujours revenir à l’évangile, c’est-à-dire à la personne de Jésus-Christ.
Prions en ce dimanche non seulement pour les victimes des abus sexuels, mais aussi pour tous les chrétiens, et en particulier pour nos catéchumènes qui commencent ce dimanche leur parcours annuel, pour qu’ils puissent approfondir leur relation avec Jésus, et ainsi approfondir leur foi et se rapprocher de Dieu.
« Les soins que le vigneron prodigue aux sarments qui portent du fruit évoquent toute l’attention que Dieu le Père porte à celles et ceux qui le cherchent en leur permettant de se débarrasser de ce qui est inutile pour être en pleine communion avec Lui.«
Bien aimés de Dieu, dimanche dernier, nous avons méditer sur des paroles de Jésus qui font allusion à des allégories et à des métaphores. Aujourd’hui encore c’est pareil, Jésus se désigne lui-même comme la vraie Vigne ; ensuite Il nous dit que Dieu est le Vigneron et enfin Il nous révèle notre identité par rapport à lui et par rapport à Dieu ; Il nous dit que nous sommes les Sarments. Je ne suis pas un connaisseur dans le domaine des vignes, mais je sais qu’une vigne demande beaucoup de soins. Jésus, en parlant à ses disciples, nous dit « Moi, je suis la vraie vigne ».Je ne sais pas si vous avez eu la curiosité de voir cela dans la Bible mais nous sommes ici, dans ce passage, après le geste du lavement des pieds. Autrement dit, c’est le dernier entretien de Jésus avec ses disciples avant sa passion.
« L’Avent » est un mot latin dérivé d’« adventus » qui désigne non seulement la 1ère période de l’année liturgique, mais aussi l’événement qu’elle célèbre : l’avènement du Seigneur, passé et à venir. Oui, nous proclamons avec assurance que le Christ, notre Seigneur, est déjà venu, en prenant la condition des hommes », et qu’il viendra de nouveau revêtu de sa gloire » (préface de l’Avent). Toutefois au seuil de l’Avent, nous affirmons qu’aujourd’hui. Le Seigneur désire toujours venir dans notre histoire pour établir sa demeure en chacun. Ces paroles sont réconfortantes et pleines d’avenir, inspirant ainsi la joie dans le cœur de chacun. Aussi nous sommes invités à faire nôtre l’invocation du psalmiste : Continuer la lecture de Veillez pour être prêts→
Bien aimés de Dieu, Avec l’histoire du Pauvre Lazare, nous nous trouvons directement plongés dans la vie après la mort avec un renversement de situation : celui qui été comblé pendant sa vie sur terre se retrouve en enfer ; celui qui a été malheureux ici-bas se retrouve au Paradis. Bien sûr, cette histoire que nous rapporte Jésus, nous invite à nous interroger sur la manière dont nous vivons notre vie présente.
Alors, regardons d’un peu plus près l’attitude du mauvais riche. Trois caractéristiques me semblent importantes à reprendre. Tout d’abord, il a un cœur fermé ; un cœur fermé à Dieu et fermé aux autres et bien évidement au pauvre Lazare qui gît devant chez lui. Nous retrouvons ici un danger souvent évoqué chez Jésus. Le danger des richesses. L’abondance des richesses qui nous donne l’illusion d’être comblé et, par conséquent, qui risque aussi de fermer le cœur à Dieu. Il est bien connu que ceux qui vivent dans le besoin ont plus naturellement un cœur ouvert à Dieu, tandis que ceux qui vivent dans l’opulence ont plus de difficultés à reconnaître qu’ils ont besoin de Dieu.Continuer la lecture de Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur→
« La parole de Dieu pénètre dans notre chair. Nous pouvons à l’appel du Seigneur dire oui en témoignant de notre charité, de notre espérance et de foi en sa parole. »
Jésus, comme Élie et Élisée, n’est pas envoyé aux seuls Juifs (Lc 4, 21-30)
Bien aimés de Dieu la liturgie de la Parole de Dieu de ce 4ième dimanche du temps ordinaire nous interpelle sur la qualité de notre relation vis-à-vis du message que les Prophètes nous annoncent de la part de Dieu. Elle parle plus précisément du type de réponse que nous donnons à Dieu. En fait, la parole de Dieu s’adresse à nous régulièrement comme une lumière pour éclairer nos vies. Mais, cette bonne nouvelle, est-elle toujours bien accueillie ? Continuer la lecture de Nul n’est prophète en son pays→
Paroisse Catholique 75019 Paris – Bienvenue dans notre paroisse
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