Archives par mot-clé : miséricorde

La vie chrétienne est un chemin qui nous mène droit vers la maison du Père

V dimanche de Pâques – Jn 14, 1-12

Chers frères er sœurs,

la vie nous appelle sans cesse à dire au revoir, à nous détacher et à tourner la page. Mais dans chacun de ces passages, nous ne sommes jamais seuls, même si le tentateur essaiera toujours de nous persuader que nous sommes abandonnés et orphelins.

C’était le cas des apôtres dont nous parle l’évangile de ce dimanche. En effet, lorsque nous nous sentons égarés, abandonnés – le sentiment d’être perdus nous accompagne également. L’absence de l’autre fait disparaître les repères. L’autre est une direction. Son absence nous jette dans le désarroi : que dois-je faire maintenant ? Continuer la lecture de La vie chrétienne est un chemin qui nous mène droit vers la maison du Père

Va, et désormais ne pèche plus

« « Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur ». »

Lectures du jour :

5e dimanche de Carême – Jn 8, 1-11

L’épisode de la femme adultère a marqué les consciences depuis plus de deux mille ans. Selon la loi juive, cette femme devait être punie. Or, au lieu de cela, Jésus va proposer une autre voie, celle de la miséricorde.

Il ne veut pas dire par là que l’adultère n’est pas un péché ou qu’il ne s’agit pas de quelque chose de grave. Ce n’est pas du laxisme! En effet, il dit bien à la femme « ne pèche plus ». Tout n’est pas permis. Le péché reste condamné. Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur. Voilà pourquoi Jésus condamne le péché, et sauve la pécheresse. Continuer la lecture de Va, et désormais ne pèche plus

L’amour des ennemis

7ème Dimanche Temps Ordinaire C

« Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. »

Lectures de ce dimanche

En écoutant l’Évangile de ce dimanche, Beaucoup peuvent se dire que c’est le monde à l’envers ; il accumule des situations impossibles à gérer au premier abord : aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, prier pour ceux qui nous calomnient, présenter l’autre joue à celui qui a frappé la première. Nous vivons dans un monde où beaucoup ne pensent qu’à se faire justice.

Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il a été harcelé et persécuté tout au long de son ministère ; il a été rejeté, humilié et condamné à mourir sur une croix. Mais jamais le Christ n’a prononcé une parole de malédiction. Son amour est allé jusqu’au pardon et au don de sa vie. Continuer la lecture de L’amour des ennemis

Jésus, vrai nourriture qui fait vivre

Lectures du jour : 

JESUS, VRAI NOURRITURE QUI FAIT VIVRE
Les textes liturgiques de ce jour ont un accent assez particulier. Dieu, en la personne de Jésus, se présente à nous comme vrai pain descendu du ciel pour combler la faim définitive de l’homme.
La 1ère lecture nous parle du prophète Elie. Après avoir vécu la persécution et affronté les difficultés de la vie et sous le poids de la fatigue et du découragement, Elie implore le Seigneur de lui reprendre sa vie. Mais devant cette résignation du prophète, Dieu prend l’initiative (par l’intermédiaire de son ange) de lui venir en aide. Il lui apporte le pain qui lui redonnera les forces nécessaires pour continuer sa longue marche vers Horeb. Avec Elie, on comprend que quand tout va mal, la main de Dieu nous soutien et nous remet en chemin.

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3EME DIMANCHE DE CAREME : Dieu Libérateur

Dans ce temps de Carême, chaque dimanche, nous fait aborder un angle fondamental du Mystère Pascal. Après l’appel à aller au Désert et l’épreuve des tentations, la Transfiguration sur la Montagne comme signe de la manifestation de la gloire de Dieu, aujourd’hui, c’est l’entrée dans le Temple, lieu symbolique de la foi juive. Cette visite de Jésus dans le Temple est à placer dans le cadre d’un renouveau spirituel. Par son geste, Jésus purifie et débarrasse le Temple de toute souillure. Il instaure donc une ère nouvelle de purification désormais, du temple physique, on est passé au Temple spirituel (Corps du Christ). Ainsi, par son geste, Jésus tire le vrai de notre condition humaine. Recevoir ce que Jésus dit, dispose chacun de nous à pouvoir Le suivre plus en vérité à partir de sa propre situation. Les textes bibliques de ce jour nous révèlent donc un Dieu libérateur qui se fait proche de l’homme. Dans cette proximité, IL se révèle à nous en nous relevant de notre condition déchue. À travers l’exemple d’Israël, Dieu nous montre comment IL libère son peuple de l’esclavage de l’Égypte. Aujourd’hui encore, IL nous invite à faire un pas de plus en sortant de l’engrenage du péché. Par ses lois et ses commandements, IL nous apprend à vivre en harmonie les uns avec les autres. Par la discipline imposée à notre corps (privation), nous nous rapprochons de Lui et Lui, IL nous aime et IL nous accorde sa miséricorde qui nous prépare à la célébration de sa Pâque. Cette invitation à la miséricorde est une action de grâce qu’il faudra rendre à Dieu qui nous libère du péché. C’est pourquoi, IL nous enseigne comment il faut vivre pour rester dans l’alliance et accueillir sa bénédiction. Plus tard, l’apôtre Pierre reconnaîtra que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle. Tout au long de ce Carême, nous sommes invités à lire et à relire la Parole Dieu. Car elle contient les graines de l’amour qui est en Dieu.

Pierre DIBI

 

Lectures :

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

 

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Évangile du jour :

Évangile Jean (2, 13-25)

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai »

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

Veillée Pascale : Il est ressuscité et il vous précède en Galilée

« La bonne nouvelle de ce jour c’est que Dieu n’est pas du côté du mal, de la souffrance et de la mort; il est du côté de la vie, du côté des vivants. »

Lectures : Veillée Pascale

En ce jour de Pâques, il y a un mot qui revient très souvent dans nos chants: c’est le mot «Alleluia»: ce mot signifie «Rendez grâce à Dieu», dites merci à dieu. Mais je suis persuadé que dans le monde, il y a des gens qui n’ont pas envie de chanter «Alleluia». Ils sont nombreux, surtout en ce temps difficile que nous vivons, ceux qui ont des soucis, des peines, des peurs pour le présent et pour l’avenir. Nous pensons à ceux et celles qui ont des soucis causés par une maladie, une discorde, la perte d’un être cher. Et puis, il y a aussi des peurs pour l’avenir à cause de la crise qui, selon les économistes, suivra la pandémie, il y a du chômage, de la précarité.

Si nous chantons «Alleluia», merci à Dieu, ce n’est pas pour nous réfugier dans la religion. Car la foi chrétienne c’est tout le contraire d’une fuite. C’est une attitude d’un réalisme incroyable. Elle nous oblige à regarder notre présent et à envisager notre avenir. Mais ce regard, nous le portons sous un angle différent parce qu’à la base de notre foi il y a Jésus ressuscité. Il est présent au cœur de nos vies. Il nous envoie vers ceux et celles qui sont douloureusement éprouvés et il attend de nous que nous soyons auprès d’eux des témoins de l’espérance qui nous anime.Tout au long de ce temps de Pâques, nous entendrons des évangiles qui nous parlerons de la résurrection de Jésus. En les lisant, nous constatons qu’ils ont une manière différente de raconter les événements. On ne peut pas faire une chronologie dujour de Pâques. Mais ils sont d’accord sur une chose essentielle: ils nous disent que les amis de Jésus n’ont pas cru, ce jour-là, à la résurrection de leur Maître et ami. Ils ont d’abord douté. Ils ont dit: «Ce n’est pas possible.» Il n’y en a qu’un qui a cru, c’est Jean. Les autres sont restés enfermés. Continuer la lecture de Veillée Pascale : Il est ressuscité et il vous précède en Galilée

Dimanche des Rameaux

« La fête des rameaux est  un signe de notre enthousiasme à la suite de Jésus« 

Lectures : Dimanche des Rameaux

Bien aimés de Dieu, l’Evangile que nous avons entendu avant la procession d’entrée nous rapporte des paroles et des faits qui donnent à réfléchir sur la foule qui accueil triomphalement Jésus à l’entrée de Jérusalem. Cette foule rassemblée autour du Seigneur et à laquelle nous nous joignons en cette fête des Rameaux, rend grâce pour toutes les merveilles qu’elle a vus. Elle reconnaît en Jésus Celui qui vient au nom du Seigneur ; celui qui vient étendre dans nos vies un règne d’amour et de paix. La fête des rameaux est donc un signe de notre enthousiasme à la suite de Jésus. Brandir les rameaux en exultant de joie est pour nous une action de grâce pour les merveilles que Dieu accomplit dans nos vies. Continuer la lecture de Dimanche des Rameaux

XXième congrès Miséricorde Divine : homélie Mgr Jachiet

XXième congrès de la Miséricorde Divine

Lectures : 27 dimanche temps ordinaire : Gn2,18-24/He2,9-11/Mc10,2-16

« Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas ! » (Mc 10,  2-12)

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Frères et sœurs, alors que pendant 24 heures on médite sur la Miséricorde Divine, on prie le Seigneur, on invoque Sainte Faustine. Et bien, demandons-nous comment les écritures nous parlent de la Miséricorde. Et plus spécifiquement posons-nous cette question : « dans la vie de Jésus, dans la vie de Jésus, dans son ministère, quelles ont été les personnes qui ont, en premier, bénéficié de son ministère, qui ont fait l’objet de toute sa sollicitude, de toute son attention ? » Il faut aller voir l’évangile. C’est intéressant de lire un évangile à la suite. Alors les catégories de personnes vraiment qui ont eu droit, je dirais, à être les « chouchous » du seigneur Jésus. Ce sont les paralytiques, les épileptiques, les lépreux, les fiévreux, l’hémorroïsse, des infirmes, des mourants des aveugles, des atrophiés, des boiteux, des estropiés, … Voyez les malades, les personnes avec un handicap tous ceux qui souffrent dans leur chair, et bien, le Seigneur s’est dirigé vers eux en tout premier. Mais on peut ajouter aussi un grand nombre de possédés, un grand nombre de pêcheurs publics Aussi des personnes en situation d’adultère, de prostitution et des situations aussi de détresse : être veuf, avoir perdu son enfant. Au fond, qu’est-ce que le Seigneur recherche ? Continuer la lecture de XXième congrès Miséricorde Divine : homélie Mgr Jachiet

Celui qui n’est pas contre nous est pour nous

« Il faut se réjouir que l’Esprit soit donné aussi largement pour répandre sa grâce afin de faire des hommes un peuple saint »

Lectures : 26 dimanche temps ordinaire : Nb11,25-29/Jc5,1-6/Mc9,38-43.45.47-48

« Celui qui n’est pas contre nous est pour nous. Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la » (Mc 9, 38-43.45.47-48)

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“Celui qui n’est pas contre nous est pour nous”
Josué l’assistant de Moïse et les Apôtres autour de Jésus sont scandalisés que des personnes ne respectant pas les consignes données par Dieu soient remplies de l’Esprit Saint. Les réponses de Moïse et celle de Jésus sont similaires, ils demandent de laisser faire, en montrant qu’il s’agit de l’œuvre de Dieu et qu’il n’y a pas de raisons d’être jaloux de l’action de Dieu, mais qu’au contraire il faut se réjouir que l’Esprit soit donné aussi largement pour répandre sa grâce afin de faire des hommes un peuple saint. C’est ce même Esprit qui souffle encore sur nos engagements d’aujourd’hui. Dimanche dernier nous avons vécu tous ensemble la fête de la rentrée Pastorale Paroissiale; voici quelques échos: Continuer la lecture de Celui qui n’est pas contre nous est pour nous