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Messe dominicale 05 avril 2020 : Dimanche des Rameaux

«Même si nous ne sommes pas rassemblés tous ensemble, le Seigneur est avec nous, en chacune de nos maisons.»  

Lectures : Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur

La fête de Pâques est le cœur même de notre foi chrétienne. C’est pourquoi, en cette année 2020 bouleversée par la crise épidémique du coronavirus, nous nous préparons à célébrer cette fête de Pâques et, ce, depuis le début du Carême, mais plus particulièrement tout au long de la Semaine Sainte.

Cette Semaine Sainte commence le dimanche des Rameaux, puis inclut le jeudi Saint, célébration de l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce et le vendredi Saint, célébration de la Passion du Christ et de sa mort sur la croix. Elle s’achèvera avec la veillée pascale, pendant la nuit du samedi Saint et le dimanche de Pâques, résurrection du Christ. Et même si la Semaine Sainte 2020 sera vécue à la maison, seul ou en famille à cause du confinement, nous sommes appelés vraiment à la communion ecclésiale pour célébrer la liturgie de la Semaine Sainte et fêter Pâques, que l’on soit seul, en communauté humaine ou spirituelle ou en famille. Continuer la lecture de Messe dominicale 05 avril 2020 : Dimanche des Rameaux

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Rameaux : explication de l’Evangile du dimanche 5 avril pour les enfants

Explication de l’Evangile aux enfants

5 avril 2020, thème du jour : Le jugement de Jésus

Chers parents, chers enfants, habituellement, lors des messes dominicales de notre paroisse, les plus jeunes sont invités à assister à l’explication de l’Evangile du jour, avec des mots simples. En raison des restrictions de déplacement, nous vous invitons à partager en famille la lecture de l’Evangile, et à l’expliquer à vos enfants avec vos propres mots.

Ce document peut vous aider à identifier des axes d’explication, et vous suggère une activité pour mieux comprendre l’Evangile.

Signe de croix

En entrant dans ce temps de partage de la Parole, faisons ensemble un beau signe de croix avec les enfants.

Introduction et contexte, rappel

Expliquer aux enfants que, même si nous n’allons pas à la messe ce dimanche, nous sommes en communion les uns avec les autres et que nous allons partager la Parole que Jésus nous transmet ce jour.

On peut expliquer aux enfants que ce jour est le Dimanche des Rameaux, il reste donc une semaine avant Pâques ! Nous entrons dans un temps particulier, la Semaine Sainte, qui sera ponctuée de plusieurs temps forts (Jeudi Saint, Vendredi Saint, Vigiles Pascales et fête de Pâques).Jé

Dimanche dernier, l’Evangile nous présentait la résurrection de Lazare, un ami de Jésus. Comme Jésus, nous étions invités à consoler et rassurer ceux qui en ont besoin autour de nous, à faire preuve d’empathie.

Thème du jour : Le jugement de Jésus

En ce dimanche, prenons le temps de présenter aux enfants des extraits de chaque lecture. Dieu nous parle dès l’Ancien Testament, et jusqu’après la résurrection de Jésus. Pour les plus grands, on pourra lire les textes du jour en entier, qui se trouvent à la fin du document.

En ce dimanche, on peut prendre la lecture brève de l’Evangile à plusieurs voix avec les enfants s’ils sont assez grands. Pour les plus grands enfants et les adolescents, on pourra lire les textes du jour en entier, qui se trouvent à la fin du document.

Dessins des enfants :

 

  • Lecture de l’Evangile : Mt 27,11-54 (lecture brève, la lecture longue est présente en fin de document)

La Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Matthieu

Les sigles désignant les divers interlocuteurs son les suivants :
X. = Jésus ; L = Lecteur ; D = Disciples et amis ; F = Foule ; A = Autres personnages.

  1. On fit comparaître Jésus devant Pilate, le gouverneur,
    qui l’interrogea :
    A. « Es-tu le roi des Juifs ? »
    L. Jésus déclara :
    X.  « C’est toi-même qui le dis. »
    L. Mais, tandis que les grands prêtres et les anciens l’accusaient,
    il ne répondit rien.
    Alors Pilate lui dit :
    A. « Tu n’entends pas tous les témoignages portés contre toi ? »
    L. Mais Jésus ne lui répondit plus un mot,
    si bien que le gouverneur fut très étonné.
    Or, à chaque fête, celui-ci avait coutume de relâcher un prisonnier,
    celui que la foule demandait.
    Il y avait alors un prisonnier bien connu, nommé Barabbas.
    Les foules s’étant donc rassemblées,
    Pilate leur dit :
    A. « Qui voulez-vous que je vous relâche :
    Barabbas ? ou Jésus, appelé le Christ ? »
    L. Il savait en effet que c’était par jalousie qu’on avait livré Jésus.
    Tandis qu’il siégeait au tribunal,
    sa femme lui fit dire :
    A. « Ne te mêle pas de l’affaire de ce juste,
    car aujourd’hui j’ai beaucoup souffert en songe à cause de lui. »
    L. Les grands prêtres et les anciens poussèrent les foules
    à réclamer Barabbas
    et à faire périr Jésus.
    Le gouverneur reprit :
    A. « Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche ? »
    L. Ils répondirent :
    F. « Barabbas ! »
    L. Pilate leur dit :
    A. « Que ferai-je donc de Jésus
    appelé le Christ ? »
    L. Ils répondirent tous :
    F. « Qu’il soit crucifié ! »
    L. Pilate demanda :
    A. « Quel mal a-t-il donc fait ? »
    L. Ils criaient encore plus fort :
    F. « Qu’il soit crucifié ! »
    L. Pilate, voyant que ses efforts ne servaient à rien,
    sinon à augmenter le tumulte,
    prit de l’eau et se lava les mains devant la foule,
    en disant :
    A. « Je suis innocent du sang de cet homme :
    cela vous regarde ! »
    L. Tout le peuple répondit :
    F. « Son sang, qu’il soit sur nous et sur nos enfants ! »
    L. Alors, il leur relâcha Barabbas ;
    quant à Jésus, il le fit flageller,
    et il le livra pour qu’il soit crucifié.

Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans la salle du Prétoire
et rassemblèrent autour de lui toute la garde.
Ils lui enlevèrent ses vêtements
et le couvrirent d’un manteau rouge.
Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne,
et la posèrent sur sa tête ;
ils lui mirent un roseau dans la main droite
et, pour se moquer de lui, ils s’agenouillaient devant lui en disant :
F. « Salut, roi des Juifs ! »
L. Et, après avoir craché sur lui, ils prirent le roseau,
et ils le frappaient à la tête.
Quand ils se furent bien moqués de lui,
ils lui enlevèrent le manteau,
lui remirent ses vêtements,
et l’emmenèrent pour le crucifier.

En sortant, ils trouvèrent un nommé Simon, originaire de Cyrène,
et ils le réquisitionnèrent pour porter la croix de Jésus.
Arrivés en un lieu dit Golgotha,
c’est-à-dire : Lieu-du-Crâne (ou Calvaire),
ils donnèrent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel ;
il en goûta, mais ne voulut pas boire.
Après l’avoir crucifié,
ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort ;
et ils restaient là, assis, à le garder.
Au-dessus de sa tête
ils placèrent une inscription indiquant le motif de sa condamnation :
« Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs. »
Alors on crucifia avec lui deux bandits,
l’un à droite et l’autre à gauche.
Les passants l’injuriaient en hochant la tête ;
ils disaient :
F. « Toi qui détruis le Sanctuaire et le rebâtis en trois jours,
sauve-toi toi-même, si tu es Fils de Dieu,
et descends de la croix ! »
L. De même, les grands prêtres se moquaient de lui
avec les scribes et les anciens, en disant :
 A. « Il en a sauvé d’autres,
et il ne peut pas se sauver lui-même !
Il est roi d’Israël :
qu’il descende maintenant de la croix,
et nous croirons en lui !
    Il a mis sa confiance en Dieu.
Que Dieu le délivre maintenant,
s’il l’aime !
Car il a dit :
‘Je suis Fils de Dieu.’ »
L. Les bandits crucifiés avec lui l’insultaient de la même manière.

À partir de la sixième heure (c’est-à-dire : midi),
l’obscurité se fit sur toute la terre
jusqu’à la neuvième heure.
Vers la neuvième heure,
Jésus cria d’une voix forte :
X.  « Éli, Éli, lema sabactani ? »,
L. ce qui veut dire :
X.  « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
L. L’ayant entendu,
quelques-uns de ceux qui étaient là disaient :
F. « Le voilà qui appelle le prophète Élie ! »
L. Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge
qu’il trempa dans une boisson vinaigrée ;
il la mit au bout d’un roseau,
et il lui donnait à boire.
Les autres disaient :
F. « Attends !
Nous verrons bien si Élie vient le sauver. »
L. Mais Jésus, poussant de nouveau un grand cri,
rendit l’esprit.

(Ici on fléchit le genou et on s’arrête un instant)

    Et voici que le rideau du Sanctuaire se déchira en deux,
depuis le haut jusqu’en bas ;
la terre trembla et les rochers se fendirent.
Les tombeaux s’ouvrirent ;
les corps de nombreux saints qui étaient morts ressuscitèrent,
et, sortant des tombeaux après la résurrection de Jésus,
ils entrèrent dans la Ville sainte,
et se montrèrent à un grand nombre de gens.
À la vue du tremblement de terre et de ces événements,
le centurion et ceux qui, avec lui, gardaient Jésus,
furent saisis d’une grande crainte et dirent :
A. « Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

QUIZ POUR LES ENFANTS ET LES ADULTES (cliquez sur l’image)

https://www.sjsc.fr/quiz-5-avril-evangile-aux-enfants/

    • Quels sont les personnages principaux dans ce texte de l’Evangile ?

    Jésus, Pilate, et d’autres personnages secondaires comme Barabbas, les grands prêtres, la foule.

    • Que se passe-t-il dans l’Evangile ?

    Jésus est arrêté et jugé. Le gouverneur interroge Jésus, et demande au peuple s’il peut le relâcher mais le peuple refuse et demande qu’il soit crucifié. Plutôt que de relâcher Jésus, le peuple choisit de libérer un bandit, Barabbas. Le gouverneur le condamne à mort, et Jésus est préparé à ce supplice, on se moque de lui. Sur la croix, il meurt en appelant son père, c’est-à-dire Dieu.

    • Pourquoi la foule demande à relâcher Barabbas et pas Jésus ?

    Pour la foule de l’époque, Jésus était quelqu’un qui mentait, qui se proclamait roi. La plupart des gens ne croyait pas qu’il faisait des miracles et était fils de Dieu, certains étaient aussi jaloux des miracles que faisait Jésus et de sa popularité auprès des pauvres. C’était plus grave pour eux que d’être un bandit.

    • Que signifie la crucifixion ?

    A l’époque de Jésus, quand on est condamné à mourir, on est crucifié, c’est-à-dire accroché à une croix (on reconnait croix dans crucifié, le mot signifie en latin attacher sur une croix). C’est la croix qu’on voit à l’église par exemple.

    • Pourquoi Jésus meurt ?

    Pour pardonner nos péchés, nos bêtises, il nous aime tellement qu’il donne sa vie pour nous. C’est comme un parent qui protège son enfant dans un accident, ou un pompier qui va sauver quelqu’un dans un incendie et peut mourir lui-même.

    C’est aussi pour pouvoir ressusciter à Pâques qu’il doit mourir avant.

    • Comment a-t-on vécu ce Carême ? Est-on déjà prêt à accueillir Jésus à Pâques ?

    Il faut aider les enfants à repenser à leurs efforts de Carême, les bêtises qu’ils ont faites, les beaux gestes qu’ils ont posés. Les inviter à comprendre qu’il reste tout une semaine pour finir de se préparer.

Lectures de la messe

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Messe dominicale 29 mars 2020 : Je suis la résurrection et la vie

«Dieu veut qu’aujourd’hui, et chaque jour, des hommes et des femmes se convertissent à l’amitié véritable, à la vie plus forte que la maladie et la mort.»

 Lectures : Cinquième dimanche de Carême

Un Évangile de l’amitié.

Chers amis paroissiens,

Jésus avait l’habitude de visiter, à Béthanie, tout proche de Jérusalem, ses amis, Lazare, Marthe et Marie qui étaient frères et sœurs. Jésus avait des amis.

Nous en faisons parfois ou souvent l’expérience, quand je deviens l’ami de quelqu’un, je peux devenir l’ami de ses frères et sœurs, de sa famille, je peux devenir l’ami de ses amis. L’amitié est une grâce extraordinaire dans la vie. Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un ami ou une véritable amie. Même dans un couple, « l’amour d’attirance » n’y suffit pas, il faut grandir dans « l’amour d’amitié » qui fait que des conjoints peuvent s’accueillir en leur âme profonde, il faut grandir aussi dans « l’amour de charité » que Dieu seul peut allumer en nos cœurs. C’est l’amour à la manière de Jésus. C’est l’amour dans la liberté et la force de l’Esprit-Saint. « Restez chez vous » ! Restez à Béthanie, avec votre conjoint, avec vos enfants. Le slogan sanitaire à respecter est bien « restez chez vous ». L’Évangile aime : « demeurez », demeurez en vous, demeurez avec les autres, faites de la création votre maison commune, demeurez avec le Seigneur, le Maitre de la création ; goûtons l’amitié, en ce temps d’épidémie, comme anti-coronavirus de l’âme. « Je ne vous appelle plus serviteurs, je vous appelle mes amis ». Que nos maisons soient des Béthanie. Continuer la lecture de Messe dominicale 29 mars 2020 : Je suis la résurrection et la vie

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