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Aller en mission

Lecture du jour :

Il est question aujourd’hui d’aller en mission, d’aller évangéliser. « Aller en mission » : en disant cette phrase, je ne peux m’empêcher de penser à ces nombreux missionnaires qui sont partis de chez nous pour aller évangéliser en Afrique, en Chine, en Amérique du Sud etc. Votre prochain curé, père Stanislas, a donné plus de 20 ans de sa vie au service de l’Eglise en Afrique. Je sais que certain parmi vous, dans vos familles, vous avez, ou vous avez eu une sœur, un frère, un oncle ou une tente – prêtre missionnaire, sœur missionnaire qui sont partis ainsi pour aller en mission.

Ils allaient en mission à l’extérieur. Aujourd’hui ce sont des africains, des asiatique et des sud-américains qui viennent en mission chez nous. Et dans notre paroisse, nous avons eu le père Eric, père Rodrigue, père Pierre est avec nous. La France est devenue « terre de mission ».

Alors, aller en mission pour nous ce n’est plus aller à l’extérieur, c’est le faire chez nous.  
Comment ? Voilà la grande question.

Pour répondre à cette question, je me permettrai de citer le Pape François.

« L’évangélisation ne consiste pas à se livrer au prosélytisme, mais à attirer à travers notre témoignage ceux qui sont éloignés, à s’approcher humblement de ceux qui se sentent loin de Dieu et de l’Église, de ceux qui sont craintifs ou de ceux qui sont indifférents pour leur dire : « Le Seigneur t’appelle toi aussi à faire partie de son peuple et il le fait avec grand respect et amour » (Evangelii gaudium, n.113). » […]

« Mettre l’Église en état de mission nous demande de recréer la communion, car il ne s’agit pas d’une action uniquement vers l’extérieur … nous réalisons la mission à l’intérieur et nous sommes en mission vers l’extérieur ‘comme une mère qui va à la rencontre, une maison accueillante, une école permanente de communion missionnaire’ » (Document d’Aparecida, n. 370). » […]

« Jésus, dit le pape François, nous consacre pour susciter une rencontre personnelle avec lui, qui alimente la rencontre avec les autres, l’engagement dans le monde… » […]

Les douze Apôtres envoyés par Jésus vont d’émerveillement en émerveillement. Les voici seuls, sans leur maître, deux par deux sur la route, dans la simplicité la plus grande, mais munis des pleins pouvoirs de Jésus sur la maladie, et même sur les esprits impurs. Jusque-là, ils ont assisté aux miracles de Jésus, aujourd’hui cette puissance est mise entre leurs mains. L’Église est en marche, la confiance de Dieu repose sur ces hommes qu’il a choisis. Alors même qu’ils ne sont pas encore confirmés par le don de l’Esprit, ils sont envoyés pour annoncer le Royaume, la conversion, la paix de Dieu est avec eux, ils ont le pouvoir de la répandre sur tous ceux qui l’accueilleront. Nous aussi, choisis par le Christ, nous sommes envoyés pour annoncer le Royaume, pour répandre la paix autour de nous, pour secourir, pour soigner les blessés de la vie, Nous ne voyons pas le résultat, mais croyons que le Seigneur se fait connaître et guérit les cœurs à travers notre action.

Évangéliser c’est finalement rendre témoignage de notre belle identité d’enfants de Dieu. C’est ce que nous rappelle avec force le très beau texte de saint Paul dans la deuxième lecture où saint Paul écrit : « Béni soit Dieu le Père de notre Seigneur Jésus Christ… [qui] nous a d’avance destinés à devenir pour lui des fils par Jésus Christ : voilà ce qu’il a voulu dans sa bienveillance, à la louange de sa gloire » (Éphésiens 1, 5-6).

Jésus a promis d’être avec ses disciples jusqu’à la fin des temps, l’Église qu’il a fondée a vécu toutes sortes de moments difficiles. Beaucoup de ses membres ont accordé peu d’importance à leur vocation baptismale, cela ne devrait pas nous étonner ! Jésus lui-même a dit : « Je ne suis pas venu appeler des justes mais des pécheurs, pour qu’ils se convertissent. »

« Alors il commença à les envoyer en mission », nous sommes tous envoyés par Jésus pour continuer sa mission. Chacun d’entre nous est donc invité, aujourd’hui, à annoncer la Bonne Nouvelle, chacun à sa façon personnelle. Jésus est avec nous, il l’a promis !

                                                                   D’après diverses sources

C. Hermanowicz

Autres homélies du Père Christophe  Hermanowicz

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Confiance, la moisson viendra

Lecture du jour :

Homélie du 11è Dimanche du Temps Ordinaire B

Confiance, la moisson viendra

Bien aimé de Dieu, la Parole de Dieu, tout particulièrement, l’évangile de ce dimanche, veut nous faire entrer dans la compréhension du Royaume de Dieu.  Et c’est Jésus lui-même qui, pour l’expliquer, utilise aujourd’hui des paraboles. Et curieusement, au lieu de parler de la négligence que nous faisons souvent des exigences du Royaume de Dieu, Jésus nous apporte la paix et la joie de ce Royaume qui est destiné à tout le monde sans exception.

Prenant donc deux comparaisons dans la nature, Jésus met sous nos yeux ce que nous pourrions appeler la force tranquille de la Création. Il montre comment le royaume de Dieu va grandir en nous comme le blé. Le blé, qui, pour vivre doit faire naturellement violence à la mort afin de porter beaucoup de fruit. En effet, celui qui sème le blé, c’est le Christ, mais c’est aussi chacun de nous. Ou plus exactement, c’est le Christ qui sème par nous et à travers chacun de nous ; car nous recevons de Lui la semence et nous la transmettons : ainsi le champ est ensemencé. Puis, nous remarquons dans la nature qu’au début, après les semailles, il ne se passe presque rien ; et pourtant dans cette petite graine qui commence à éclater tout est déjà là. La petite graine deviendra un bel épi de blé ou même un grand arbre. Bien aimé de Dieu, il en va ainsi dans notre vie, comme dans celle de l’Église ou du monde. Les petits efforts que nous faisons sur nous-mêmes ou dans la vie quotidienne semblent souvent bien dérisoire ; l’annonce de l’Évangile par les chrétiens semble se perdre aussi dans le grand nombre des informations et des opinions de toutes sortes. L’Évangile de ce jour nous fait comprendre qu’il n’y a pas à s’inquiéter de cela : la parole de Dieu fait son chemin malgré tout. Le Royaume de Dieu s’étend, secrètement et discrètement, chaque jour dans les cœurs ; il prend toutes ses dimensions, et s’agrandi de jour en jour. C’est la violence paisible de la vie qui vient de Dieu. Voilà donc chers frères et sœurs le chemin de croissance qui peut nous libérer de l’inquiétude permanente que nous avons d’avoir peu de résultats, et de notre tendance à croire que nous sommes loin du Royaume. 

La seconde parabole nous parle des oiseaux du ciel qui viennent s’abriter dans l’arbre, et même y construire leurs nids. Cela me fait penser à cette phrase du pape François dans la joie de l’Évangile : l’Église ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction. Autrement dit : si nous laissons vraiment grandir en nous la semence de la Parole de Dieu, elle sera féconde, rayonnante et attirante même au-delà de nos attentes. L’arbre est aussi le symbole du lieu où les oiseaux viennent faire leur nid : le nid est l’endroit de la naissance. En regardant la naissance ou les renaissances de notre propre foi, essayons de voir auprès de qui nous pouvons l’abriter, la fortifier et lui permettre de nouveaux envols. Essayons par exemple de voir aussi comment nous pouvons permettre à d’autres, de se poser sur la branche et de prendre leur élan. Tout cela, sans hâte mais dans la confiance, malgré ce qui nous apparaît être des échecs. Même dans les moments les plus difficiles, où nos erreurs ont pu nous mettre en exil loin du Seigneur, souvenons-nous que le Seigneur ne cesse de nous aimer ; il nous donne tout ce qu’il faut pour que se développe la promesse de Vie qui est en nous. Amen

Autres homélies du Père Rodrigue

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Fête du Corps et du Sang du Christ

“Eucharistie signifie action de grâces. Or de quoi sommes-nous invités à remercier, à rendre grâces à la messe ?

Jésus nous rassemble tous en un seul corps; Il fait de nous les membres de son corps d’humanité dans le monde”

Lectures du jour : 

La fête du Corps et du Sang du Christ, en cette période pendant laquelle s’est modifié, pour beaucoup, le lien au sacrement dominical, nous donne l’occasion de réapprofondir le sens de notre participation à l’eucharistie. A chaque messe nous faisons mémoire de ce dernier repas où Jésus, donnant sa vie, partageant avec ses apôtres le pain et le vin, les invitait : « faites cela en mémoire de moi ».

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