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Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé

« Quand Jésus nous parle d’humilité et de gratuité , Il nous révèle Dieu

Lectures : Vingt deuxième dimanche temps ordinaire

Après ce temps d’été, nous voici arrivés au premier septembre. Chaque début d’année est l’occasion d’un re-départ. Chacune et chacun,dans ce monde difficile,  nous sommes invités à nous laisser interroger, pour le meilleur de nous-mêmes et pour les autres, sur la manière dont nous pouvons engager comme de bons serviteurs .Or dans les paroles de Jésus qui nous sont proposées, j’entends deux  mots-clés à retenir, lesquels ? : humilité et gratuité L’humilité n’a rien à voir avec une question de morale. Aujourd’hui, dans notre société, quand on prononce ce mot, on pense plutôt à : s’écraser, démissionner, céder, capituler devant les autres. A certaines époques dans l’Église, on a également mal compris le sens de l’humilité chrétienne en la confondant avec la dépréciation de soi-même, un certain mépris de soi-même : je suis nul ; Alors que l’Evangile ne parle que de la dignité de chacun, fille et fils bien aimé de Dieu, le mépris est incompatible avec toute démarche d’amour. Quand Jésus nous parle d’humilité et de gratuité , Il nous révèle Dieu. Jésus accomplit lui-même ce qu’il dit. Lui-même est humble et n’a jamais convoité les premières places, Lui-même accueille et sait rejoindre aux dernières places les plus petits, les plus fragiles, les malades les pécheurs , les exclus. L’humilité de Jésus ne consiste pas à dire qu’il n’est rien ou qu’il n’accomplit pas sa mission. Jésus a tout à fait conscience de ce qu’il est, mais il ne se l’attribue pas à lui-même,  il s’en détache pour l’orienter vers son Père et vers les autres : Père, j’ai tout reçu de Toi, je n’en tire aucune gloire pour moi-même, car je le remets entre tes mains. L’humilité, c’est vraiment un détachement de soi pour donner, se donner, offrir pour le service. Continuer la lecture de Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé

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Assomption : heureuse la mère qui t’a porté en elle

« Marie entre corps et âme dans la vie de Dieu, au ciel : Le ciel, c’est quelqu’un. Le ciel c’est Dieu et les frères.»

 Lectures : Assomption de la Vierge Marie

2019 – Homélie  fête de l’Assomption

Pour cette fête de l’ Assomption, l’Église nous propose très justement ce passage de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. En effet les premières phrases du Magnificat , le cantique de Marie, annoncent d’une certaine manière, le merveilleux destin de la mère du Sauveur : «  Le Seigneur s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse ». C’est bien le sens de cette fête : nous célébrons aujourd’hui cette certitude de foi que Marie est bienheureuse éternellement, elle partage pleinement la plénitude de la vie de Dieu, sa vie d’amour pour toujours, sa vie éternelle.  Ce que nous célébrons dans l’Assomption de Marie, c‘est la vie, en son achèvement, en son aboutissement, le couronnement de sa vie sur terre, la vie humaine saisie en Dieu,elle est unie à son Fils ressuscité; Marie entre corps et âme dans la vie de Dieu, au ciel : Le ciel, c’est quelqu’un. Le ciel c’est Dieu et les frères. Le ciel, n’est pas un lieu, une sorte de résidence secondaire dont nous pourrions rêver pour de grandes vacances, c’est une relation, une présence, une communion,  une rencontre, un rendez-vous avec quelqu’un qui nous est cher et qui nous aime.  A la suite du Christ, c’est l’entrée de l’humanité, dans la vie de Dieu, que Marie, toute donnée, toute consacrée à Dieu, inaugure.                                                                                                                                          

Pour nous, célébrer aujourd’hui cette Assomption, c’est en quelque sorte, accueillir et célébrer à l’avance, notre mort comme un passage, comme une naissance, comme le couronnement de notre vie, comme de lumineuses et joyeuses retrouvailles. Nous croyons que le désir de Dieu de nous associer à sa vie, désir qui s ‘est déjà réalisé en Marie peut aussi se réaliser en chacun de nous.

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Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?

“Les richesses d’amour, de joie, de fraternité, on peut les offrir à notre prochain, à Dieu. C’est le vrai sens de la Vie.”

Lectures : Dix-huitième dimanche du temps ordinaire.

En ce 18e dimanche de l’année C, les textes liturgiques nous proposent de réfléchir sur les biens matériels.

En effet, nous en avons besoin pour assurer notre quotidien. Mais le vrai problème est ailleurs : on se donne beaucoup de peine pour accumuler des richesses, on s’impose des fatigues qui ruinent la santé, l’union des foyers, l’éducation des enfants. (Sous prétexte qu’on veut donner une vie décente à la famille).

Oui le confort matériel c’est bien, mais si notre vie n’est pas remplie d’amour, il manque l’essentiel.

Dans l’Évangile, nous voyons un homme venir demander à Jésus de se faire l’arbitre d’héritage. Mais Jésus refuse d’être juge dans cette affaire. Il en profite pour dire qu’il y a des richesses que nous n’emporteront pas au paradis. Continuer la lecture de Ce que tu auras accumulé, qui l’aura ?

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