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1ER DIMANCHE DE CAREME 2021

1ER DIMANCHE DE CAREME 2021

Lecture du jour :

Bien aimés de Dieu, chaque année, au commencement du temps de carême, la liturgie de la parole, nous invite à rejoindre Jésus au désert au moment de ses tentations. Cette année, c’est l’évangéliste saint Marc qui nous y conduit, avec un récit certes très court mais très profond. Et j’ai envie de dire que cela tombe bien aussi, surtout dans le climat actuel de notre société, le climat d’inquiétude, d’incertitude du monde dans lequel nous sommes et aussi dans ce climat de tentation qui fait désormais notre quotidien. Je veux parler de la tentation entre porter régulièrement le masque ou pas, la tentation de laver ses mains régulièrement ou pas, de nettoyer ses mains à temps et à contre temps avec le gel hydro-alcoolique ou pas, la tentation de faire le test PCR ou pas, la tentation de se vacciner ou pas…

Cependant, à l’opposé de tout cela les lectures de ce jour nous dessinent un monde plutôt réconcilié, un monde d’harmonie malgré les aspects dramatique, pénitentiels et ascétiques que présentent les textes. Regardons par exemple le séjour de Jésus au désert. Au-delà̀ de ses tentations durant 40 jours, St Marc nous dit qu’il vivait parmi les bêtes sauvages et les anges le servaient ; On dirait qu’on est au début de la création dans le livre de la genèse au paradis d’Adam et Ève.  C’est aussi comme dans l’histoire de Noé que nous avons écouté dans la 1ère lecture.  L’humanité́ avait certes fait dévier la création… et on repart avec un petit reste grâce à une alliance qui est scellée. Dans cette alliance, Dieu s’engage pour toujours à faire vivre tous les êtres de la création. Et ce qu’il donne comme signe de son engagement, c’est l’harmonie de l’arc-en-ciel, c’est-à-dire l’harmonie des couleurs les plus diverses et on peut aussi ajouter l’harmonie entre ciel et terre.  Oui chers frères et sœurs, il y aura encore et il y aura toujours des erreurs et des épreuves dans l’histoire de l’humanité́, mais parce que le Seigneur est fidèle à son Alliance, Il nous a donné́ Jésus, son Fils comme Rédempteur et Sauveur. Et comme nous le disait saint Pierre dans la 2e lecture : “Le Christ a souffert pour les péchés afin de nous introduire devant Dieu… C’est ce salut, ce salut du monde, ce salut de la création que saint Marc nous évoque déjà̀ avec Jésus au désert vivant au milieu des bêtes sauvages et servi par les anges. Ce récit de la tentation de Jésus au désert nous invite, me semble-t-il, à élargir les perspectives de notre Carême pour en faire non seulement un chemin personnel de conversion et de communion à Dieu, mais aussi d’en faire un Carême qui travaille à la réconciliation du monde et à son harmonie, parce que tel est le rêve et le projet de Dieu.

Dans l’évangile, c’est le message que Dieu nous donne. Il est dit que c’est « poussé par l’Esprit » que Jésus va au désert et y demeure 40 jours. Les 40 jours montrent l’importance de cette expérience. Aller au désert est une chose mais pourquoi aller au désert en est une autre. Jésus y va parce qu’inspiré par le Saint Esprit. Il n’est pas seul ; Il y a les bêtes sauvages. Il y a les aussi anges qui le servent. Il y a, bien sûr, Satan, qui le tourmente 40 jours ! Dans la bible, ce chiffre 40 revient souvent. Il nous rappel les 40 jours du déluge. Les 40 ans d’Israël au désert. La longue marche d’Élie vers l’Horeb. Et si Jésus entre ainsi en quarantaine, c’est donc pour prendre le temps d’aller au cœur de lui-même, de sa vie personnelle pour se battre contre tout ce qui pourrait le détourner de sa mission, s’il va au désert, c’est pour célébrer l’intimité qu’il vit avec Dieu le Père.

L’évangéliste rapporte que dans le désert Jésus est en harmonie avec les bêtes comme avec les créatures spirituelles qui vont et viennent auprès de lui. Chers frères et sœurs bien aimés de Dieu, Il y a là quelque chose d’idyllique, comme une restauration de tout notre être et de toute notre humanité. Les confrontations et le dépouillement du désert apprennent à Jésus notre condition humaine : c’est nos fragilités, nos peurs, nos angoisses, nos faims, nos solitudes. Ainsi Il atteint aux limites de l’humain, son état privilégié de Fils bien-aimé de Dieu. Jésus dans l’épreuve ne saurait oublier sa condition de Fils. Il y trouve une source intarissable de réconfort, de paix et de liberté. Il fait l’expérience d’un amour infini.

En ce début de carême, nous aussi nous sommes invités par l’Esprit de Dieu qui habite nos cœurs à nous laisser conduire au cœur de nos vies personnelle afin de combattre en nous même ce qui pourrait nous détourner de notre bonheur. C’est au bout de cet effet de conversion et de grande intimité avec Dieu que nous serons d’avantages en paix et en joie malgré toutes nos épreuves et tentations du quotidien.

P. Rodrigue

Autres homélies du Père Rodrigue Chabi 

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Évangile du jour :

Évangile  (1, 12-15)

« Jésus fut tenté par Satan, et les anges le servaient »

En ce temps-là, Jésus venait d’être baptisé. Aussitôt l’Esprit le pousse au désert et, dans le désert, il resta quarante jours, tenté par Satan. Il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
Après l’arrestation de Jean, Jésus partit pour la Galilée proclamer l’Évangile de Dieu ; il disait : « Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. »

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Si vous aviez de la foi !

“La foi ne se mesure donc pas. Être croyant, ce n’est pas avoir la foi ou la posséder. Être croyant, c’est être, c’est devenir, c’est être en chemin.”

Lectures : Vingt-septieme dimanche du temps ordinaire

Tout l’évangile de saint Luc est une montée vers Jérusalem, lieu où va se jouer l’événement fondateur de la foi chrétienne : la mort-résurrection du Christ. Tout au long de la route, Jésus Christ nous apprend comment vivre comme chrétien ou plutôt comment être chrétien… Aujourd’hui, c’est peut-être l’évangile un des plus dur: la foi chrétienne ne revendique rien. Le croyant ne peut se targuer de ses bonnes œuvres; il n’est qu’un esclave inutile (traduction grecque de l’évangile). Le chrétien ne doit exiger aucune récompense : sa seule joie est de servir, parce que le croyant sait qu’il est aimé gratuitement par celui qu’il sert : Dieu… Ce Dieu que l’on rencontre à travers l’autre, les autres.

Pour beaucoup de nos sœurs et de nos frères, Dieu semble absent de nos vies et de notre quotidiennes. À chaque jour, on assiste à des tragédies, à des événements, où l’injustice cause tant de souffrances… Où est Dieu dans tout ça? Que fait-il? Ces questions sont souvent posées; elles sont le lot des croyants, mais les réponses ne sont pas évidentes. Même pour les saints. Nous savons aujourd’hui que même Mère Teresa a douté de Dieu, voyant la misère et la grande pauvreté des gens pour qui elle avait consacré sa vie. Continuer la lecture de Si vous aviez de la foi !

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Sainte-Trinité : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

Jésus prend la condition de l’homme et Fils pour révéler aux hommes l’amour et le visage du Père”

Lectures : Sainte Trinité

Fête de la Très Sainte Trinité

Bien aimés de Dieu, nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Trinité. C’est le mystère d’un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Un Dieu qui est trine dans les personnes et Un dans l’essence ; un Dieu plein d’amour. C’est de cet amour infini de Dieu que nous nous souvenons chaque fois que nous faisons le signe de la croix et quand nous employons une doxologie : « Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit ». Nos mots sont bien incapables de cerner ce mystère de Dieu car il nous dépasse infiniment. Pour introduire cette fête de la Trinité, pensons à une radieuse lumière qui éclaire et qui éblouit à la fois. La Trinité est un peu comme une radieuse lumière, capable d’illuminer et d’éblouir à la fois. La lumière, en effet, fait exister les choses en les arrachant à l’obscurité. Celui qui vit dans la clarté du jour baigne dans un milieu naturel et familier qui lui permet de se mouvoir; mais lorsqu’il lève son regard vers le soleil pour le fixer, il en est aussitôt ébloui. Ainsi en va-t-il de la Trinité: sans elle, la foi chrétienne s’évanouit; et lorsque nous essayons de la comtempler en elle même, nous en sommes aveuglés. Et pourtant toute notre vie chrétienne se déroule sous le signe de la Sainte Trinité: c’est en elle et par elle que nous sommes créés et sauvés; c’est en elle que nous sommes baptisés et c’est encore vers elle que nous sommes en marche. Continuer la lecture de Sainte-Trinité : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

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