Archives par mot-clé : homélie

Heureux : Huit jours plus tard, Jésus vient

“La confiance éclaire notre regard, elle nous permet de voir, non avec les yeux de chair, mais avec le cœur. “

Lectures : Dimanche de la Divine Miséricorde : Ap4,32-35/1Jn5,1-6/Jn20,19,31

« Huit jours plus tard, Jésus vient » (Jn 20, 19-31)

« Heureux ! »
L’Évangile d’aujourd’hui interpelle notre foi. Le nom de Thomas signifie « jumeau » et nous sommes tous, pour une part les jumeaux de Thomas. Thomas a besoin de voir pour croire. Son attitude nous délivre un message important. Thomas est un homme qui se qui ne se laisse pas prendre par des belles paroles ; il n’entend pas suivre n’importe quel gourou ; il a besoin de faire fonctionner son intelligence ; il a besoin de comprendre. Il a raison. Dieu ne nous demande pas d’abandonner notre intelligence pour suivre le Christ. Continuer la lecture de Heureux : Huit jours plus tard, Jésus vient

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Pâques : Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts

“Pâques reste la seule véritable espérance, en ce sens que cette fête nous dit la victoire de l’amour sous toute forme de mort !”

Lectures : Dimanche de Pâques : Ac 10, 34a.37-43/Col 3, 1-4/Jn 20, 1-9

« Il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts » (Jn 20, 1-9)

On a enlevé le seigneur de son tombeau ! Tout part en ce matin de Pâques, de ce cri de Marie-Madeleine qui s’est rendu au tombeau. Au grand matin, chaque homme, chaque femme, aujourd’hui encore, peut se lever à l’aube, sur la foi des mots de Madeleine et courir au tombeau, désormais vide, vide pour toujours, où nous attend le vivant : Dieu l’a ressuscité, Christ est ressuscité ! Pas de place pour le doute : on a pas ôté ou volé le corps de Jésus, non, Dieu l’a ressuscité, Christ est ressuscité ! C’est cette évidence qui envahit le cœur de Jean et qui le réjouit, dès qu’il pénètre dans le tombeau vide ; non seulement il a gagné au sprint mais surtout, il ne fait pas que constater les linges comme Pierre, son amour lui fait voir avec le cœur tous ce dont ces linges font signe : il vit et il crut !

En ce jour de Pâques, nous fêtons la résurrection de Jésus, nous invitant à le reconnaître comme le Vivant, vivant et agissant au milieu de nous, nous appelant à ne pas chercher, parmi les morts, celui qui est vivant.
Pourtant cette espérance de renaissance qui est la nôtre vient buter souvent sur la réalité de graves épreuves de santé, de blessures familiales, de toutes les violences du monde, de tous les exodes massifs de populations, de tous ces attentats et ces barbarie avec les hommes qui se massacrer et se tuent, toutes ces menaces trop souvent réalisées de perdre son travail, son logement, de n’être pas reconnu à sa juste valeur, et toutes les larmes devant tant de situations injustes, dramatiques et apparemment sans débouché, tout ce cortège de souffrances…

Comment alors nous réjouir de la lumière de Pâques dans cette obscurité ou tant d’hommes et de femmes sont plongés ? N’est-ce pas en réaffirmant que, pour nous, Pâques reste la seule véritable espérance, en ce sens que cette fête nous dit la victoire de l’amour sous toute forme de mort ? Oui, renonçons à rechercher Jésus dans les cimetières de toutes sortes qui peuplent parfois nos vies.

Accueillons, dès maintenant, dans nos vies de tous les jours, les fruits de la résurrection alors. Et tout d’abord cette puissance de l’amour qui est Dieu, qui a relevé Jésus de la mort, et qui est à l’œuvre en chacun de nous. C’est elle qui apporte la lumière et le courage de la conversion de nos vies. C’est aussi cette force de l’espérance qui met en notre cœur cette conviction profonde que, malgré les apparences, le bien est plus fort que le mal et construit le bonheur des hommes et notre bonheur ; c’est cette espérance que la solidarité est capable de faire reculer la misère. C’est cette espérance qui nous donne la force de travailler à l’avènement d’un monde plus humain ; c’est elle qui nous donne la force de nous relever : après un pardon impossible à donner, un deuil trop lourd à porter, une maladie qui a conduit aux portes de la mort… Et ce sera comme une résurrection. C’est encore dans la résurrection de Jésus, nous associant à la sienne, la joie de nous savoir vivants de Sa Vie, aimés d’un amour infini malgré nos limites et nos faiblesses ; c’est la joie de la tendresse de Dieu notre père.

La joie de Pâques, c’est, pour nous baptisés de longue date, entendre à nouveau, avec les cinq baptisés adultes de notre paroisse, avec tous les nouveaux baptisés de la de cette année, avec vous les parents, parrains et marraines d’Alexis et de Clément, cette parole de Dieu : « tu es mon enfant bien-aimé, en toi je mets tout mon amour ». C’est nous laisser réinterroger sur notre baptême ; c’est renouveler notre confiance en lui et nous appuyer sur lui, et plus encore lui remettre notre vie.

À chacun de nous de témoigner de quelle nuit, de quel tombeau, de quel sommeil, le ressuscité nous a tirés, et qui fait que, de tout mon être, je l’appelle mon créateur et mon sauveur !
À nous de témoigner de cette reconnaissance de son œuvre en nous,  de la Pâques du Christ qui, par sa force « ressuscitante », opère déjà dans nos vies.

 Oui Christ est ressuscité il est vraiment ressuscité ! et c’est dans cette foi et dans la joie qu’Alexis et Clément vont être baptisés.

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Veillée Pascale : « Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité »

“Faites de votre baptême un acte fort de confiance en lui et vous verrez sa grâce agir et vous accompagner toute votre vie.”

Lectures : Veillée Pascale

« Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité » (Mc 16, 1-7)

Bien-aimés de Dieu, chers frères et sœurs, le seigneur Jésus est vraiment ressuscité des morts et cette nuit, nous célébrons toute l’histoire du salut ; cela depuis la création du monde jusqu’à la rédemption que le Christ vient accomplir par sa mort et sa résurrection. C’est dans cette perspective que nous avons écouté des textes bibliques qui nous ont rapporté l’histoire du salut. Ces lectures trouvent leur aboutissement dans le cri de la victoire de l’alléluia qui exprime notre allégresse et notre louange à Dieu qui triomphe toujours de nos souffrances et peines. Continuer la lecture de Veillée Pascale : « Jésus de Nazareth, le Crucifié, est ressuscité »

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