L’origine du village

Le village de La Villette s’est développé le long de la route qui menait de Paris vers la Flandre, dans le prolongement des rues Saint-Jacques et Saint-Martin (le cardo antique, axe nord-sud de Paris). Cette route, très fréquentée, était bordée de relais de poste et d’auberges accueillant voyageurs et pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle.

L’église du village était située au niveau de l’actuelle rue de Nantes. Mentionnée dès 1540, elle était dédiée à saint Jacques le Majeur, patron des pèlerins, et à saint Christophe, patron des voyageurs. Elle dépendait du couvent Saint-Lazare. A la fin du XVIIIᵉ siècle, elle desservait une population d’environ 1 000 habitants. Mais, dès 1832, cette première église ne suffisait déjà plus à accueillir une population en forte croissance.
Le canal de l’Ourcq et la transformation du village
En 1802, à la demande de Napoléon Ier, on commence le percement du canal de l’Ourcq, destiné à alimenter Paris en eau potable. Ce nouvel ouvrage divise le territoire de La Villette en deux parties : la Grande Villette, au nord du canal, et la Petite Villette, au sud, seulement reliées par un pont.
Le bassin de La Villette est inauguré en 1808. Le centre du village de la Villette s’établit alors autour d’une nouvelle place (l’actuelle place de Bitche) où sont regroupées la mairie, les écoles et une nouvelle église, plus grande : l’actuelle église Saint-Jacques-Saint-Christophe.


A partir des années 1820, le canal de l’Ourcq, qui sera prolongé en 1821 par le canal Saint-Martin, devient une voie de communication essentielle, assurant l’approvisionnement de la capitale en diverses denrées : charbon, bois, céréales et bien d’autres marchandises. Grâce à cette activité, La Villette, originellement village agricole, se transforme progressivement en un centre industriel majeur et, en 1900, son bassin devient le premier port de Paris.

