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Messe des nations – Mot d’introduction par le curé

8 janvier 2023 – Messe des Nations

Mot d’introduction par le curé

« Les nations marcheront vers ta lumière… Tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi…» – annonçait le prophète Isaïe déjà au VIII siècle avant Jésus Christ (60, 3-4).

Chers frères et sœurs, la promesse d’Isaïe ne s’accomplit que quand les nations convergent vers le Seigneur en lui offrant leur histoire, leur culture, leurs richesses.

Nous avons la chance d’être une paroisse qui rassemble des personnes d’origines multiples. En célébrant en ce jour l’Epiphanie du Seigneur, nous voudrions donc lui manifester notre MERCI pour cette richesse.

Au nom de l’équipe des prêtres qui sont au service de cette paroisse, je voudrais également dire un grand MERCI à vous qui mettez cette richesse, c’est-à-dire vos compétences, vos talents, votre temps et votre argent au service de notre communauté paroissiale, et ceci à tous les niveaux : liturgie et prière, sacristie et accueil, catéchèse et formation, les affaires économiques et entretient de nos locaux, multiples engagements sociaux et caritatifs. Tout cela est possible parce que vous avez décidé, et vous décidez jour après jour, parfois « contre vents et marées », de mettre vos richesses au service de Dieu, de son Eglise et de l’humanité. Merci !

Le fondateur des Pères Pallottins – qui sont au service de cette paroisse – saint Vincent Pallotti, aimait beaucoup la fête de l’Epiphanie en faisant d’elle une fête de l’unité dans la diversité. « L’Epiphanie – écrit-il, est une fête qui manifeste la précieuse variété de l’Eglise Catholique ».

Voyez-vous ! Il considère la diversité comme un atout, un avantage, une chance, et non pas comme une menace pour l’Eglise, pour la paroisse. Voilà pourquoi il cherchait à valoriser la variété de langues, de cultures, de mouvements ecclésiaux et de rites liturgiques représentées par les trois Rois Mages. Nous ne savons pas exactement d’où venaient-ils. C’est la piété chrétienne qui a imaginé leurs pays d’origine: Europe, Afrique et Asie. On les a même nommés: Gaspard, Melchior et Balthazar.

Ils sont aujourd’hui avec nous, symboliquement, et c’est avec eux que nous arrivons à la crèche avec nos présents: peut-être avec notre petite charité trop mesquine ; peut-être avec notre grande espérance trop hésitante ; peut-être avec notre trop maigre foi alourdie par notre trop gros moi… Peu importe ! Tous ces dons maladroits, Jésus les reçoit et les confie au Père. Oui, quels que soient nos dons parfois maladroits, Jésus sait les conduire au Père, tout droit !

Père Stanislas

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Il est né en chemin !

Il est né en chemin !

Fêter Noël dans une société dite « post-chrétienne » n’est pas une mince affaire. Pour attirer l’œil et ne pas troubler la laïcité, une convention s’impose : Noël est une fête enchantée ou mieux encore « magique ». Est magique, en effet, tout récit qui contredit les lois de la raison et exige cependant d’être cru ! Alors la foi chrétienne, déguisée en féerie commerciale, fait un retour remarqué pendant un mois.

Et si la naissance de Jésus-Christ, dans un monde désenchanté, était le contraire d’un événement magique? À Noël, en effet, naît Celui devant qui les mages se prosterneront à l’Épiphanie. Ainsi, la venue du Christ détrône les magiciens et déjoue toute tentative d’enchantement comme de désenchantement. « En la personne du Fils, le Père donne tout et dit tout » – confesse saint Bernard.

Et encore une petite chose.

Saint Grégoire le Grand dans son homélie de Noël fait observer que l’Enfant-Jésus est né en chemin: « Il ne nait pas dans la maison de ses parents – remarque-t-il, mais en chemin ». En réalité, lors de la naissance de Jésus, Marie et Joseph sont en voyage. Ce même Enfant – « né en chemin » – étant un homme adulte dira: « Il faut que je marche aujourd’hui, demain, et le jour suivant » (Lc 13, 33).

Chers frères et sœurs, chers amis, au nom de toute l’équipe pastorale, je vous souhaite de devenir toujours davantage des hommes et des femmes de Noël, c’est-à-dire des personnes qui acceptent de naître et de renaître; de grandir et de marcher!

Je vous souhaite également l’enthousiasme des bergers qui pour aller à Bethléem « se mettent en route en hâte » (Lc 2, 16), ainsi que la liberté des Rois Mages qui – lorsque c’est nécessaire – modifient leur itinéraire et changent de route « regagnant leur pays par un autre chemin » (Mt 2, 12).

Père Stanislas,

curé

Nativité du Seigneur

“Une foi qui ne nous bouleverse pas, est une foi qui a besoin d’être bouleversée ! Dieu qui nous a fait sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous. Il respecte notre liberté. Il réclame notre concours, notre coopération.”

Lectures de ce jour :

Nativité du Seigneur Noël – Jn 1, 1-18

En cette fête de Noël nous sommes habituellement remplis de joie, et à juste titre! Comme l’affirme Saint Léon le Grand: « La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie ».

On peut dire qu’avec la fête de Noël, Jésus vient nous révéler le style de Dieu. Et le style de notre Dieu, Dieu des chrétiens, ne consiste pas à venir nous aider en résolvant nos problèmes par la magie, en l’occurrence la magie de Noël. Il fait un choix complètement différent. Il commence par se faire un enfant, c’est-à-dire faible et vulnérable. Dans les célébrations de Noël, nous sommes donc tout d’abord invités à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous pensons qu’il est absent.

Permettez-moi de réfléchir avec vous et pour vous sur deux grandes leçons qui viennent de cette fête. La première: Noël – est la fête de la Foi. La seconde – Noël nous rappelle que Dieu ne cesse d’être avec nous. Continuer la lecture de Nativité du Seigneur