Archives par mot-clé : évangile

Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division

« La paix de Jésus est l’équivalent du bonheur parfait, de la joie divine d’exister. Cette paix est liée à la foi et reçue comme un don de Dieu.»

Lectures : Vingtième dimanche temps ordinaire

Tout le monde sait que « évangile » veut dire « bonne nouvelle ». Ce que nous savons moins ou pas du tout c’est que cette « bonne nouvelle » n’a pas le sens habituel que nous donnons à cette expression. La « bonne nouvelle «  de l’évangile ne provoque pas forcément une joie immédiate, une satisfaction immédiate, répondant à nos besoins immédiats. Dans l’évangile d’aujourd’hui, Jésus nous dit qu’il ne vient pas apporter la paix mais la division : « Pensez-vous que je sois venu apporter la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division. ». Cette parole est étonnante .Comment la comprendre ?

« Je ne suis pas venu mettre la paix dans le monde. » Ailleurs, Jésus dit : « Je vous donne la paix ! » . La mentalité sémitique ignore certaines de nos nuances et n’a pas peur de ce qui nous paraît être des contradictions. De quelle paix s’agit-il ? Il y a, en effet, des fausses « paix » . Celle qui cherche une tranquillité égoïste : « Fiche-moi la paix ! », une paix de résignation : «  Laisse tomber ! », une paix imposée par la force  avec un vainqueur et un vaincu. La paix véritable ne peut que rarement être imposée de l’extérieur, elle doit naître de l’intérieur. La paix que Jésus apporte  est n’est pas seulement l’absence de guerre ou de conflits mais elle nous délivre de la peur, de la tristesse, de l’inquiétude de l’angoisse. Cette paix est liée à la venue du Messie, à Jésus, au Royaume. Elle est l’équivalent du bonheur parfait, de la joie divine d’exister. Cette paix est liée à la foi et reçue comme un don de Dieu. Cela nous invite à trouver le cœur de la pensée de Jésus. Mais allons plus avant dans ce passage… Continuer la lecture de Je ne suis pas venu mettre la paix sur terre, mais bien plutôt la division

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Assomption : heureuse la mère qui t’a porté en elle

« Marie entre corps et âme dans la vie de Dieu, au ciel : Le ciel, c’est quelqu’un. Le ciel c’est Dieu et les frères.»

 Lectures : Assomption de la Vierge Marie

2019 – Homélie  fête de l’Assomption

Pour cette fête de l’ Assomption, l’Église nous propose très justement ce passage de la Visitation de Marie à sa cousine Elisabeth. En effet les premières phrases du Magnificat , le cantique de Marie, annoncent d’une certaine manière, le merveilleux destin de la mère du Sauveur : «  Le Seigneur s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse ». C’est bien le sens de cette fête : nous célébrons aujourd’hui cette certitude de foi que Marie est bienheureuse éternellement, elle partage pleinement la plénitude de la vie de Dieu, sa vie d’amour pour toujours, sa vie éternelle.  Ce que nous célébrons dans l’Assomption de Marie, c‘est la vie, en son achèvement, en son aboutissement, le couronnement de sa vie sur terre, la vie humaine saisie en Dieu,elle est unie à son Fils ressuscité; Marie entre corps et âme dans la vie de Dieu, au ciel : Le ciel, c’est quelqu’un. Le ciel c’est Dieu et les frères. Le ciel, n’est pas un lieu, une sorte de résidence secondaire dont nous pourrions rêver pour de grandes vacances, c’est une relation, une présence, une communion,  une rencontre, un rendez-vous avec quelqu’un qui nous est cher et qui nous aime.  A la suite du Christ, c’est l’entrée de l’humanité, dans la vie de Dieu, que Marie, toute donnée, toute consacrée à Dieu, inaugure.                                                                                                                                          

Pour nous, célébrer aujourd’hui cette Assomption, c’est en quelque sorte, accueillir et célébrer à l’avance, notre mort comme un passage, comme une naissance, comme le couronnement de notre vie, comme de lumineuses et joyeuses retrouvailles. Nous croyons que le désir de Dieu de nous associer à sa vie, désir qui s ‘est déjà réalisé en Marie peut aussi se réaliser en chacun de nous.

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Qui est mon prochain ?

“La pitié est un sentiment très fort dans le cœur de l’homme car nous sommes faits à l’image de Dieu. “

Lectures : Quinzième dimanche du temps ordinaire

Neymar, Griezmann, Messi, Lewandowsko … Pourquoi ces joueurs sont-ils connus et appréciés ? Est-ce le fait qu’ils connaissent bien les règles du foot ? Bien sûr, mais ce n’est pas le critère décisif. Ils sont connus parce qu’ils jouent bien.

Quel est le rapport avec le passage d’Évangile d’aujourd’hui ?

Le plus important, nous dit Jésus, ce n’est pas de connaître les règles, c’est de jouer.

Regardons, le docteur de la Loi connaissait bien les règles ; mais c’est le samaritain de la parabole qui a mis la loi en pratique. Si vous connaissez l’Évangile par cœur mais que vous ne le vivez pas, cela ne sert pas à grand-chose. Les pensées peuvent quelquefois dessécher notre cœur.

Mais en revanche, si vous commencez à vivre ce que vous connaissez de l’Évangile, vous allez le connaître de mieux en mieux.

De même, il nous faut bien reconnaître que des gens qui sont loin de l’Église et n’ont peut-être pas par ailleurs une vie exemplaire selon les canons de la morale chrétienne nous donnent quelque fois de bonnes leçons de charité. Continuer la lecture de Qui est mon prochain ?

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