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Explication de l’Evangile du dimanche 29 mars pour les enfants

Explication de l’Evangile aux enfants

29 mars 2020, 5ème Dimanche de Carême, Année A.

Chers parents, chers enfants, habituellement, lors des messes dominicales de notre paroisse, les plus jeunes sont invités à assister à l’explication de l’Evangile du jour, avec des mots simples. En raison des restrictions de déplacement, nous vous invitons à partager en famille la lecture de l’Evangile, et à l’expliquer à vos enfants avec vos propres mots.

Ce document peut vous aider à identifier des axes d’explication, et vous suggère une activité pour mieux comprendre l’Evangile.

Signe de croix

En entrant dans ce temps de partage de la Parole, faisons ensemble un beau signe de croix avec les enfants.

Introduction et contexte, rappel

Expliquer aux enfants que, même si nous n’allons pas à la messe ce dimanche, nous sommes en communion les uns avec les autres et que nous allons partager la Parole que Jésus nous transmet ce jour.

On peut rappeler aux enfants que nous sommes dans le temps du Carême (5ème dimanche). Il reste deux semaines pour nous préparer à la fête de Pâques (Résurrection du Christ). La couleur est le violet (comme pendant l’Avent). On améliore notre cœur pour se disposer à accueillir Jésus ressuscité. Pour cela, on peut prier, jeûner (se priver de quelque chose qu’on aime bien pour prendre du temps pour Dieu et les autres), et faire l’aumône (donner aux autres).

Dimanche dernier, l’Evangile nous présentait un aveugle de naissance, que Jésus guérit. En écoutant les commandements de Dieu, en les suivant, en ayant foi en Jésus, il peut tout pour nous.

Thème du jour : La résurrection de Lazare

En ce dimanche, prenons le temps de présenter aux enfants des extraits de chaque lecture. Dieu nous parle dès l’Ancien Testament, et jusqu’après la résurrection de Jésus. Pour les plus grands, on pourra lire les textes du jour en entier, qui se trouvent à la fin du document.

  • Première Lecture : Ezéchiel 37, 12-14.

Ainsi parle le Seigneur Dieu […] : Je mettrai en vous mon esprit, et vous vivrez.

Parole du Seigneur – Nous rendons grâce à Dieu

  • Deuxième Lecture : Lettre de saint Paul Apôtre aux Romains 8, 8-11.

Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Jésus, le Christ, d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. – Parole du Seigneur.  Nous rendons grâce à Dieu

  • Lecture de l’Evangile : Jean 11, 3-7.17.20-27.33b-45 (lecture brève, la lecture longue est présente en fin de document).

En ce temps-là, Marthe et Marie, les deux sœurs de Lazare, envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura deux jours encore à l’endroit où il se trouvait. Puis, après cela, il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » À son arrivée, Jésus trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Lorsque Marthe apprit l’arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s’il meurt, vivra ; quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, je le crois : tu es le Christ, le Fils de Dieu, tu es celui qui vient dans le monde. » Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé, et il demanda : « Où l’avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens, et vois. » Alors Jésus se mit à pleurer. Les Juifs disaient : « Voyez comme il l’aimait ! » Mais certains d’entre eux dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l’émotion, arriva au tombeau. C’était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la sœur du défunt, lui dit : « Seigneur, il sent déjà ; c’est le quatrième jour qu’il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours ; mais je le dis à cause de la foule qui m’entoure, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé. » Après cela, il cria d’une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains liés par des bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. » Beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ce que Jésus avait fait, crurent en lui.

QUIZ POUR LES ENFANTS ET LES ADULTES (cliquez sur l’image)

https://www.sjsc.fr/quiz-29-mars-evangile-aux-enfants/

  • Questions.

On peut utiliser les questions ci-dessous pour guider les enfants dans leur compréhension du texte.

  • Quels sont les personnages dans ce texte de l’Evangile, et quel est leur lien ?

Jésus, Marthe et Marie qui sont deux sœurs, et Lazare. Jésus aimait ces trois personnes.

  • Que se passe-t-il dans l’Evangile ?

Lazare est malade. Les deux sœurs demandent à Jésus de venir le guérir. Quand Jésus arrive, Lazare est déjà mort et mis au tombeau. Jésus redonne la vie à Lazare.

  • Que demande Marthe à Jésus ?

« Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. Mais maintenant encore, je le sais, tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera. » Marthe sait que Jésus peut tout faire. Même s’il n’était pas là pendant la maladie de Lazare, elle ne désespère pas, elle ne lui reproche pas. Elle espère encore.

  • A-t-on déjà prié sans être exaucé ? Comment se sent-on ? Que faire dans ce cas ?

L’exemple de Marthe est à suivre : continuer de prier. Quand le moment sera venu, si Dieu juge que notre prière est bonne, il nous comblera.

  • « Jésus, en son esprit, fut saisi d’émotion, il fut bouleversé et se mit à pleurer », pourquoi ?

Jésus aimait Lazare. Quand un ami meurt, on est souvent triste, car on ne pourra plus le revoir dans ce monde. On est triste aussi par compassion pour sa famille par exemple. Jésus pleure donc en voyant Marie pleurer. Et moi, quand un ami est triste, qu’est-ce que je fais ? Est-ce que je suis triste avec lui ? Est-ce que j’essaie de le consoler ? Comment est-ce que je peux faire pour le consoler ? On peut inviter les enfants à consoler quelqu’un qu’ils savent tristes, peut-être en lien avec la pandémie.

Activité :

  • Coloriage du dessin (a la fin de ce document)

Prière : Je confesse à Dieu

En ce temps de Carême, pour se préparer à Pâques, on lit le texte de la prière qu’on vient de reconstituer dans l’activité. On réfléchit avant la prière aux péchés, aux fautes, aux bêtises qu’on a fait dans la semaine. Est-ce que j’ai demandé pardon aux gens à qui j’ai fait mal ? Chaque fois que je fais une bêtise, Dieu est triste…à Lui aussi je demande pardon.

Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j’ai péché en pensée, en parole, par action et par omission; oui, j’ai vraiment péché. C’est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu. 

Activité :

Lazare, le frère de Marthe et Marie vient de mourir. Avec ses amis, Jésus pleure. Il prie Dieu de redonner vie à Lazare. Colorie les bandelettes en respectant la couleur des points. Lazare est revenu à la vie !

Lectures de la messe

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Veillez pour être prêts

“Paroles  réconfortantes et pleines d’avenir : le Seigneur désire toujours venir dans notre histoire pour établir sa demeure en chacun de nous.”

Lectures : Premier dimanche de l’Avent

« Nous attendons ta venue, Seigneur Jésus »

« L’Avent » est un mot latin dérivé d’« adventus » qui désigne non seulement la 1ère période de l’année liturgique, mais aussi l’événement qu’elle célèbre : l’avènement du Seigneur, passé et à venir. Oui, nous proclamons avec assurance que le Christ, notre Seigneur, est déjà venu, en prenant la condition des hommes », et qu’il viendra de nouveau revêtu de sa gloire » (préface de l’Avent). Toutefois au seuil de l’Avent, nous affirmons qu’aujourd’hui. Le Seigneur désire toujours venir dans notre histoire pour établir sa demeure en chacun. Ces paroles sont réconfortantes et pleines d’avenir, inspirant ainsi la joie dans le cœur de chacun. Aussi nous sommes invités à faire nôtre l’invocation du psalmiste : Continuer la lecture de Veillez pour être prêts

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Le publicain était devenu juste, plutôt que le pharisien

“Ne plaçons pas un miroir entre Dieu et nous pour nous regarder. Laissons-nous regarder par Dieu qui nous aime tels que nous sommes.”

Lectures : Trentieme dimanche du temps ordinaire

Comme beaucoup de paraboles de Jésus, la parabole du pharisien et du publicain est une caricature. Non pas une caricature au sens péjoratif qu’on donne généralement au mot, mais du grand art, parce que la caricature est l’art de celui qui d’un trait de crayon, sait dire la vérité d’un personnage ou d’une situation. Le petit chef d’œuvre de Jésus, aujourd’hui, met en scène deux personnages typiques de la société de son temps : un pharisien et un publicain.

Pour bien saisir la saveur du portrait que Jésus en fait, il faut se rappeler que les pharisiens étaient des gens d’une grande rectitude morale, et non des hypocrites, comme on a tendance à le croire aujourd’hui. Ils étaient même très bien considérés à l’époque. Celui que décrit Jésus est même un super-pharisien par ses jeûnes et sa générosité. Il faut également se rappeler que les publicains étaient réellement de sales types ; non seulement collaborateurs de l’occupant romain, mais également voleurs, oppresseurs des petits, sans pitié pour les pauvres gens qu’ils n’hésitaient pas à faire vendre comme esclaves quand ils ne pouvaient pas payer les impôts qu’on leur réclamait. Ils avaient acheté leur fonction, souvent très cher, et ensuite, parce qu’ils fixaient arbitrairement l’assiette de l’impôt, ils se débrouillaient pour faire rapidement fortune sur le dos des gens. Continuer la lecture de Le publicain était devenu juste, plutôt que le pharisien

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