Archives par mot-clé : volonté

Son “oui” nous montre le chemin de confiance – Homélie

Télécharger la feuille d’informations paroissiales du 01/01/23

Sainte Marie, Mère de Dieu – Lc 2, 16-21

Deux paroles illuminent pour les chrétiens le seuil de chaque année: Marie et la Paix.

Marie, parce que nous célébrons en ce jour la solennité de Sainte Marie, en tant que la Mère de Dieu, et parce que son « oui » à la volonté de Dieu nous montre le chemin de confiance et de disponibilité face à la nouvelle année qui commence. En effet, nous ne savons pas ce que cette nouvelle année nous apportera, mais Marie nous invite à regarder tout dans la confiance, car nous sommes dans les mains de Dieu.

La Paix, parce que depuis 56 ans l’Eglise prie en ce jour pour la paix d’une manière « institutionnelle » et universelle. En effet, c’est le Pape Paul VI qui instituât cette Journée Mondiale de la Paix en 1968. Depuis ce temps-là, chaque année les papes adressent un message spécial à l’occasion de cette journée. Le Message du pape François pour cette 56e édition est intitulé « Personne ne peut se sauver tout seul. Repartir après la Covid-19 pour tracer ensemble des sentiers de paix ». En effet, selon le Pape François la plus grande leçon léguée par la Covid-19, est la conscience du fait que nous avons tous besoin les uns des autres ; que notre plus grand trésor, et aussi le plus fragile, est la fraternité humaine. Il est donc temps de nous interroger, d’apprendre, de grandir et de nous laisser transformer, tant individuellement que communautairement ».

À ces deux paroles, Marie et Paix, qui chaque année accompagnent les chrétiens au seuil d’une nouvelle année , je voudrais en ajouter une troisième: la bénédiction. En effet, chaque 1 janvier la liturgie de l’Eglise nous réserve une très belle bénédiction appelée « la bénédiction solennelle pour le commencement de l’année ». Elle s’enracine dans le Livre des Nombres, la première lecture de ce jour. « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26).

Demandons nous d’abord qu’est-ce que la bénédiction ? Quel sens la Bible donne à ce mot ? Eh bien, dire que Dieu nous bénit, c’est dire que Dieu nous accompagne, que Dieu est avec nous. C’était, d’ailleurs, le Nom même de celui que nous fêtons à Noël : Emmanuel – « Dieu-avec-nous ».

Remarquez ensuite que cette formule de la bénédiction est au singulier : « Que le Seigneur te bénisse », et non pas : « Que le Seigneur vous bénisse ». Pourquoi ? Parce qu’il s’agit bel et bien d’Israël tout entier ; d’un peuple tout entier ; d’un peuple qui marche ensemble et qui ne fait qu’un. C’est un singulier collectif. En effet, « Nous ne sommes pas les uns et les autres, mais les uns grâce aux autres ». Cette protection de Dieu n’est pas donc réservée à quelques-uns, quelques élus. Elle est offerte à l’humanité tout entière.

Troisièmement, « Que le Seigneur te bénisse » est au subjonctif qui – comme tous les subjonctifs – exprime un souhait. Et pourtant cette expression reste curieuse quand on y réfléchit. Est-ce que le Seigneur pourrait ne pas nous bénir ? Eh bien, sachez que dans cette formule de la bénédiction, il ne s’agit pas du Seigneur, mais de nous. Dieu nous bénit sans cesse, mais nous sommes libres de ne pas accueillir sa bénédiction ! Autrement dit, Dieu propose et l’homme dispose, pour le pire ou le meilleur. C’est comme le soleil qui brille en permanence, même quand nous recherchons l’ombre. Eh bien, de la même manière que nous sommes libres de rechercher l’ombre, nous sommes également libres d’échapper à l’action bienfaisante de Dieu. En effet, celui ou celle qui se met à l’abri du soleil, perd toute chance de bronzer, et ce ne sera pas la faute du soleil ! C’est pareil pour la bénédiction. Le subjonctif est là pour manifester notre liberté.

Et la dernière remarque, en forme de question : En quoi consiste la bénédiction de Dieu ? Que se passe-t-il pour nous ? Eh bien, bénir est un mot latin : « bene dicere », « dire du bien ». Dieu dit du bien de nous. Et ne nous étonnons pas que Dieu dise du bien de nous, puisqu’il nous aime. Il pense du bien de nous, il dit du bien de nous. Il ne voit en nous que ce qui est bien. Or, quand Dieu dit du bien de nous, sa Parole agit en nous, elle nous transforme, elle nous fait du bien. Autrement dit, quand nous demandons la bénédiction de Dieu, nous nous offrons à son action transformante.

Cependant, cette bénédiction n’a rien avoir avec un coup de baguette magique ! Etre « béni », c’est être dans la grâce de Dieu et tacher de vivre en harmonie avec Dieu. Cela ne nous épargnera pas pour autant les difficultés, les épreuves comme tout le monde ! Mais celui qui vit dans la bénédiction de Dieu, traversera les épreuves en « tenant la main de Dieu ».

Marie, que nous fêtons en ce jour comme « Mère de Dieu », est le canal par lequel le Père donne sa bénédiction au monde. Au début de cette nouvelle année 2023, mettons-nous donc docilement à l’école de Marie pour apprendre d’elle à accueillir dans la foi et dans la prière la bénédiction que la liturgie nous fait entendre en ce jour : « Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix ! » (Nb 6, 24-26).

Père Stanislas

Conseil Paroissial des Affaires économiques

Présidé par le Père Stanislas Stawicki, ce conseil se compose de :

– Arlette Aubertin vice présidente
– Catherine Mazoyer
– Alain Raynal
– Philippe Capron
– Marina Lauret
– Stéphane Lavanant
– François de Bernis ( délégué diocesain )
– Eric Lenfant ( invité)
– Guy Didier ( invité)

Le code de Droit Canonique fait désormais une obligation à tout administrateur des biens de l’Eglise d’être assisté dans sa tâche par un conseil. C’est le cas du curé pour sa Paroisse.

Le Conseil, présidé par le curé, est composé de trois à douze membres.

Les conseillers sont nommés par le curé, avec l’accord exprès de l’archevêque, sur proposition du curé. Le mandat est de 6 ans, renouvelable une fois, sauf dérogation. Le Conseil est renouvelé par tiers, tous les deux ans.

Les responsabilités économiques de la Paroisse peuvent être synthétisées comme suit

Quelques principes élémentaires

  • – Traduire financièrement les choix pastoraux
  • – Assurer l’équilibre des recettes et des dépenses
  • – Outre la bonne gestion de la Paroisse, prendre en compte la nécessité de servir le bien commun de tout le Diocèse et de l’Eglise

La gestion proprement dite

  • – Gérer le personnel laïc
  • – Maîtriser la gestion du patrimoine immobilier
  • – veiller aux campagnes du Denier de l’Eglise
  • – Optimiser la gestion de la trésorerie de la Paroisse
  • – Établir budgets et comptes de la Paroisse
  • – assurer la gestion des achats et des fournitures

Les passations

  • – Préparer et suivre les passations
  • – Constituer la mémoire de la Paroisse

En donnant son avis ou son consentement, le Conseil économique paroissial agit, non seulement par souci de bonne gestion de la paroisse mais aussi avec la volonté de servir le bien commun de tout le diocèse et avec un esprit de solidarité envers tous.

PRODUITS DE FONCTIONNEMENT (en EUR)

Type Produit20212020Var.
Denier de l'église78 184,1069 807,7112,0%
Quêtes35 122,15 22 688,5754,8%
Casuel & Messes14 144,17 23 022,84 -38,6%
Offrandes & dons20 859,22 19 050,009,5%
Autres ress.fidèles360 755,28-52,3%
Ress Diverses28 416,51 27 502,26 3,3%
Revenus Immobiliers1 906
Total recettes 178 992214 350.889,9%

CHARGES DE FONCTIONNEMENT (EUR)

Type de Charge20212020Var.
Frais Clergé45 232,4047 601,60-5,0%
Frais Laïcs63 451,6467 225,03-5,6%
Frais Immeubles51 238,1435 896,8742,7%
Fourn. Culte et Fidèles13 159,907 910,08 66,4%
Autres frais34 500,7231 329,6310,1%
Solidarité diocésaine20 233,0026 848,00-24,6%
Autres charges pastorales 4 227,077 072,35-40,2%
Total dépenses 232 043 223 8843,6%
Résultat de fonctionnement-53 051-61 057

 

 

 

Pour contacter le Groupe du CPAE :

    Votre nom (obligatoire)

    Votre email (obligatoire)

    Vous voulez contacter :

    Sujet

    Votre message

    Que faire pendant le Carême ?

    VIII Dimanche – Lc 6, 39-45

    Lectures de ce dimanche

    Le 15 janvier 1662, il y a alors exactement quatre siècle, est né à Paris Jean-Baptiste Poquelin (1662-1673), passé à la postérité sous son nom de plume et de comédien: Molière. Cet artiste complet qui fit rire, mais aussi réfléchir, la France et la cour du « Roi Soleil », est toujours aujourd’hui l’un des plus grands, sinon le plus grand, des auteurs dramatiques de langue française, à tel point que son nom qualifie la langue qu’il savait si bien manier.

    Parmi les pièces de Molière, « le Tartuffe » est certainement une des plus célèbres. Ce fut aussi l’une des plus controversées de son temps. Elle provoqua le scandale lorsqu’elle fut jouée pour la première fois le 12 mai 1664. À tel point que l’Église de France, par la voix de l’archevêque de Paris, Mgr Hardouin de Péréfix, la fit interdire. Motif ? La dénonciation de l’hypocrisie au sein de la société, y compris au sein de l’Eglise.

    Mes frères et sœurs, la dénonciation des hypocrites que fait Molière dans sa pièce, est toujours d’actualité. L’hypocrisie étant le fait de l’homme pécheur. Jésus nous en parle dans l’Evangile de ce dimanche: « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère ».

    Rappelez-vous l’affaire de Mgr Michel Aupetit. Il a été accueilli par le pape François à Rome, au début de ce mois, exactement le 3 février dernier. « Le pape François m’a renouvelé son soutien après ma démission et m’a répété qu’il m’estimait victime de l’hypocrisie et du cléricalisme – a-t-il affirmé au lendemain de cette rencontre.

    Voyez-vous ! Les hommes d’aujourd’hui ne sont pas moins hypocrites que ceux d’hier ; ceux de l’époque de Jésus ou ceux de l’époque de Molière. Du coup, « le Tartuffe » n’a rien perdu de sa pertinence. Au contraire, cette pièce apparait comme nécessaire et indispensable dans le monde où nous sommes. Y compris à Paris.

     Chers frères et sœurs, Jésus nous met souvent en garde de nous conduire en hypocrites, c’est-à-dire « en esprits faux », qui prétendent aider leurs frères en dénonçant leur péché.  Il ne s’agit certes pas de renoncer à toute correction fraternelle, mais de fonder celle-ci sur un sérieux examen de conscience par rapport à ce que je porte en mon cœur comme intention, lorsque je veux aider mon frère à se débarrasser d’un penchant mauvais. Autrement dit, Jésus nous rappelle que l’unique motivation de toute parole de correction fraternelle doit être la charité qui vise le bien de l’autre et non le désir caché d’affermir sa supériorité ou peut-être même de faire oublier ses propres défauts en relevant ceux d’autrui. Saint Augustin aimait dire: « Si tu corriges, corrige par Amour. Aie au fond du cœur la racine de l’Amour: de cette racine, rien ne peut sortir de mauvais ».

    C’est dans cette esprit que l’Eglise nous invitera, dans trois jours, le Mercredi des Cendres, à entrer dans le temps de Carême: 40 jours pour vivre davantage en chrétien sincèrement, simplement et sobrement.

    On se demande souvent: « Que faire pendant le Carême » ? Le programme, nous le connaissons depuis toujours: prier, jeûner et partager. Mais chaque fois nous pouvons l’accomplir différemment. Pour cette année 2022, je voudrais vous présenter dix règles pour un bon Carême. Elles ont été publiées il y a 15 ans, en 2007, par le cardinal Godfried Danneels (1933-2019), archevêque de Malines-Bruxelles. Je les ai fait imprimées expressément dans la Feuille paroissiale pour qu’on puisse les lire ensemble. Regardez donc la toute première page de la FIP: « Dix conseils pour un bon Carême ».

    1.   Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie.
      1. Cherche dans l’Evangile de chaque dimanche de Carême (il y en a cinq), une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
      2. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre – un article de luxe – donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
      3. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.
      4. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.
      5. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains. Cela marche sans télécommande.
      6. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères: fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.
      7. « Par-donner » est le superlatif de donner.
      8. Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
      9. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

    Je vous propose maintenant de prendre 3 minutes de silence pour en repérer, non seulement avec vos yeux, mais surtout avec votre cœur, intelligence et volonté, trois de ces règles (conseils) que vous voudriez mettre davantage en pratique pendant le Carême de cette année.

    ***

    Conclusion: Les trois règles que vous avez choisies, ne signifient rien, si elles ne vous rapprochent pas de Dieu, des hommes et de vous-mêmes. Ou si elles vous rendent tristes. Le temps de Carême doit nous rendre plus légers, plus libres et plus joyeux dans notre marche à la suite du Christ. Il nous faudra fournir quelques efforts, certes, mais ce n’est pas grave, si nous vivons ces efforts avec l’application, dans la confiance, la persévérance et la joie.

    Père Stanislas

    Autres homélies du Père Stanislas

    fip_27_fevrier_2022