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Que devons-nous faire ?

« Seule l’attente est génératrice de joie authentique. C’est le cas précisément de la joie chrétienne de Noël. Elle consiste à se réjouir de ce qui commence, de ce qui bourgeonne. »

Lectures :

III Dimanche de l’Avent – Lc 3, 10-18

Les spécialistes dans la communication nous informent que notre vie en dit beaucoup plus que les mots que nous employons. En fait, seul un très faible pourcentage (environ 7%) de notre communication dépend des mots que nous utilisons. Le reste est rendu, souvent inconsciemment, par nos gestes et par le ton, les accents et les silences. C’est pourquoi nous pouvons parfois être surpris que, malgré ce que nous disons; malgré des phrases bien construites et réfléchies, nous faisons passer un message complètement différent de nos intentions. Il peut alors être utile de se demander de temps en temps ce que dit aux autres ma vie…?

Oui, notre manière de vivre nous révèle inévitablement, et l’évangile de ce dimanche semble nous dire que c’est la vie, et n’est que la vie (ma vie) – est un lieu théologique, c’est-à-dire un espace à travers lequel Dieu se manifeste ou non! Voilà pourquoi ceux qui viennent auprès de Jean le Baptiste pour le questionner ne l’interroge pas sur ce qu’ils doivent dire, mais bel et bien sur ce qu’ils doivent faire. Continuer la lecture de Que devons-nous faire ?

Messe de la Toussaint : tous Saints !

La sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure ». Oui, elle est même la seule aventure. « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint »

Lectures de ce jour :

Homélie
L’Église catholique célèbre en ce premier novembre la fête de la Toussaint. Dans l’esprit de beaucoup, cette fête renvoie spontanément au souvenir des défunts que l’on commémore en réalité le lendemain. Eh bien, la Toussaint n’est pas que cela. Elle est d’abord une invitation à faire « mémoire du futur » – comme disait saint Augustin. Oui, c’est une invitation à faire mémoire de notre futur, car Dieu nous appelle tous à la sainteté: « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lévitique 19, 2).
Voyez-vous! Dieu veut que nous partagions sa propre sainteté. Que nous en vivions. La sainteté ne vient donc pas de nous. On ne peut pas s’abonner à la sainteté, tout comme les gens s’abonnent à des magazines ou aux salles de cinémas. La sainteté est avant tout un don.

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Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain

« Toujours rencontrer, toujours dialoguer, toujours trouver une zone de contacts pour ne jamais perdre l’espérance d’une rencontre à l’horizon avec  le prochain. »

Lectures du jour :

«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain »
Mc 12, 30.31

Ce 31ème dimanche du temps ordinaire de l’année B nous rappelle deux principes : celui de l’écoute et celui de l’amour de Dieu et du prochain.
L’histoire du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament est aussi notre
histoire personnelle. À maintes reprises, les prophètes sont intervenus pour nous inviter à entendre la Parole de Dieu et à revenir vers lui. Mais trop souvent, notre raison et notre volonté ont primé sur celle de l’écoute. Alors qu’écouter Dieu, ne consistait pas seulement à tendre une oreille mais bien plus, « à être attentif et réceptif à sa Parole ». Continuer la lecture de Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain

Le Fils de l’homme est venu donner sa vie pour la multitude

Lectures du jour :

La soif de grandeur et de pouvoir est terrible. Elle est nourrie en nous depuis le plus jeune âge. Nous aspirons tous à devenir les chevaliers du roi Arthur ou des princesses emprisonnées dans une tour en attendant le prince charmant.

Avec le temps, en apparence, les fantasmes disparaissent. Mais en réalité, ils restent enfouis sous les cendres et guident secrètement nos choix et nos sentiments. L’éducation que nous recevons ne nous aide pas toujours à les maîtriser. En grandissant, notre vision des autres devient parfois encore plus confuse: les autres nous apparaissent comme des adversaires, des rivaux ou des concurrents.

La soif de grandeur et de pouvoir est terrible, car elle ne cesse de s’autoalimenter. Même les disciples de Jésus, hier comme aujourd’hui, n’en sont pas libres. Nous le voyons très bien dans l’Évangile de ce dimanche: « Maître, donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire » – demandent Jacques et Jean, les fils de Zébédée.

Pourquoi ce sont Jacques et Jean qui revendiquent ce privilège, et non pas les autres apôtres?

– peut-être, parce qu’ils ont été les premiers à être appelés par Jésus?

– peut-être, parce qu’ils affichent une possible parenté avec Jésus?

– ou simplement à cause de leur caractère spontané et un peu brusque. En effet, ce n’est pas par hasard qu’ils ont été appelés par Jésus lui-même: « fils du tonnerre ».

Et quelle est la réponse de Jésus?

Très simple: « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous: car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir ».

Frères et sœurs, notre soif trouve la paix quand elle n’est plus une soif de pouvoir, mais une soif de service. Chrétiens, nous sommes donc appelés à imiter le Seigneur dans son don total, dans sa volonté d’être serviteur. En effet, la vie n’a de sens que lorsqu’elle est consacrée à quelqu’un ou à quelque chose. Par contre, la vie devient une obsession lorsque l’on se concentre uniquement sur sa propre soif. « Seul celui qui vit pour les autres, vit de manière responsable, c’est-à-dire vit vraiment » – disait Dietrich Bonhoeffer, grand théologien et pasteur protestant, qui a combattu le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et encore une petite chose. Il est surprenant de constater que Jésus ne semble pas être heurté par la requête des Jacques et Jean. Il leur répond simplement: « Vous ne savez pas ce que vous demandez ». Et c’est vrai! Nous demandons souvent à Dieu ce qui nous plait, et Lui, il nous donne ce qu’il nous faut! Dans ce contexte, je voudrais vous lire un texte anonyme d’une personne handicapée gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New- York:

« J’avais demandé à Dieu
la force pour atteindre le succès;
il m’a rendu faible,
afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’avais demandé la santé,
pour faire de grandes choses;
il m’a donné l’infirmité,
pour que je fasse des choses meilleures.

J’avais demandé la richesse,
pour que je puisse être heureux;
il m’a donné la pauvreté,
pour que je puisse être sage.

J’avais demandé le pouvoir,
pour être apprécié des hommes;
il m’a donné la faiblesse,
afin que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’avais demandé un compagnon,
afin de ne pas vivre seul;
il m’a donné un cœur,
afin que je puisse aimer tous mes frères.

J’avais demandé des choses
qui puissent réjouir ma vie;
j’ai reçu la vie,
afin que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même,
mes prières informulées ont été exaucées.

Je suis, parmi tous les hommes,
le plus richement comblé ».

Père Stanislas

Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Lectures du jour : 

« CE QUE DIEU A UNI, QUE L’HOMME NE LE SEPARE PAS ! »

Les textes liturgiques de ce dimanche nous renvoient à la communauté naturelle qu’est la famille. Ces textes en référence au mariage (1ère lecture et Évangile) traduisent l’union sacrée entre l’homme et la femme. Cette union est voulue par Dieu depuis le commencement (1ère lecture) du monde. Car Dieu y voyait la nécessité de faire une « aide » à l’homme. Cette complémentarité entre l’homme et la femme est le reflet du témoignage d’amour qui se vit au sein du mystère de la Sainte Trinité. Par cet amour, ces personnes divines témoignent de leur attachement les unes aux autres.

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Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup

« Je n’oublie pas que le mot « curé » vient de l’expression latine « cura animarum », et signifie « prendre soin des âmes »

Lectures du jour : 

XXIV Dimanche – Mc 8,27-35

L’Evangile de ce dimanche met essentiellement en scène deux personnages: Pierre et Jésus. L’un interroge; l’autre cherche à répondre. L’un donne son consentement au chemin de la Passion; l’autre se révolte quand il entrevoit ce chemin. Deux figures contrastées, mais dont la confiance mutuelle et le dialogue – permettent aussi bien une belle confession de la foi que les vifs reproches.

Mes frères et sœurs, c’est grâce à ce dialogue, grâce à cette relation authentique sans faux-semblants de la part de Pierre, que Jésus formera en lui la capacité de vouloir ce que Dieu veut. En effet, en disant à Pierre « passe derrière moi, Satan » – Jésus précise: car « tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».

Mais comment savoir que telles pensées viennent de Dieu et d’autres des hommes ? Continuer la lecture de Il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup

Effata : Il fait entendre les sourds et parler les muets

« N’oublions pas que tout geste, toute caresse d’un mot de tendresse – sont aussi une manière de communication; un mode d’évangélisation.« 

Lectures du jour : 

Homélie – XXIII dimanche – Mc 7, 31-37

L’Evangile de ce 23ème dimanche du temps ordinaire, nous rapporte une guérison d’un homme sourd et muet. Je ne sais pas si vous vous êtes déjà rendu compte que l’Évangéliste Marc est le seul parmi les quatre évangélistes à relater cet épisode?

C’est un texte éminemment charnel, puisqu’on y trouve oreilles, langue, doigts, salive… En effet, face à cet homme sourd et muet, Jésus accomplit un geste qui aura probablement étonné ceux qui l’ont amené à lui: il ose mettre ses doigts dans ses oreilles et lui toucher la langue avec sa propre salive.

N’aurait-il pas pu simplement poser la main sur lui? C’est d’ailleurs ce que lui demandent ceux qui ont amené cet homme. Eh bien, non! Tel un bon médecin, Jésus n’hésite pas à toucher la personne. Continuer la lecture de Effata : Il fait entendre les sourds et parler les muets

5ieme dimanche du Temps Pascal : Demeurer en Dieu

« Les soins que le vigneron prodigue aux sarments qui portent du fruit évoquent toute l’attention que Dieu le Père porte à celles et ceux qui le cherchent en leur permettant de se débarrasser de ce qui est inutile pour être en pleine communion avec Lui.« 

Lecture du jour :

Bien aimés de Dieu, dimanche dernier, nous avons méditer sur des paroles de Jésus qui font allusion à des allégories et à des métaphores. Aujourd’hui encore c’est pareil, Jésus se désigne lui-même comme la vraie Vigne ; ensuite Il nous dit que Dieu est le Vigneron et enfin Il nous révèle notre identité par rapport à lui et par rapport à Dieu ; Il nous dit que nous sommes les Sarments. Je ne suis pas un connaisseur dans le domaine des vignes, mais je sais qu’une vigne demande beaucoup de soins. Jésus, en parlant à ses disciples, nous dit « Moi, je suis la vraie vigne ». Je ne sais pas si vous avez eu la curiosité de voir cela dans la Bible mais nous sommes ici, dans ce passage, après le geste du lavement des pieds. Autrement dit, c’est le dernier entretien de Jésus avec ses disciples avant sa passion.

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Baptisés et envoyés comme des prophètes

BAPTISES ET ENVOYES COMME LES PROPHETES

Lecture du jour :

Bien aimés de Dieu, chers frères et sœurs, en ce dernier dimanche du mois de janvier, nous célébrons le 4è Dimanche Temps Ordinaire, année B, au cours duquel la liturgie de la Parole nous révèle ce qu’est la dignité prophétique de tout baptisé. Après les solennités et les grandes manifestations de Dieu dans l’histoire de notre humanité, ce fut le début du ministère public de Jésus. Pour associer les hommes à son œuvre qu’il vient accomplir dans le monde, Jésus appela les apôtres à sa suite et il envoya aussi des disciples deux par deux là où lui-même devrait se rendre. Puis il continue d’ajouter encore à cette équipe tous ceux et toutes celles qui entendent, écoutent son appel et acceptent de le suivre. C’est le cas de St Paul dont nous avons célébré la conversion au début de cette semaine. L’essentiel dans toute cette évolution de l’évangélisation c’est la fidélité de Jésus à sa mission ainsi que la nôtre aussi ; c’est-à-dire celle que nous avons reçu de Lui le jour même de notre baptême. Cette fidélité est fondamentale et très importante pour le témoignage que nous avons à offrir à l’Église, dans le monde et à notre société. Certes, Dieu a choisi le peuple d’Israël comme le peuple élu, pour nous faire parvenir au salut. Mais, désormais, avec notre baptême, nous sommes à part entière membres du nouveau peuple de Dieu qui est l’Église. Nous avons le devoir de continuer la mission et l’enseignement de Jésus, prêtre, prophète et roi, à tous les hommes de notre temps. 

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Epiphanie : Nous sommes venus d’Orient adorer le roi

« Arrivés devant ce nouveau-né, ils lui offrent leurs présents l’or destiné à un roi, l’encens à un Dieu, la myrrhe à un mortel. Comme ces mages, nous sommes tous appelés à la crèche de Noël pour y rencontrer le Seigneur et l’adorer. »

Lectures : L’Épiphanie du Seigneur

Épiphanie du Seigneur.
Les trois lectures de cette fête de l’Épiphanie sont l’annonce d’une même grande espérance. Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour Israël ni pour les chrétiens. Elle est offerte à tous les peuples. Tous sont appelés jusqu’à la crèche du Christ Sauveur. Le Christ n’est pas venu seulement pour le monde juif mais aussi pour tous les peuples du monde entier.
C’est cette bonne nouvelle que nous trouvons tout au long des textes bibliques de ce dimanche. Dans la première lecture, le prophète Isaïe nous montre que les nations païennes marchent vers la Lumière de Jérusalem. Et pourtant, au moment où il fait cette annonce, cette ville est pratiquement rayée de la carte. Mais le prophète la provoque « Debout ! ». Le Seigneur a toujours libéré son peuple. Il est hors de question de sombrer dans le défaitisme. Toutes les nations, y compris celles qui étouffent Jérusalem, s’inclineront devant le Seigneur. Dans les périodes sombres, ce cri du prophète continue à nous interpeller. Quoi qu’il puisse arriver, les croyants ne doivent pas baisser les bras.

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