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Saint Bernard de Clairvaux selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême

Thème de ce cycle de conférences de Carême  : « Avec le Pape Benoît XVI à l’école des saints français »

Saint Bernard de Clairvaux selon le pape Benoît XVI

par Marie Thiébaut

Benoit XVI et St Bernard de Clairvaux

Nous pouvons dire « Merci cher Benoit XVI pour l’héritage transmis ». Merci également à vous père Stanislas pour la confiance accordée et pour votre détermination à nous booster sur notre chemin spirituel et synodal. Vous nous donnez des moyens de raviver notre foi, de stimuler notre charité fraternelle. Avec vous, nous espérons tirer profit, durant ce carême et au-delà, de la vie et surtout de l’enseignement des Saints.

Aujourd’hui, 2e dimanche de carême, nous accueillons ce grand Saint, qu’est Bernard de Clairvaux. Ce géant spirituel peut sembler être loin de nous, il l’était du moins pour moi avant qu’il me soit proposé de le ″fréquenter″ pour vous le présenter succinctement et en toute humilité ce soir.

Loin de nous, tant au niveau de l’époque, il est né à la fin du 11e siècle, que par sa vie, une vie de moine, fondateur, réformateur et acteur au sein de l’Eglise Universelle durant le XIIe siècle, notamment au niveau de la Papauté comme ce sera évoqué.

Que peut-il alors nous dire, à nous, fidèles prêtres et laïcs du XXIe siècle ?

  1. Des dates :

Bernard de Fontaine est né en 1090 à Fontaines-les Dijon, en Côte d’Or. Il meurt à Clairvaux le 20 août 1153 à l’âge de 62 ans. Il est appelé le dernier des Pères de l’Eglise, en considération de sa connaissance amoureuse de la Bible, de la liturgie et de la tradition. St Bernard de Clairvaux est canonisé en 1173 par le pape Alexandre III et déclaré Docteur de l’Église par Pie VIII en 1830.

  1. Son ORIGINE familiale, sa Vocation, sa mission

Il est le 3e de 7 enfants, né d’une famille assez aisée, aristocratique. Tescelin, son père, est de petite origine noble au service du duc de Bourgogne. Comme tous les chevaliers de son rang, il cherche une alliance prestigieuse. Il épouse, Aleth de Montbard. Celle-ci appartient à une puissante famille seigneuriale qui possède des biens en Bourgogne et en Champagne. Bernard a 16 ou 17 ans quand sa mère meurt. Celle-ci fut enterrée dans la crypte Saint Bénigne à Dijon, honorée et accompagnée par de hauts membres du clergé, évêques et abbés. Presque comme une sainte.

Bernard fait ses études chez les chanoines de Saint Vorles à Châtillon s/Seine où son père tient le château du duc Hugues II. Bernard s’exerce aux matières de l’époque, les arts libéraux essentiellement la dialectique, la rhétorique, la grammaire. Il semble qu’il se destinait à des études littéraires avant d’entendre l’appel monastique.

Il mûrit lentement la décision d’entrer dans la vie religieuse.

En 1112, il se présente à Cîteaux pour y devenir moine avec deux de ses frères, un oncle et des amis. Plus tard Bernard convaincra son père, ses frères à le rejoindre. Son unique sœur, Ombeline qui a d’abord goûté à la vie mondaine et frivole, rejoindra plus tardivement les cisterciennes de Jully-les-Nonnains en Bourgogne. C’est une époque où la noblesse volontairement rentre dans les ordres.

Après un temps de formation initiale, de 1112 à 1115, l’abbé de Cîteaux, Etienne Harding, confie à Bernard la fondation d’une autre abbaye, celle de Clairvaux pour approfondir la réforme spirituelle.

En 1115, il n’avait que vingt-cinq ans, il affine alors sa propre conception de la vie monastique, plus rigoureuse par rapport aux anciens monastères de l’époque dans la pratique des conseils évangéliques. Il impose une vie sobre et mesurée, à table comme dans l’habillement et dans les édifices monastiques. Il recommande de prendre soin des pauvres, de les soutenir. C’est une réussite. Le juste équilibre entre travail manuel et intellectuel, rythmé par le silence et les prières communautaires en font le succès.

Selon un commentaire : L’abbaye est pauvre, miséreuse presque, à la grande joie de son abbé dont l’austérité est effrayante. Le détachement des choses de la terre est absolu. Cette rigueur explique d’ailleurs le succès de la réforme cistercienne. Impitoyable avec lui-même, Bernard se tient personnellement pour le dernier des pécheurs. Il n’est pas beaucoup plus tendre avec les autres. Il ne s’en rend pas compte tant cette façon d’être et d’agir lui est ordinaire. Monté à force de sacrifices et de prières à des sommets de la vie contemplative, il peine à comprendre que son entourage ne se meut pas à la même altitude que lui. Il s’emporte contre ses frères, ses novices, qui, décidément, ne comprennent rien. Faisant retour sur lui-même, il perçoit qu’il fait plus de mal que de bien. Avec l’aide de Dieu, il se corrige. Ayant perdu de sa rudesse, il devient plus agréable à vivre.

C’est parce que l’on ne se donne pas à moitié à Dieu que les vocations affluent à Clairvaux, comme partout où Bernard fondera. Il entreprend un grand nombre de fondations d’abbayes cisterciennes dont quelques monastères féminins.

Saint Bernard a non seulement vécu intensément, il a aussi beaucoup écrit : Lettres, Sentences, Traités, Sermons dont le très célèbre sur le Cantique des Cantiques.

Entre 1115 et 1130, il entretient une longue correspondance avec de nombreuses personnes, aussi bien de conditions sociales modestes, que des personnalités : telles Hildegarde de Bingen, Pierre le Vénérable, alors abbé de Cluny.

Saint Bernard est également appelé à jouer un rôle de premier plan dans l’Eglise universelle. A partir de 1130, il commence à s’occuper de nombreuses et graves questions du Saint-Siège et de l’Eglise. En 1137, il obtient la démission de l’antipape Victor IV, le Pape légitime étant Innocent II. St Bernard devient le conseiller le plus en vue des Souverains Pontifes. En 1145, c’est l’un de ses élèves (un moine de Clervaux, Bernardo Pignatelli) qui deviendra Pape sous le nom d’Eugène III. Bernard, en qualité de Père spirituel, lui écrira une règle de vie : De Consideratione (« De la considération ») qui est son testament politique et religieux et qui contient, entre autres, un enseignement en vue d’être un bon Pape. « Et pas seulement – explique le Pape Benoit XVI. Dans ce texte Bernard présente également une profonde vision des mystères de l’Eglise, du mystère du Christ et du mystère de Dieu un et Trine ».

Un autre front sur lequel St Bernard a lutté, c’était l’hérésie des Cathares, qui méprisaient la matière et le corps humain, méprisant en conséquence le Créateur.

En 1145, à la demande du Pape Eugène III, St Bernard prêche à Vézelay la seconde croisade. En revanche, il sentit le devoir de prendre la défense des juifs, en condamnant les vagues d’antisémitisme toujours plus diffuses. Ephraïm, rabbin de Bonn, lui adressa, à titre posthume, un vibrant hommage.

Au cours des dernières années de sa vie, St Bernard dut limiter les voyages, sans pourtant les interrompre complètement. Il en profita pour revoir définitivement l’ensemble des Lettres, des Sermons et des Traités.

  1. Sa Doctrine

Sa doctrine est presque entièrement tirée des Saintes Ecritures qu’il avait en mains nuit et jour et qu’il méditait avec une profonde intelligence.

Pour Bernard, la foi, fondée sur l’Ecriture, sur l’Enseignement des Pères de l’Eglise, est renforcée par le témoignage des Saints et par l’inspiration de l’Esprit Saint dans l’âme des croyants. Pour lui, la véritable connaissance de Dieu consiste dans l’expérience personnelle et profonde de Jésus-Christ et de son Amour. Benoit XVI dit « cela vaut pour chaque chrétien. La foi est avant tout une rencontre personnelle, intime avec Jésus. C’est dans l’expérience de sa proximité, de son amitié, de son amour de Jésus et ce n’est qu’ainsi, que l’on apprend à le connaître toujours plus, à l’aimer et à le suivre toujours mieux. En effet, saint Bernard écrit :  « On devrait encore poursuivre la recherche de ce Dieu, qui n’est pas encore assez recherché », « mais on peut mieux le chercher, le trouver plus facilement avec la prière, qu’avec la discussion″. Il s’agit pour St Bernard d’être toujours ″en chemin vers Dieu, à la recherche de Dieu ».

Benoit XVI souligne deux choses quant à la recherche de la Volonté de Dieu :

– La prière : selon St Bernard, elle est le meilleur espace pour chercher la Volonté de Dieu.

– La durée : on ne met jamais un terme à la recherche de la Volonté de Dieu. Les convictions de St Bernard nous rappellent celles de saint Augustin : « Accorde-moi de n’être jamais las de te chercher, qu’avec passion sans cesse, je cherche Ton visage. Toi qui m’as donné de Te trouver, donne-moi le courage de te chercher et d’espérer Te trouver toujours davantage ».

Bernard de Clervaux est ce docteur de l’Eglise qui configure le théologien au contemplatif et au mystique. Pour lui, la figure la plus authentique du théologien et de tout évangélisateur demeure celle de l’apôtre Jean, qui a appuyé sa tête sur le cœur du Maître.

Il ne se lasse pas de répéter qu’il n’y a qu’un nom qui compte, celui de Jésus, le Nazaréen.

4) La primauté de Jésus

Seul Jésus, insiste-t-il, face aux raisonnements, concepts et courants de l’époque, seul Jésus est « miel à la bouche, cantique à l’oreille, joie dans le cœur″. La tradition lui attribue le titre de Doctor mellifluus, « docteur mellifique » parce que ses paroles, annonçant la Vérité révélée, étaient proclamées avec la douceur du miel et la force de la vérité ! Sa louange de Jésus Christ « coule comme le miel ».

Il applique au nom de Jésus les trois qualités de l’huile : Lumière, nourriture, médicament. Ainsi, dit-il, le nom de Jésus brille quand il est prêché, nourrit quand il est mangé, oint et soulage les maux quand il est évoqué.

Dans un Sermon sur le Cantique des Cantiques, St Bernard confesse : « Aride est toute nourriture de l’âme si elle n’est pas baignée de cette huile ; insipide, si elle n’est pas agrémentée de ce sel. Ce que tu écris n’a aucun goût pour moi, si je n’y ai pas lu Jésus« . Et il conclut :  « Lorsque tu discutes ou que tu parles, rien n’a de saveur pour moi, si je n’ai pas entendu résonner le nom de Jésus ».

L’Eglise célèbre le 3 janvier le saint nom de Jésus. Dans le Nouveau Testament est révélée la richesse, les trésors que porte ce nom. « Mt 2, 21 – Tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés », « Jn. 14,13 – tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai » « AA. 3,6 – de l’or de l’argent je n’en ai pas mais ce que j’ai-je te le donne, au nom de Jésus-Christ le Nazaréen, lève-toi et marche », « AA. 4, 12 – Il n’y a pas d’autre nom donné aux hommes par lequel nous devions être sauvés ». St Bernardin de Sienne au 15e siècle affirmait « De même que vous adorez Jésus dans sa chair, de même vous devez adorez le nom de Jésus, car le nom de Jésus signifie pour vous le Sauveur, le Rédempteur et le Fils de Dieu »

Le rôle de l’affectivité dans la vie spirituelle

Saint Bernard de Clairvaux insistait beaucoup sur le rôle de l’affectivité dans la vie spirituelle. Pour Bernard, servir Dieu ne peut se faire sans goût, sans chaleur, sans bonheur, sans désir, sans enthousiasme. Parlant de la conversion du désir, il veut aider ses frères, à orienter la vie affective dans le mouvement de la foi, afin qu’elle devienne ferveur, élan, engagement. Il insiste beaucoup sur l’importance des petites choses : « Ne sois pas comme un canal qui ne se remplit jamais. Sois comme un bassin qui se remplit et déborde de son abondance ».

St Bernard décrit la prière contemplative, elle conduit l’âme à l’union mystique avec le Verbe divin, comme des « noces spirituelles ». Le Verbe divin visite l’âme, élimine ses dernières résistances, l’illumine, l’enflamme et la transforme. Dans une telle union mystique, elle jouit d’une grande sérénité et douceur et chante à son Epoux un hymne de joie.

La citation reprise de St Augustin « la mesure de l’amour est d’aimer sans mesure » définit bien pour Bernard l’unique but de la théologie :  promouvoir l’expérience vivante et intime de Dieu, l’aimer toujours plus et toujours mieux, développé dans son traité sur le Devoir d’aimer Dieu.

5) La Vierge Marie dans le Plan du Salut

St Bernard développe également son amour pour la Mère de Dieu, le rôle de la Vierge Marie dans le Plan du Salut

Le Pape Benoit XVI reprend un célèbre Sermon du dimanche de l’octave de l’Assomption,  St Bernard décrit en termes passionnés l’intime participation de Marie au sacrifice rédempteur du Fils.

« O sainte Mère, – s’exclame-t-il – vraiment, une épée a transpercé ton âme !… La violence de la douleur a transpercé à tel point ton âme que nous pouvons t’appeler à juste titre plus que martyr, car en toi, la participation à la passion du Fils dépassa de loin dans l’intensité les souffrances physiques du martyre ». St Bernard n’a aucun doute :  à travers Marie, nous sommes conduits à Jésus. Selon les fondements de la mariologie traditionnelle, Il atteste avec clarté, l’obéissance de Marie à Jésus, il met en exergue la place privilégiée de la Vierge dans l’économie de Salut, suite à sa participation très particulière au sacrifice du Fils de Dieu.

Dans une très belle louange, il l’appelle ″Etoile de la mer″. Il écrit : « Comparée à un astre, elle émet son rayon sans se corrompre. Sans être lésée la Vierge met au monde son Fils. Le rayon ne diminue pas la clarté du Fils et le Fils ne diminue pas l’intégrité de la Vierge. La noble étoile, sortie de Jacob, illumine le monde entier, sa splendeur brille dans les cieux et pénètre les enfers… ».

St Bernard rejoint bien aujourd’hui l’Eglise Universelle, dans l’actualité vécue par les chrétiens quand il dit : ″O vous tous qui vous rendez compte que, loin d’avancer sur la terre ferme, vous flottez sur le fleuve de ce monde, au milieu des orages et des tempêtes, ne détournez pas les yeux de la lumière éclatante de cet astre, si vous ne voulez pas être engloutis par les tempêtes. Si les vents de la tentation s’élèvent contre vous, si vous êtes poussés sur les écueils des tribulations, regardez l’étoile, invoquez Marie. Si vous êtes assaillis par les flots de l’orgueil, de l’ambition, de la médisance, de l’envie, regardez l’étoile, appelez Marie. Si la colère, l’avarice, ou les tentations de la chair attaquent la nacelle de votre esprit, regardez vers Marie…dans la tristesse, le désespoir, pensez à Marie. Dans les dangers, les angoisses, les perplexités, pensez à Marie, invoquez Marie. Qu’Elle ne s’éloigne pas de vos lèvres, qu’elle ne s’éloigne pas de votre cœur.

Pour obtenir l’appui de sa prière, ne cessez pas d’imiter l’exemple de sa vie, dit St Bernard de Clervaux. « En la suivant, vous ne vous égarez point ; En la priant, vous ne désespérez point ; En pensant à Elle, vous ne vous trompez point ; Si Elle vous tient, vous ne tombez pas ; Si Elle vous protège, vous ne craignez point ; Si Elle vous conduit, vous ne vous fatiguez point. Si Elle est propice, vous arrivez au port »

Un siècle et demi après la mort de St Bernard, Dante Alighieri, dans le dernier cantique de la Divine Comédie, place sur les lèvres de St Bernard la sublime prière à Marie :  « Vierge Mère, fille de ton Fils, / humble et élevée plus qu’aucune autre créature / terme fixe de la volonté éternelle, tu as tellement ennobli la nature humaine que ton Créateur n’a pas dédaigné devenir ton propre ouvrage, … »

Peut-être certaines et certains d’entre vous disent la prière, attribuée à St Bernard. Souvenez-vous, Ô très miséricordieuse Vierge Marie …Nous pouvons la dire ensemble au cours des Vêpres. « Souvenez-vous, Ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages ont été abandonnés. Animés d’une pareille confiance, Ô Vierge des vierges, Ô ma mère, je cours vers vous et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds, Ô mère du Verbe incarné. Ne méprisez pas mes prières mais daignez les exaucer. Amen »

St Bernard vient plusieurs fois à Paris, à Saint Pierre de Montmartre, à la chapelle du Martyrium, à la chapelle Saint Aignan où il vient prier souvent devant la statue de la Vierge, celle qui se trouve habituellement à Notre-Dame de Paris et actuellement à St Germain l’Auxerrois.

Ai-je le temps de rappeler que le Roi Louis XIII, ayant obtenu la grâce d’avoir un successeur, après 3 neuvaines confiées à ND de Paris, ND des Victoires et Notre Dame de Cotignac, consacre solennellement la France à Marie le 10 février 1638. Louis XIII veille à ce que cet édit soit enregistré par le Parlement comme un acte de l’autorité souveraine. Il instaure une procession, chaque année le 15 août, pour la fête de l’Assomption, dans toutes les églises de tous les diocèses du royaume. Voici un extrait de l’édit de consécration de la France à Marie, promulgué par le roi Louis XIII :

« Tant de grâces si évidentes font que nous avons cru être obligés de nous consacrer à la grandeur de Dieu par son Fils rabaissé jusqu’à nous et, à ce Fils, par sa Mère élevée jusqu’à Lui, en la protection de laquelle nous mettons particulièrement notre personne, notre État, notre couronne et tous nos sujets. Nos mains n’étant pas assez pures pour présenter nos offrandes à la pureté même, nous croyons que celles qui ont été dignes de Le porter, les rendront hosties agréables. Ayant été médiatrice de bienfaits, qu’Elle le soit de nos actions de grâces »

Bienheureux Christian de Chergé, un des sept moines trappistes, martyrs de Tibhirine béatifiés en 2018 par le Pape François, rejoint St Bernard, commentant la Visitation de Marie à Elisabeth « Marie porte en Elle un Secret Vivant qui est encore Celui que nous pouvons porter nous-mêmes, une Bonne Nouvelle Vivante ».

L’oraison du jour de la fête de St Bernard de Clairvaux, le 20 août, résume bien la place déterminante qu’il occupa dans l’Église et le zèle qui le dévorait : « Seigneur, tu as voulu que saint Bernard, rempli d’amour pour ton Église, soit dans ta maison la lampe qui brûle et qui éclaire ; accorde-nous, par son intercession, la même ferveur de l’esprit, afin de vivre comme des fils de la lumière. Amen »

St Bernard de Clairvaux, prie pour nous !

Marie de l’Eglise, prie pour nous !

Pour les Vêpres, nous pourrons reprendre ce chant tiré de l’exhortation de St Bernard rappelée par Benoit XVI :

  1. Si le vent des tentations s’élève
    Si tu heurtes le rocher des épreuves
    Si les flots de l’ambition t’entraînent
    Si l’orage des passions se déchaîne

R/ Regarde l’étoile
Invoque Marie
Si tu la suis, tu ne crains rien

Regarde l’étoile
Invoque Marie
Elle te conduit sur le chemin

  1. Quand l’angoisse et les périls, le doute
    Quand la nuit du désespoir te recouvre
    Si devant la gravité de tes fautes
    La pensée du jugement te tourmente
  2. Si ton âme est envahie de colère
    Jalousie et trahison te submergent
    Si ton cœur est englouti dans le gouffre
    Emporté par les courants de tristesse

Le carême, un temps de conversion qui nous Transfigure en son image ! Homélie

Homélie du Dimanche 5 mars 2023 – Père Marcelin

Le carême, un temps de conversion qui nous Transfigure en son image !

Nous entamons aujourd’hui la deuxième semaine du temps de Carême, encore appelé la Sainte Quarantaine. Le nombre quarante (en jours, semaines, mois, années ou siècles) symbolise donc un temps de préparation à de nouveaux commencements, un temps de conversion, un temps de transfiguration. Continuer la lecture de Le carême, un temps de conversion qui nous Transfigure en son image ! Homélie

Le rôle des saints dans la vie chrétienne selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême

Conférence de Carême par le Père Stanislas Stawicki

Thème de ce cycle de conférences : « Avec le Pape Benoît XVI à l’école des saints français »

Texte de la conférence :

Le rôle des saints dans la vie chrétienne

selon le pape Benoît XVI

Introduction

Bienvenue pour cette deuxième édition des « Conférences de Carême » à Saint Jacques – Saint Christophe de la Villette. Permettez-moi d’abord de dire un petit mot au sujet de cette initiative. Historiquement parlant, cette initiative, typiquement française, vient d’un laïc, professeur de la Sorbonne, le bienheureux Fréderic Ozanam (1813-1853) que vous pouvez saluer dans la crypte de l’église Saint Joseph des Carmes, à l’Institut Catholique de Paris. C’est bien là que vous trouverez sa tombe. En 1835, il suggéra à Mgr de Quélen, archevêque de Paris, d’organiser pendant les cinq dimanches de Carême, durant l’office des Vêpres, les enseignement pour raviver la foi et rallumer la charité parmi les catholiques. C’est ainsi que sont nées « Les Conférences de Notre-Dame ». Le tout premier conférencier fut le Père Henri-Dominique Lacordaire, dominicain et grand prédicateur français. Continuer la lecture de Le rôle des saints dans la vie chrétienne selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême

Le diable : mythe ou réalité ? – Homélie

Homélie du 26 février 2023 – Père Stanislas Stawicki

Télécharger la FIP du 26/02

1e dimanche de CarêmeMt 4, 1-11

La connaissance de soi est certainement une entreprise très exigeante car « le cœur de l’homme est compliqué et malade » – constate l’Ecclésiaste (9, 3). Et le psalmiste d’ajouter : « Le cœur de l’homme est un abîme profond » (Ps 64, 6). Voilà pourquoi nous n’arrivons presque jamais à comprendre pleinement qui nous sommes. Pourtant, il suffit parfois de scruter nos choix, nos comportements et nos réactions. Ils parlent de nous. En fait, la vie nous teste ; elle est un lieu d’épreuve permanant face auquel nous nous révélons tels que nous sommes. C’est précisément ce dont il est question dans l’Évangile de ce premier dimanche de Carême. En effet, le mot « tentation » signifie littéralement : « être mis à l’épreuve ».

Chères frères et sœurs,

L’évangile de ce dimanche nous apprend tout d’abord que la tentation vient du diable. En elle-même, elle n’est pas un péché. Le péché commence dès l’instant où l’on prête l’oreille à la tentation ; où on la laisse s’introduire en nous ; où l’on commence à dialoguer avec elle et y consentir. Continuer la lecture de Le diable : mythe ou réalité ? – Homélie

Va, et désormais ne pèche plus

« « Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur ». »

Lectures du jour :

5e dimanche de Carême – Jn 8, 1-11

L’épisode de la femme adultère a marqué les consciences depuis plus de deux mille ans. Selon la loi juive, cette femme devait être punie. Or, au lieu de cela, Jésus va proposer une autre voie, celle de la miséricorde.

Il ne veut pas dire par là que l’adultère n’est pas un péché ou qu’il ne s’agit pas de quelque chose de grave. Ce n’est pas du laxisme! En effet, il dit bien à la femme « ne pèche plus ». Tout n’est pas permis. Le péché reste condamné. Dieu déteste le péché, mais il aime le pécheur. Voilà pourquoi Jésus condamne le péché, et sauve la pécheresse. Continuer la lecture de Va, et désormais ne pèche plus

La transparence ouvre la porte à la grâce

« « Je voudrais vous donner un conseil – disait un jour le Pape François. Soyez transparents. N’ayez pas peur dire la vérité, sans la cacher, sans demi-paroles. Car la transparence ouvre la porte à la grâce ». »

Lectures du jour :

2e dimanche de Carême – Lc 9, 28-36

Pierre dit à Jésus : « Maitre, il est bon que nous soyons ici! Faisons trois tentes: une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie ».

L’apôtre Pierre est très souvent critiqué en ce second dimanche du Carême. On trouve son intervention maladroite. En effet, tous les évangélistes synoptiques (Mathieu, Marc et Luc) lui reprochent de « ne pas savoir ce qu’il dit ». On traite alors Pierre d’être impulsif, naïf et ridicule.

C’est vrai! Les récits évangéliques nous montrent que Pierre ne trouve pas toujours les mots qu’il faut, mais c’est un homme vrai. Il parle, il questionne, il réagit du fond de son cœur! Et je pense que nous touchons ici une des plus grandes qualités de Pierre: la capacité de dire ce qui l’habite; la liberté de parler de ses sentiments; la capacité de libérer la parole sans craindre de se faire corriger ou d’être tourné en ridicule. Continuer la lecture de La transparence ouvre la porte à la grâce

Que faire pendant le Carême ?

VIII Dimanche – Lc 6, 39-45

Lectures de ce dimanche

Le 15 janvier 1662, il y a alors exactement quatre siècle, est né à Paris Jean-Baptiste Poquelin (1662-1673), passé à la postérité sous son nom de plume et de comédien: Molière. Cet artiste complet qui fit rire, mais aussi réfléchir, la France et la cour du « Roi Soleil », est toujours aujourd’hui l’un des plus grands, sinon le plus grand, des auteurs dramatiques de langue française, à tel point que son nom qualifie la langue qu’il savait si bien manier.

Parmi les pièces de Molière, « le Tartuffe » est certainement une des plus célèbres. Ce fut aussi l’une des plus controversées de son temps. Elle provoqua le scandale lorsqu’elle fut jouée pour la première fois le 12 mai 1664. À tel point que l’Église de France, par la voix de l’archevêque de Paris, Mgr Hardouin de Péréfix, la fit interdire. Motif ? La dénonciation de l’hypocrisie au sein de la société, y compris au sein de l’Eglise.

Mes frères et sœurs, la dénonciation des hypocrites que fait Molière dans sa pièce, est toujours d’actualité. L’hypocrisie étant le fait de l’homme pécheur. Jésus nous en parle dans l’Evangile de ce dimanche: « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère ».

Rappelez-vous l’affaire de Mgr Michel Aupetit. Il a été accueilli par le pape François à Rome, au début de ce mois, exactement le 3 février dernier. « Le pape François m’a renouvelé son soutien après ma démission et m’a répété qu’il m’estimait victime de l’hypocrisie et du cléricalisme – a-t-il affirmé au lendemain de cette rencontre.

Voyez-vous ! Les hommes d’aujourd’hui ne sont pas moins hypocrites que ceux d’hier ; ceux de l’époque de Jésus ou ceux de l’époque de Molière. Du coup, « le Tartuffe » n’a rien perdu de sa pertinence. Au contraire, cette pièce apparait comme nécessaire et indispensable dans le monde où nous sommes. Y compris à Paris.

 Chers frères et sœurs, Jésus nous met souvent en garde de nous conduire en hypocrites, c’est-à-dire « en esprits faux », qui prétendent aider leurs frères en dénonçant leur péché.  Il ne s’agit certes pas de renoncer à toute correction fraternelle, mais de fonder celle-ci sur un sérieux examen de conscience par rapport à ce que je porte en mon cœur comme intention, lorsque je veux aider mon frère à se débarrasser d’un penchant mauvais. Autrement dit, Jésus nous rappelle que l’unique motivation de toute parole de correction fraternelle doit être la charité qui vise le bien de l’autre et non le désir caché d’affermir sa supériorité ou peut-être même de faire oublier ses propres défauts en relevant ceux d’autrui. Saint Augustin aimait dire: « Si tu corriges, corrige par Amour. Aie au fond du cœur la racine de l’Amour: de cette racine, rien ne peut sortir de mauvais ».

C’est dans cette esprit que l’Eglise nous invitera, dans trois jours, le Mercredi des Cendres, à entrer dans le temps de Carême: 40 jours pour vivre davantage en chrétien sincèrement, simplement et sobrement.

On se demande souvent: « Que faire pendant le Carême » ? Le programme, nous le connaissons depuis toujours: prier, jeûner et partager. Mais chaque fois nous pouvons l’accomplir différemment. Pour cette année 2022, je voudrais vous présenter dix règles pour un bon Carême. Elles ont été publiées il y a 15 ans, en 2007, par le cardinal Godfried Danneels (1933-2019), archevêque de Malines-Bruxelles. Je les ai fait imprimées expressément dans la Feuille paroissiale pour qu’on puisse les lire ensemble. Regardez donc la toute première page de la FIP: « Dix conseils pour un bon Carême ».

  1.   Prie. Chaque matin, le Notre Père et chaque soir le Je vous salue Marie.
    1. Cherche dans l’Evangile de chaque dimanche de Carême (il y en a cinq), une petite phrase que tu pourras méditer toute la semaine.
    2. Chaque fois que tu achètes un objet dont tu n’as pas besoin pour vivre – un article de luxe – donne aussi quelque chose aux pauvres ou à une œuvre. Offre-leur un petit pourcentage. La surabondance demande à être partagée.
    3. Fais chaque jour quelque chose de bien pour quelqu’un. Avant qu’il ou elle ne te le demande.
    4. Lorsque quelqu’un te tient un propos désagréable, n’imagine pas que tu dois aussitôt lui rendre la pareille. Cela ne rétablit pas l’équilibre. En fait, tu tombes dans l’engrenage. Tais-toi plutôt une minute et la roue s’arrêtera.
    5. Si tu zappes depuis un quart d’heure sans succès, coupe la TV et prends un livre. Ou parle avec ceux qui habitent avec toi: il vaut mieux zapper entre humains. Cela marche sans télécommande.
    6. Durant le Carême quitte toujours la table avec une petite faim. Les diététiciens sont encore plus sévères: fais cela toute l’année. Une personne sur trois souffre d’obésité.
    7. « Par-donner » est le superlatif de donner.
    8. Tu as déjà si souvent promis d’appeler quelqu’un par téléphone ou de lui rendre visite. Fais-le finalement.
    9. Ne te laisse pas toujours prendre aux publicités qui affichent une réduction. Cela coûte en effet 30% moins cher. Mais ton armoire à vêtements bombe et déborde également de 30 %.

Je vous propose maintenant de prendre 3 minutes de silence pour en repérer, non seulement avec vos yeux, mais surtout avec votre cœur, intelligence et volonté, trois de ces règles (conseils) que vous voudriez mettre davantage en pratique pendant le Carême de cette année.

***

Conclusion: Les trois règles que vous avez choisies, ne signifient rien, si elles ne vous rapprochent pas de Dieu, des hommes et de vous-mêmes. Ou si elles vous rendent tristes. Le temps de Carême doit nous rendre plus légers, plus libres et plus joyeux dans notre marche à la suite du Christ. Il nous faudra fournir quelques efforts, certes, mais ce n’est pas grave, si nous vivons ces efforts avec l’application, dans la confiance, la persévérance et la joie.

Père Stanislas

Autres homélies du Père Stanislas

fip_27_fevrier_2022

L’amour des ennemis

7ème Dimanche Temps Ordinaire C

« Ce que vous voulez que les autres fassent pour vous, faites-le aussi pour eux. »

Lectures de ce dimanche

En écoutant l’Évangile de ce dimanche, Beaucoup peuvent se dire que c’est le monde à l’envers ; il accumule des situations impossibles à gérer au premier abord : aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, prier pour ceux qui nous calomnient, présenter l’autre joue à celui qui a frappé la première. Nous vivons dans un monde où beaucoup ne pensent qu’à se faire justice.

Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il a été harcelé et persécuté tout au long de son ministère ; il a été rejeté, humilié et condamné à mourir sur une croix. Mais jamais le Christ n’a prononcé une parole de malédiction. Son amour est allé jusqu’au pardon et au don de sa vie. Continuer la lecture de L’amour des ennemis

3EME DIMANCHE DE CAREME : Dieu Libérateur

Dans ce temps de Carême, chaque dimanche, nous fait aborder un angle fondamental du Mystère Pascal. Après l’appel à aller au Désert et l’épreuve des tentations, la Transfiguration sur la Montagne comme signe de la manifestation de la gloire de Dieu, aujourd’hui, c’est l’entrée dans le Temple, lieu symbolique de la foi juive. Cette visite de Jésus dans le Temple est à placer dans le cadre d’un renouveau spirituel. Par son geste, Jésus purifie et débarrasse le Temple de toute souillure. Il instaure donc une ère nouvelle de purification désormais, du temple physique, on est passé au Temple spirituel (Corps du Christ). Ainsi, par son geste, Jésus tire le vrai de notre condition humaine. Recevoir ce que Jésus dit, dispose chacun de nous à pouvoir Le suivre plus en vérité à partir de sa propre situation. Les textes bibliques de ce jour nous révèlent donc un Dieu libérateur qui se fait proche de l’homme. Dans cette proximité, IL se révèle à nous en nous relevant de notre condition déchue. À travers l’exemple d’Israël, Dieu nous montre comment IL libère son peuple de l’esclavage de l’Égypte. Aujourd’hui encore, IL nous invite à faire un pas de plus en sortant de l’engrenage du péché. Par ses lois et ses commandements, IL nous apprend à vivre en harmonie les uns avec les autres. Par la discipline imposée à notre corps (privation), nous nous rapprochons de Lui et Lui, IL nous aime et IL nous accorde sa miséricorde qui nous prépare à la célébration de sa Pâque. Cette invitation à la miséricorde est une action de grâce qu’il faudra rendre à Dieu qui nous libère du péché. C’est pourquoi, IL nous enseigne comment il faut vivre pour rester dans l’alliance et accueillir sa bénédiction. Plus tard, l’apôtre Pierre reconnaîtra que les paroles de Jésus sont celles de la Vie éternelle. Tout au long de ce Carême, nous sommes invités à lire et à relire la Parole Dieu. Car elle contient les graines de l’amour qui est en Dieu.

Pierre DIBI

 

Lectures :

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

 

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Évangile du jour :

Évangile Jean (2, 13-25)

« Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai »

Comme la Pâque juive était proche, Jésus monta à Jérusalem. Dans le Temple, il trouva installés les marchands de bœufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici. Cessez de faire de la maison de mon Père une maison de commerce. » Ses disciples se rappelèrent qu’il est écrit : L’amour de ta maison fera mon tourment. Des Juifs l’interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour agir ainsi ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce sanctuaire, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce sanctuaire, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais lui parlait du sanctuaire de son corps.
Aussi, quand il se réveilla d’entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu’il avait dit cela ; ils crurent à l’Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
Pendant qu’il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en son nom, à la vue des signes qu’il accomplissait. Jésus, lui, ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous et n’avait besoin d’aucun témoignage sur l’homme ; lui-même, en effet, connaissait ce qu’il y a dans l’homme.

Carême : Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté

« Carême : le but de ces quarante jours c’est de nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous. »

Lectures : Carême : Jésus jeûne quarante jours, puis est tenté

Chers Frères, chaque année, le temps de Carême marque le début de la pénitence, du jeûne et du partage. Pour les plus anciens, cette période évoque le temps de privations. Ils gardent le souvenir des liturgies quelques peu austères et d’une nourriture composée de pain et d’eau. Pour les générations actuelles, le Carême évoque l’action de solidarité. Il est donc heureux que notre paroisse s’engage dans cette voie de solidarité. Bien sûr, tout cela fait partie du Carême, mais ce ne sont que des propositions. Le but du Carême est à chercher ailleurs. Le but de ces quarante jours c’est de nous débarrasser de tout ce qui nous encombre, à l’extérieur comme à l’intérieur de nous. Nous nous en libérons pour n’avoir dans le cœur que l’essentiel : Jésus mort et ressuscité.

Ce 1er Dimanche de Carême nous invite à réfléchir sur les éléments clés de notre existence. Le récit de la Genèse nous apprend que l’homme a été créé pour le bonheur, la paix et la joie. Dans ce projet, Dieu veut notre bien et celui du monde. Mais les tentations et les convoitises de ce monde cherchent à nous détourner de notre idéal : Dieu. Ces éléments : la possession, le paraitre et le pouvoir ont été vaincu par Jésus au désert. En réalité, ce tentateur appelé diable par la Bible, cherche toujours à faire chuter l’homme. Il est présent dans toutes les luttes de notre vie et il n’en démord pas. Nous devons donc lui résister avec les armes que nous proposent l’Église. En nous référant aux tentations de Jésus et comment il a vaincu le tentateur, nous comprenons l’importance de la PAROLE dans notre vie de chaque jour. L’Écriture nous ouvre le cœur de Dieu. Sa méditation et sa mise en pratique auprès de nos frères, nous rapprochent de Dieu. C’est avec lui que nous trouvons force et courage pour lutter contre le mal. Avec Christ, nous apprenons à rejeter toutes les publicités mensongères qui courent à travers le monde et qui nous détournent de l’Évangile. Alors frères et sœurs, la lumière de la Parole de Dieu nous est offerte en ce dimanche pour éclairer notre vie. Comme le psalmiste disons : « crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit. Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint. » (Ps. 50)

 

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

– Entrée :
– Offertoire :
– Communion :
– Sortie :

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Les autres homélies du Père Pierre Dibi

A lire également : LA FiP de la semaine

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