Archives par mot-clé : Pierre

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain

« Toujours rencontrer, toujours dialoguer, toujours trouver une zone de contacts pour ne jamais perdre l’espérance d’une rencontre à l’horizon avec  le prochain. »

Lectures du jour :

«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain »
Mc 12, 30.31

Ce 31ème dimanche du temps ordinaire de l’année B nous rappelle deux principes : celui de l’écoute et celui de l’amour de Dieu et du prochain.
L’histoire du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament est aussi notre
histoire personnelle. À maintes reprises, les prophètes sont intervenus pour nous inviter à entendre la Parole de Dieu et à revenir vers lui. Mais trop souvent, notre raison et notre volonté ont primé sur celle de l’écoute. Alors qu’écouter Dieu, ne consistait pas seulement à tendre une oreille mais bien plus, « à être attentif et réceptif à sa Parole ». Continuer la lecture de Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain →

Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ?

Lectures du jour : 

XXVIII Dimanche – Mc 10, 17-30

Permettez-moi de m’arrêter ce dimanche avec vous et pour vous sur la question poser par un homme anonyme de l’Evangile de ce dimanche: « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? ». Pour scruter (analyser) cette question, je m’arrête sur trois points.

Premièrement, l’Évangéliste Marc nous dit que cette question a été posée à Jésus par une personne anonyme. En effet, « Un homme accourut vers Jésus » – nous dit Marc. La désignation est particulièrement vague! Cet homme n’a pas de nom, comme s’il n’avait pas d’identité; comme s’il ne savait pas vraiment qui il veut être. Mais, il semble que l’Évangéliste le fait expressément, pour que nous puissions tous, nous retrouver dans l’anonymat de ce personnage.

Deuxièmement, l’homme qui accourt vers Jésus, commence sa question en le qualifiant de « bon »: Bon Maître – dit-il. « Beauté sans bonté est une lumière sans clarté » – dit le proverbe. Et Platon de compléter: « La simplicité véritable allie la bonté à la beauté ». Ce qui n’est pas si simple pour nous les hommes! Voilà pourquoi Jésus lui répond: « Personne n’est bon, sinon Dieu seul ».

Oui! Dieu seul est bon, et cela suffit! Apprenons, nous aussi, à répéter ces mots simples lorsque dans notre vie ou dans la vie de l’Église – comme en ces jours en France avec l’effrayant rapport Sauvé – nous nous trouvons terrifiés, accablés et abattus. Dieu seul est bon! Dieu seul est juste! Dieu seul est saint!

Troisièmement, Jésus ne refuse pas nos questions. On peut même dire qu’il nous fait marcher au rythme de nos questions. Mais, l’Evangile nous apprend que toutes les questions ne sont pas bonnes et fructueuses. Il y a, en effet, des mauvaises questions comme par exemple les questions pièges ou les questions pour se faire valoir. Ces questions-là ne nous font pas grandir en chrétien!

Il y a aussi des questions qui surgissent spontanément de l’homme. Elles sont souvent des questions de surface: elles concernent le « quoi ». Tandis que les vrais questions sont d’un autre niveau: ce sont celles qui concernent le « pourquoi » ou le « pourquoi pas ».

Eh bien, la question posée par l’homme anonyme de l’évangile de ce dimanche, appartient plutôt à ces questions dites « spontanées » et « émotionnelles » qui concernent le « quoi ». On sent d’ailleurs de l’inquiétude chez cet homme respectueux des commandements et de la Loi. Il a passé sa vie à faire ce que les autres lui ont suggéré ou appris. Il a essayé d’imiter les gens honnêtes, ceux qui respectent la Loi de Dieu. Pourtant, malgré ses efforts de volonté, malgré ses sacrifices, il n’est pas parvenu à être heureux, il n’a pas trouvé la vie éternelle, c’est-à-dire la vie pleine. Alors il cherche! Il pose une question dans laquelle trois verbes se suivent: devoir, faire et avoir: « Que dois-je/faire/pour avoir en héritage la vie éternelle »?

Il semble que l’essentiel de sa vie s’exprime à travers ces trois mots: une Loi, c’est-à-dire un ensemble de devoirs, une conduite à accomplir (faire), moyennant quoi, il aura le bien le plus précieux, la vie éternelle.

Est-ce faux? Apparemment non! Et pourtant, d’après Jésus cette démarche demeure encore extérieure! C’est une démarche de surface! C’est comme si cet homme disait: « Indique-moi ce que je dois faire, et je tâcherai de le faire le mieux possible ». Eh bien, Jésus déplace l’accent de sa démarche. Il l’emmène sur le terrain de l’amour plutôt que sur celui de la Loi. Au lieu de donner à son interlocuteur une règle de plus; un commandement de plus, il lui propose une amitié; une relation: « Viens, et suis-moi ».

Voyez-vous! Il se peut que le désastre dont nous avons pris conscience grâce au rapport Sauvé n’est pas seulement la conséquence de la « perversité de l’homme en soutane », mais avant tout la conséquence du manque d’une authentique et profonde relation avec le Maître qui pourtant, depuis deux mille ans, enseigne très explicitement: « Il est inévitable que surviennent des scandales, mais malheureux celui par qui cela arrive » (Lc 17, 1).

Le mot français scandale vient du grec skandalon, et signifie obstacle pour faire tomber quelqu’un. Oui, l’homme peut être un scandale pour l’homme lorsqu’il cherche à l’entraîner loin de sa foi; loin de Dieu. Un comportement que Jésus condamne avec sévérité: « Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà » (Lc 17, 2).

Dans ce contexte, une question surgit en moi: Face aux abus sexuels commis dans l’Église catholique en France, ne devrions-nous pas parler avant tout de la trahison de l’Évangile? Oui, le baptisé doit toujours revenir à l’évangile, c’est-à-dire à la personne de Jésus-Christ.

Prions en ce dimanche non seulement pour les victimes des abus sexuels, mais aussi pour tous les chrétiens, et en particulier pour nos catéchumènes qui commencent ce dimanche leur parcours annuel, pour qu’ils puissent approfondir leur relation avec Jésus, et ainsi approfondir leur foi et se rapprocher de Dieu.

Père Stanislas Stawicki

 

Autres homélies du Père Stanislas Stawicki

Ce que Dieu a uni, que l’homme ne le sépare pas !

Lectures du jour : 

« CE QUE DIEU A UNI, QUE L’HOMME NE LE SEPARE PAS ! »

Les textes liturgiques de ce dimanche nous renvoient à la communauté naturelle qu’est la famille. Ces textes en référence au mariage (1ère lecture et Évangile) traduisent l’union sacrée entre l’homme et la femme. Cette union est voulue par Dieu depuis le commencement (1ère lecture) du monde. Car Dieu y voyait la nécessité de faire une « aide » à l’homme. Cette complémentarité entre l’homme et la femme est le reflet du témoignage d’amour qui se vit au sein du mystère de la Sainte Trinité. Par cet amour, ces personnes divines témoignent de leur attachement les unes aux autres.

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Jésus, vrai nourriture qui fait vivre

Lectures du jour : 

JESUS, VRAI NOURRITURE QUI FAIT VIVRE
Les textes liturgiques de ce jour ont un accent assez particulier. Dieu, en la personne de Jésus, se présente à nous comme vrai pain descendu du ciel pour combler la faim définitive de l’homme.
La 1ère lecture nous parle du prophète Elie. Après avoir vécu la persécution et affronté les difficultés de la vie et sous le poids de la fatigue et du découragement, Elie implore le Seigneur de lui reprendre sa vie. Mais devant cette résignation du prophète, Dieu prend l’initiative (par l’intermédiaire de son ange) de lui venir en aide. Il lui apporte le pain qui lui redonnera les forces nécessaires pour continuer sa longue marche vers Horeb. Avec Elie, on comprend que quand tout va mal, la main de Dieu nous soutien et nous remet en chemin.

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Epiphanie : Nous sommes venus d’Orient adorer le roi

« Arrivés devant ce nouveau-né, ils lui offrent leurs présents l’or destiné à un roi, l’encens à un Dieu, la myrrhe à un mortel. Comme ces mages, nous sommes tous appelés à la crèche de Noël pour y rencontrer le Seigneur et l’adorer. »

Lectures : L’Épiphanie du Seigneur

Épiphanie du Seigneur.
Les trois lectures de cette fête de l’Épiphanie sont l’annonce d’une même grande espérance. Cette bonne nouvelle n’est pas seulement pour Israël ni pour les chrétiens. Elle est offerte à tous les peuples. Tous sont appelés jusqu’à la crèche du Christ Sauveur. Le Christ n’est pas venu seulement pour le monde juif mais aussi pour tous les peuples du monde entier.
C’est cette bonne nouvelle que nous trouvons tout au long des textes bibliques de ce dimanche. Dans la première lecture, le prophète Isaïe nous montre que les nations païennes marchent vers la Lumière de Jérusalem. Et pourtant, au moment où il fait cette annonce, cette ville est pratiquement rayée de la carte. Mais le prophète la provoque « Debout ! ». Le Seigneur a toujours libéré son peuple. Il est hors de question de sombrer dans le défaitisme. Toutes les nations, y compris celles qui étouffent Jérusalem, s’inclineront devant le Seigneur. Dans les périodes sombres, ce cri du prophète continue à nous interpeller. Quoi qu’il puisse arriver, les croyants ne doivent pas baisser les bras.

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Nous serons pour toujours avec le Seigneur

« Ce Dimanche nous rappelle que c’est l’amour de Dieu qui doit imprégner notre vie, et cela passe par le désir de Dieu et de son Royaume »

Lectures : 32ème dimanche du Temps Ordinaire

Ce 32 eme Dimanche de ce Temps Ordinaire a un arrière-gout amer : celui d’un confinement sans possibilité de réunir la communauté ecclésiale. Si les textes de ce jour somment comme un appel à « la vigilance » et à la « prévoyance », celui de notre monde (message), est confinement, préservation de la vie. Ce mois de Novembre ne laisse personne indifférent dans sa prière pour nos frères défunts. À ce titre, Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens nous donne une explication à la préoccupation et aux inquiétudes de ces derniers à propos de leurs frères qui se sont endormis dans la mort. Pour dissiper leur doute, Paul leur explique que la mort n’est pas un obstacle mais un passage vers le Royaume de Dieu. Il leur ouvre les yeux sur ce qui se passe après la mort : « nous serons pour toujours avec le Seigneur ». Il ne s’agit pas ici d’une vague survie ni d’une réincarnation. Mais de vivre une espérance en Jésus ressuscité qui s’enracine dans le témoignage des apôtres. Cette espérance trouve un plus large écho dans l’Évangile de ce jour. Continuer la lecture de Nous serons pour toujours avec le Seigneur →

Allez aux croisées des chemins

« L’Église ne baissera pas les bras, elle continuera à faire l’œuvre du Roi en allant aux croisées des chemins rassembler tous les invités pour qu’ils prennent part au banquet du Royaume »

Lectures : 28ème dimanche du Temps Ordinaire

Les textes bibliques de ce 28ème dimanche du Temps Ordinaire nous adressent un appel à l’espérance. Cette espérance qui ne déçoit jamais ne peut être que Dieu seul. Elle nous ancre dans l’éternité, en nous donnant ce que seuls nous ne pouvons atteindre. Cette vertu théologale est donc à chercher auprès de Dieu. Tout au long des textes de ce jour, Dieu rejoint l’homme dans sa souffrance. Son message cherche à le raffermir dans la foi, c’est pourquoi, le prophète annonce l’intervention de Dieu qui opèrera un renversement radical non seulement du sort d’Israël mais aussi de tous les peuples (1ère lecture). IL instaurera un monde nouveau qui est en train de naître, un monde où rien n’est perdu de ce qui est beau et bon, un monde où le mal est exclu. Dieu sera lui-même celui qui prépare et invite au festin. IL invitera non pas un peuple en particulier mais l’humanité entière pour célébrer les noces de son Fils Jésus, envoyé pour épouser notre humanité par son incarnation. Le Père veut absolument que tous en bénéficient et s’en réjouissent. C’est donc toute l’humanité que Dieu veut rassembler auprès de lui. Les paroles de Jésus sont très claires : “Allez donc aux croisées des chemins ; tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.” Avec Jésus (l’époux), personne n’est laissé pour compte. Nous sommes tous intégrés dans le mystère de l’incarnation du Christ.
La mission de l’Église, notre mission à tous, c’est d’être les messagers de cette invitation. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cette bonne nouvelle et de l’espérance qui nous anime. C’est en vue de cette mission que Jésus nous envoie son Esprit Saint. Nous ne pouvons pas être disciples du Christ sans être missionnaires. C’est toute notre vie qui doit contribuer à l’annonce de Jésus. Voilà donc cette invitation à la fête. Même si la réaction de certains montre l’obstination de ceux qui se sont éloignés de la bonne nouvelle, nous ne devons pas être surpris ou même choqué devant l’attitude désinvolte des invités. Cependant, l’Église ne baissera pas les bras, elle continuera à faire l’œuvre du Roi en allant aux croisées des chemins et en essayant de rassembler tous les invités pour qu’ils prennent part au banquet du Royaume.

Père Pierre.

 

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

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Père, glorifie ton Fils

« Connaître quelqu’un, c’est avoir avec lui une relation d’amour et de fidélité. La vie éternelle, c’est de vivre dès aujourd’hui des expériences fortes de fraternité, de communion, de pardon. »

Lectures : Septième dimanche de Pâques

« Voyez comme ils s’aiment »
Les paroles que Saint Jean met sur les lèvres de Jésus, la veille de sa mort, sont des paroles graves, comme un adieu, une dernière recommandation, un testament en somme. On peut être dérouté par trois phrases prononcées par Jésus :
Dérouté par ce qu’il dit du monde.
Dérouté par ce qu’il dit de la gloire.
Dérouté par ce qu’il dit de la vie éternelle.
Ce qu’il dit du monde : « ce n’est pas pour le monde que je prie ». Comment cela ? Et nous qui n’en finissons pas de prier pour le monde chaque jour, pour qu’il n’y ait plus de guerres, moins de famine, pour qu’il y ait plus d’amour, de partage, de pardon, pour les victimes de l’épidémie… et voici que Jésus, lui, ne prierait pas pour le monde ? Savez-vous que Saint Jean, dans son évangile, emploie le mot monde en deux sens différents ? Tantôt, c’est notre humanité telle qu’elle est, magnifique et dramatique. Bien sûr que Jésus prie pour elle, bien sûr que Jésus aime ce monde. Il est venu dans ce monde non pour le juger ou le condamner, mais pour le sauver. Il a donné sa vie pour sauver ce monde de la désespérance. Tantôt l’apôtre Jean emploie le mot monde pour désigner l’ensemble des forces du mal qui pervertissent le monde et ruinent les relations humaines. C’est « l’esprit du monde » dont il faut bien se garder. C’est l’esprit de domination, la course effrénée à l’argent, la haine de l’étranger. On comprend mieux la parole de Jésus : «je vous envoie dans le monde, le Royaume est là, mais méfiez-vous du monde, de l’esprit du monde ».
Continuons la lecture. Il y a de quoi être dérouté aussi par ce que Jésus dit de la gloire : « Père, l’heure est venue maintenant, glorifie ton Fils afin que ton Fils Te glorifie ». La gloire, qu’est-ce que ce mot évoque pour nous ? Couronne, podium, diplôme, coupe, succès éclatant. Jésus parle de recevoir la gloire, alors qu’il est sur le point d’être arrêté. Il est trahi par l’un des siens, ses amis vont le quitter. Pas glorieux, tout cela ! Mais savez-vous que dans la langue de Jésus, le mot « gloire » signifie : ce qui fait du poids. Eh bien ! Une vie donnée, ça fait le poids, une vie offerte par amour, ça fait le poids. Chacun de nous peut s’interroger : A quoi est-ce que j’attache le plus d’importance dans ma vie ? Ce qui fait du poids aux yeux de Dieu dans nos vies s’appelle service, don de soi, partage, pardon. Cherchez bien, heureusement, nous vivons des journées qui ont du poids.
Enfin, étonnons-nous de ce que Jésus dit de la vie éternelle. Souvent on reporte la vie éternelle après la mort. Or voilà ce que nous dit Jésus : « La vie éternelle, c’est de te connaître, toi le seul vrai Dieu et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». Connaître, dans la langue de Jésus, ce n’est pas seulement savoir des choses sur quelqu’un. Connaître quelqu’un, c’est avoir avec lui une relation d’amour et de fidélité. La vie éternelle, c’est de vivre dès aujourd’hui des expériences fortes de fraternité, de communion, de pardon.
Tenez, vous savez ce qu’est un appartement témoin. Lorsque l’on construit un immeuble d’habitation, c’est souvent que l’on achève et décore un appartement témoin qui permet de deviner ce que sera l’im-meuble achevé. Eh bien ! La vocation des chrétiens, c’est de réaliser tout de suite des appartements témoins qui permettront de deviner ce que sera le Royaume de Dieu, quand il sera achevé, ce que sera la vie éternelle.
« C’est à l’amour qu’on vous reconnaîtra comme mes disciples ».
par Louis DURET

Pères Christophe, Francis, Pierre et Rodrigue

Vous pouvez voir la messe en direct sur le canal Youtube

 

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

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Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

« Avec Jésus, nous sommes sur le bon chemin pour parvenir à la vraie vie que Dieu veut partager avec nous. Confinés, prêts à jouer le jeu du déconfinement progressif, nous offrons notre vie au Seigneur pour qu’il vienne la remplir de son Amour.. »

Lectures : Cinquième dimanche de Pâques

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus se présente comme étant ce chemin qui mène l’homme au vrai bonheur, vers son Père. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». En quelque sorte, l’Evangile, c’est pour nous, chrétiens, la carte routière, notre GPS, que Jésus nous offre, pour Le suivre et pour nous aider à découvrir Dieu comme un Père qui nous aime et qui nous accueille. Toutes ses paroles, ses commandements, sa manière d’accueillir les pauvres, de pardonner aux pécheurs ou de secourir ceux qui souffrent, voilà la route à suivre pour parvenir au vrai Dieu, notre Père. Croire en Jésus, ce n’est pas simplement croire à tout ce qu’il a dit et fait il y a deux mille ans, c’est croire qu’il est ressuscité, toujours vivant avec nous et qu’il est toujours capable de faire encore maintenant ce qu’il a fait jadis: pardonner, redonner confiance, accueillir les malades… Encore maintenant il est capable de nous faire renaître à l’espérance et à la confiance dans l’avenir… Continuer la lecture de Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie →

Je suis la porte des brebis

« Pour aimer, il faut se lier. Qu’elle serait triste la vie d’un homme ou d’une femme qui ne répondrait à aucun appel, qui resterait solitaire, indépendant, sans conjoint, sans amis. »

Lectures : Quatrièùe dimanche de Pâques

Dans la Bible, l’image du berger, du pasteur, est très présente. Elle se réfère à Moïse conduisant le peuple vers la Terre promise à travers le désert, et, plus loin dans la mémoire, aux pasteurs nomades qui furent les ancêtres d’Israël. Mais au premier plan, il y a David, le berger que Dieu a pris «derrière les brebis pour en faire le pasteur de son peuple ». Jésus parle le langage de la culture qui est la sienne. Son langage prend racine dans le temps et dans l’espace.

Église Saint-Jacques Saint-Christophe de la Villette - détail de la chaire – Christ enseignant des nations
Église Saint-Jacques Saint-Christophe de la Villette – détail de la chaire – Christ enseignant des nations

Que veut-il nous dire ? De quoi parle-t-il ? Il parle bien sûr de Lui et de ses relations avec nous. A l’arrière-plan, il nous parle des relations de Dieu avec les hommes. Comme toujours, il donne un sens nouveau aux réalités humaines qu’Il illustre dans ses paraboles. Jésus ne parle pas de l’aspect économique du troupeau : de l’exploitation d’un cheptel pour produire de la viande, du lait. Les images qui sont développées sont celle de l’enclos où le troupeau passe la nuit et celle de la porte de cet enclos. Il y a deux catégories d’hommes qui tentent d’approcher les brebis : d’un côté, les voleurs, de l’autre côté, le «vrai pasteur». Ce pasteur ne ressemble pas aux bergers traditionnels :  Continuer la lecture de Je suis la porte des brebis →