Archives par mot-clé : Baptème

Baptisés et envoyés comme des prophètes

BAPTISES ET ENVOYES COMME LES PROPHETES

Lecture du jour :

Bien aimés de Dieu, chers frères et sœurs, en ce dernier dimanche du mois de janvier, nous célébrons le 4è Dimanche Temps Ordinaire, année B, au cours duquel la liturgie de la Parole nous révèle ce qu’est la dignité prophétique de tout baptisé. Après les solennités et les grandes manifestations de Dieu dans l’histoire de notre humanité, ce fut le début du ministère public de Jésus. Pour associer les hommes à son œuvre qu’il vient accomplir dans le monde, Jésus appela les apôtres à sa suite et il envoya aussi des disciples deux par deux là où lui-même devrait se rendre. Puis il continue d’ajouter encore à cette équipe tous ceux et toutes celles qui entendent, écoutent son appel et acceptent de le suivre. C’est le cas de St Paul dont nous avons célébré la conversion au début de cette semaine. L’essentiel dans toute cette évolution de l’évangélisation c’est la fidélité de Jésus à sa mission ainsi que la nôtre aussi ; c’est-à-dire celle que nous avons reçu de Lui le jour même de notre baptême. Cette fidélité est fondamentale et très importante pour le témoignage que nous avons à offrir à l’Église, dans le monde et à notre société. Certes, Dieu a choisi le peuple d’Israël comme le peuple élu, pour nous faire parvenir au salut. Mais, désormais, avec notre baptême, nous sommes à part entière membres du nouveau peuple de Dieu qui est l’Église. Nous avons le devoir de continuer la mission et l’enseignement de Jésus, prêtre, prophète et roi, à tous les hommes de notre temps. 

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Allez aux croisées des chemins

« L’Église ne baissera pas les bras, elle continuera à faire l’œuvre du Roi en allant aux croisées des chemins rassembler tous les invités pour qu’ils prennent part au banquet du Royaume »

Lectures : 28ème dimanche du Temps Ordinaire

Les textes bibliques de ce 28ème dimanche du Temps Ordinaire nous adressent un appel à l’espérance. Cette espérance qui ne déçoit jamais ne peut être que Dieu seul. Elle nous ancre dans l’éternité, en nous donnant ce que seuls nous ne pouvons atteindre. Cette vertu théologale est donc à chercher auprès de Dieu. Tout au long des textes de ce jour, Dieu rejoint l’homme dans sa souffrance. Son message cherche à le raffermir dans la foi, c’est pourquoi, le prophète annonce l’intervention de Dieu qui opèrera un renversement radical non seulement du sort d’Israël mais aussi de tous les peuples (1ère lecture). IL instaurera un monde nouveau qui est en train de naître, un monde où rien n’est perdu de ce qui est beau et bon, un monde où le mal est exclu. Dieu sera lui-même celui qui prépare et invite au festin. IL invitera non pas un peuple en particulier mais l’humanité entière pour célébrer les noces de son Fils Jésus, envoyé pour épouser notre humanité par son incarnation. Le Père veut absolument que tous en bénéficient et s’en réjouissent. C’est donc toute l’humanité que Dieu veut rassembler auprès de lui. Les paroles de Jésus sont très claires : “Allez donc aux croisées des chemins ; tous ceux que vous rencontrerez, invitez-les au repas de noce.” Avec Jésus (l’époux), personne n’est laissé pour compte. Nous sommes tous intégrés dans le mystère de l’incarnation du Christ.
La mission de l’Église, notre mission à tous, c’est d’être les messagers de cette invitation. En tant que chrétiens baptisés et confirmés, nous sommes envoyés dans le monde pour témoigner de cette bonne nouvelle et de l’espérance qui nous anime. C’est en vue de cette mission que Jésus nous envoie son Esprit Saint. Nous ne pouvons pas être disciples du Christ sans être missionnaires. C’est toute notre vie qui doit contribuer à l’annonce de Jésus. Voilà donc cette invitation à la fête. Même si la réaction de certains montre l’obstination de ceux qui se sont éloignés de la bonne nouvelle, nous ne devons pas être surpris ou même choqué devant l’attitude désinvolte des invités. Cependant, l’Église ne baissera pas les bras, elle continuera à faire l’œuvre du Roi en allant aux croisées des chemins et en essayant de rassembler tous les invités pour qu’ils prennent part au banquet du Royaume.

Père Pierre.

 

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

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Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur

« Cette vision ne se fait plus avec les yeux mais avec le cœur et dans la Foi. Cette présence se manifeste dans l’amour que nous recevons de Dieu et dans l’amour que nous nous témoignons les uns les  autres. »

Lectures : Sixième dimanche de Pâques

Vivre de et dans l’Esprit de Jésus

La semaine dernière Jésus nous disait qu’il était le chemin, la vérité et la vie. La semaine précédente nous disait en parabole qu’il était le bon pasteur et la porte du salut. Pour un chrétien, Jésus Christ est au cœur de tout, il conduit au Père, il nous ouvre les portes du Royaume et du salut, il est visage du Dieu invisible et lumière sur notre chemin, il est la Vie et la Vérité, il est pardon… Mais, pour nous en 2020, Jésus est-il vraiment le vivant ressuscité ou bien un événement du passé ?
La résurrection, c’est aujourd’hui.
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Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui

«Quand les Cieux se déchirent, il n’y a plus de séparation entre Dieu et les hommes. La communication entre Dieu et ses enfants est rétablie.»

 Lectures : Baptême du Seigneur

Bien aimés de Dieu, après la célébration de la fête de l’Épiphanie du Seigneur qui nous a rappelé comment Dieu s’est manifesté aux nations, nous arrivons aujourd’hui au baptême de Jésus. C’est le premier dévoilement aux yeux de tous de ce qu’il est réellement. Pour beaucoup Jésus est un homme comme les autres. Mais au Jourdain, Jean Baptiste nous le montre comme « l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». Et au moment de son baptême, Dieu Lui-même nous dit que « Celui-ci est mon fils bien aimé »

Le baptême que Jean Baptiste donnait était en fait un geste de pénitence. Ceux qui demandaient ce baptême étaient ceux qui reconnaissaient leurs péchés et qui voulaient se convertir. Or voilà que Jésus arrive au milieu de tous ces pécheurs qui venaient se faire baptiser par Jean. Jésus n’avait pas de péché à se faire pardonner mais il a tenu à être solidaire de cette démarche. Ceux qui demandaient ce baptême en ressortaient purifiés. Pour Jésus c’est le contraire. Il est entré dans l’eau du Jourdain pur de tout péché. Il en est ressorti porteur de tous les péchés du monde. La Parole et le témoignage de Jean Baptiste prend effet et s’accomplit vraiment : Jésus est réellement l’agneau qui enlève et porte sur lui nos péchés. Par son baptême, le Seigneur a donc pris sur lui tous nos péchés pour nous en libérer. C’est pourquoi il peut dire à ses apôtres dans l’évangile de saint Marc 16, 16 « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé » Continuer la lecture de Dès que Jésus fut baptisé, il vit l’Esprit de Dieu venir sur lui

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

«Le Seigneur est proche de nous, au point de se faire homme. Il vient pour communiquer sa joie, la joie de l’Amour Divin»

 Lectures : Troisième dimanche temps du temps de l’Avent

Bien aimés de Dieu, le troisième dimanche de l’Avent est dit « le dimanche de la joie ». « Savoir que Dieu est proche, attentif et plein de compassion, (…), qu’il est un père miséricordieux qui s’intéresse à nous dans le respect de notre liberté, est motif d’une joie profonde » (saint Jean-Paul II). Alors ce dimanche est celui de la joie parce que nous sommes tout simplement dans une attente joyeuse de la célébration annuelle de la naissance de Jésus, qui vient de Dieu pour nous sauver. Continuer la lecture de Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

Sainte-Trinité : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

« Jésus prend la condition de l’homme et Fils pour révéler aux hommes l’amour et le visage du Père »

Lectures : Sainte Trinité

Fête de la Très Sainte Trinité

Bien aimés de Dieu, nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Trinité. C’est le mystère d’un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Un Dieu qui est trine dans les personnes et Un dans l’essence ; un Dieu plein d’amour. C’est de cet amour infini de Dieu que nous nous souvenons chaque fois que nous faisons le signe de la croix et quand nous employons une doxologie : « Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit ». Nos mots sont bien incapables de cerner ce mystère de Dieu car il nous dépasse infiniment. Pour introduire cette fête de la Trinité, pensons à une radieuse lumière qui éclaire et qui éblouit à la fois. La Trinité est un peu comme une radieuse lumière, capable d’illuminer et d’éblouir à la fois. La lumière, en effet, fait exister les choses en les arrachant à l’obscurité. Celui qui vit dans la clarté du jour baigne dans un milieu naturel et familier qui lui permet de se mouvoir; mais lorsqu’il lève son regard vers le soleil pour le fixer, il en est aussitôt ébloui. Ainsi en va-t-il de la Trinité: sans elle, la foi chrétienne s’évanouit; et lorsque nous essayons de la comtempler en elle même, nous en sommes aveuglés. Et pourtant toute notre vie chrétienne se déroule sous le signe de la Sainte Trinité: c’est en elle et par elle que nous sommes créés et sauvés; c’est en elle que nous sommes baptisés et c’est encore vers elle que nous sommes en marche. Continuer la lecture de Sainte-Trinité : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

Jeudi Saint : l’Esprit du Seigneur est sur moi

« La Cène : de ce sacrement de l’amour, naît un authentique chemin de foi et un chemin de communion. »

Lectures : Jeudi Saint : La Cène du Seigneur

Bien aimés de Dieu, avec la messe du Jeudi Saint, l’Eglise toute entière entre dans le triduum pascal ; le Triduum Pascal est cette période de trois jours au cours de laquelle nous sommes invités à célébrer avec beaucoup de foi la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus. La messe de ce soir, puisque nous y sommes,  est plutôt en mémoire de la Cène du Seigneur. En mémoire de ce repas fraternel qu’il prend avant d’entrer dans sa passion. Ce repas qu’il a lui-même désiré d’un grand désir manger avec ses disciples avant de souffrir. Ce repas, frères et sœurs, est d’abord une offrande de son corps et de sang, donc un sacrifice spirituel qu’il offre pour le salut du monde ; ce repas, est ensuite une action de grâce ; une action de grâce suprême à Dieu le Père : avec le baptême et la confirmation, l’eucharistie constitue la source de la vie même de l’Eglise. Et de ce sacrement de l’amour, naît un authentique chemin de foi et un chemin de communion. C’est-à-dire la foi en l’Eucharistie comme Sacrement et la communion Eucharistique comme communion au Corps et au Sang du Christ. Ces deux grandes dimensions de communion et foi en l’Eucharistie que Jésus nous laisse en mémoire de lui prend tout son sens aujourd’hui dans le témoignage que chacun de nous rends à cette Eucharistie puisqu’elle est source et sommet de notre foi. D’ailleurs à bien méditer cette Cène du Seigneur, celle-ci nous révèle que l’Heure de Dieu est venue de sauver l’humanité entière par le sacrifice suprême que Jésus va accomplir par sa passion. sa mort et sa résurrection. Souvenons-nous un instant des noces de Cana, quand Jésus confiait à sa mère que son heure n’était pas encore venue. Mais il avait changé l’eau en vin, comme pour préfigurer l’Eucharistie qu’il instituera lorsque l’heure sera venue. Plus tard aussi, ses adversaires n’oseront pas mettre la main sur lui, car son heure n’était pas encore venue. Et voici qu’aujourd’hui, Jeudi Saint. l’heure est arrivée. Quand l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son père ; ayant aimé les siens. il les aima jusqu’au bout. C’est Mystérieux ce moment de l’accomplissement. Oui, sœurs & frères, cette heure de l’Eucharistie, est un véritable moment qui ne pouvait que coïncider avec le mémorial de la Pâque juive où personne, pas même les disciples, ne soupçonnait que la manne du désert annonçait déjà le pain de vie nécessaire pour traverser l’existence. Continuer la lecture de Jeudi Saint : l’Esprit du Seigneur est sur moi

Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour

« Jérusalem peut aussi être notre cœur. A nous d’être les témoins de l’amour de Dieu et d’apporter notre joie ici »

Lectures : 3ième dimanche de Pâques :Ap3,13-15,17/1Jn2,1-5a/lc24,35-48

« Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour » (Lc 24, 35-48)

« Le Christ lui-même fût présent au milieu d’eux et leur dit : … A vous d’en être témoins. »

Bien-aimés de Dieu, l’Évangile de ce troisième dimanche de Pâques nous rapporte comment les disciples d’Emmaüs qui ont reconnu le Christ ressuscité à la fraction du pain repartent aussitôt à Jérusalem pour annoncer la bonne nouvelle aux disciples. Ils doivent en effet témoigner de tout ce qu’ils ont vu et entendu. Pour cela le Christ ouvre leur esprit à l’intelligence des écritures, c’est-à-dire non pas une connaissance de texte inerte, mais  à une actualisation et  à une compréhension de la Parole vivante de Dieu afin d’ en être témoins. Continuer la lecture de Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait, qu’il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour

Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas

« Soyons des témoins joyeux de la présence du Seigneur, proche de nous dans le monde où il nous envoie. Soyons dans la Joie ! »

Lectures : 3ème Dimanche de l’Avent : Is61,1-2a.10-11/1Th5,16-24/Jn1,6-8.19-28

« Au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas » (Jn 1, 6-8.19-28)

Bien-aimés de Dieu, nous sommes à mi-parcours de notre marche vers Noël ; et la liturgie de ce 3ème dimanche de l’Avent nous invite à être dans la joie. « Soyez dans la joie du Seigneur, soyez toujours dans la joie, le Seigneur est proche », nous lance Saint Paul dans l’antienne d’ouverture. Cet appel à la joie résonne fortement dans la première lecture quand Isaïe, bien avant l’arrivée du Messie,  annonce déjà la bonne nouvelle du salut : la libération des captifs, la guérison des cœurs brisés et l’inauguration d’un temps de grâce. En effet, le Messie annoncé par les prophètes a été envoyé pour proclamer et inaugurer une année de grâce de la part de Dieu.

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Homélie Père Rodrigue Chabi-14/01/2017

Lectures : 2ième dimanche du temps ordinaire : Is49,3.5-6/Co1,1-3/Jn1,29-34

Message du pape François pour la Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié 2017
Les trois lectures de ce 2ème dimanche du temps Ordinaire (A) nous rejoignent car elles sont porteuses d’une Bonne Nouvelle. Elles nous révèlent tout l’Amour et toute la Considération que le Seigneur nous porte ; elles nous disent que tous nous avons du prix aux yeux de Dieu. Dans l’Évangile, tout particulièrement,  nous voyons Jésus rejoindre l’humanité blessée par son péché quand Il vient à Jean Baptiste, comme l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du Monde.

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