Deux paroles illuminent pour les chrétiens le seuil de chaque année: Marie et la Paix.
Marie, parce que nous célébrons en ce jour la solennité de Sainte Marie, en tant que la Mère de Dieu, et parce que son « oui » à la volonté de Dieu nous montre le chemin de confiance et de disponibilité face à la nouvelle année qui commence. En effet, nous ne savons pas ce que cette nouvelle année nous apportera, mais Marie nous invite à regarder tout dans la confiance, car nous sommes dans les mains de Dieu.
« L’Esprit ne vient pas dans notre force, mais dans notre faiblesse, lorsque nous sommes capables de dire : Viens Esprit Saint. »
Pentecôte – Jean 15,26-16,12-15
Je ne sais pas si vous vous êtes déjà rendu compte qu’aucun récit évangélique ne parle directement de la Pentecôte chrétienne. Seul saint Luc, comme pour la fête de l’Ascension, dans le livre des Actes des Apôtres, nous raconte ce qui s’est passé ce jour là. D’après son récit, il a fallu 50 jours pour que les disciples de Jésus comprennent la signification de la Pâques et se laissent libérer de toutes sortes d’enfermements. Notez le bien: il a fallu 50 jours d’une thérapie très intense donnée par Jésus lui-même pour libérer ses disciples de la peur! Continuer la lecture de Pentecôte : tous furent remplis d’Esprit Saint→
« « Je voudrais vous donner un conseil – disait un jour le Pape François. Soyez transparents. N’ayez pas peur dire la vérité, sans la cacher, sans demi-paroles. Car la transparence ouvre la porte à la grâce ». »
Pierre dit à Jésus : « Maitre, il est bon que nous soyons ici! Faisons trois tentes: une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie ».
L’apôtre Pierre est très souvent critiqué en ce second dimanche du Carême. On trouve son intervention maladroite. En effet, tous les évangélistes synoptiques (Mathieu, Marc et Luc) lui reprochent de « ne pas savoir ce qu’il dit ». On traite alors Pierre d’être impulsif, naïf et ridicule.
C’est vrai! Les récits évangéliques nous montrent que Pierre ne trouve pas toujours les mots qu’il faut, mais c’est un homme vrai. Il parle, il questionne, il réagit du fond de son cœur! Et je pense que nous touchons ici une des plus grandes qualités de Pierre: la capacité de dire ce qui l’habite; la liberté de parler de ses sentiments; la capacité de libérer la parole sans craindre de se faire corriger ou d’être tourné en ridicule. Continuer la lecture de La transparence ouvre la porte à la grâce→
Il y a beaucoup de mouvements dans la scène évangélique de ce dimanche :
Jésus qui monte et qui descend d’une barque.
La foule qui se presse sur les bords du lac pour écouter Jésus prêcher.
Les pêcheurs qui, faisant confiance à Jésus, repartent en mer lancer leurs filets, puis les rapportent prêts à craquer, enfin rangent leur matériel pour suivre Jésus.
Même les barques sont en mouvement: « elles enfonçaient »– nous relate l’évangéliste Luc.
Et surtout, surtout un mouvement fondamental de Simon-Pierre. Il tombe aux genoux de Jésus en disant: « Eloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur ».
Frères et sœurs, habituellement, face à un échec, la première réaction est l’amertume et la colère. Cela devait être plus ou moins la condition de Simon-Pierre dont nous parle l’Évangile de ce dimanche. En fait, Pierre et ses compagnons ont peiné toute la nuit sans rien prendre. Continuer la lecture de Choisissez de grandir au moins dix fois par jour !→
Les textes liturgiques de cette fête sont très riches en enseignement. On peut y repérer plusieurs leçons. J’en souligne trois seulement.
D’abord une question.Pourquoi Jésus plonge dans les flots du Jourdain ? Pourquoi se fait-il baptiser, là où les hommes avaient déjà coutume de se purifier de leurs fautes, alors qu’il était, Lui, sans péché ?
Telle était aussi la question de Jean Baptiste. C’est l’évangéliste Mathieu qui nous l’apporte. « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ? – s’étonne Jean le Baptiste.
Eh bien, pour Jésus le baptême n’est pas une nécessité. Il est en complète harmonie avec l’amour de Dieu. Il est sans péché. Mais, en descendant dans l’eau remplit des péchés des hommes, il se solidarise tout simplement avec les pécheurs que nous sommes. Continuer la lecture de Baptême du Seigneur→
Deux paroles illuminent, pour nous les chrétiens, le seuil de chaque année: Marie, Mère de Dieu et la Paix.
Pourquoi Marie? Parce que par son « oui » à la volonté de Dieu, elle nous montre le chemin de confiance et de disponibilité face à la nouvelle année qui commence. En effet, nous ne savons pas ce que cette nouvelle année nous apportera, mais Marie nous invite à regarder tout dans la confiance, car nous sommes dans les mains de Dieu.
Pourquoi la Paix ? Parce que Celui qui nous est donné comme cadeau à Noël : « Emmanuel », Dieu avec nous, est le Prince de la Paix. Depuis 55 ans l’Eglise prie en ce jour pour la Paix. C’est le Pape Paul VI qui instituât la Journée Mondiale de la Paix. Dans son Message pour l’année 2022, le Pape François parle des trois outils pour construire une paix durable: le dialogue entre générations, éducation et travail.
« Je voudrais proposer trois voies pour construire une paix durable – écrit le Pape. Tout d’abord, le dialogue entre les générations comme base pour la réalisation de projets communs. Deuxièmement, l’éducation en tant que facteur de liberté, de responsabilité et de développement. Enfin, le travail pour une pleine réalisation de la dignité humaine. Ces trois éléments sont essentiels pour l’élaboration d’un pacte social, sans lequel tout projet de paix est inconsistant ». Continuer la lecture de Sainte Marie→
« Ce salut apporté par Jésus est source de joie et de confiance à accorder à sa personne. C’est un cadeau formidable qui réjouit et comble le cœur de l’homme. »
« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)
Aujourd’hui 4ème dimanche du Temps de l’Avent, toujours dans cette attente de la venue du sauveur. Cette attente stressante et angoisse se réalisera dans très peu de temps. Ce Fils Sauveur que le monde attend, viendra pour révéler l’amour infini du Père pour l’humanité. C’est donc cette ambiance qui règne dans la 1ère Lecture de ce jour. Michée le prophète rassure le peuple meurtri et humilié, qu’un sauveur sortira de son sein « du clan de Juda ». Cette parole du prophète montre à quel point les projets de Dieu sont insondables. Dieu fait sortir du « petit reste : Juda » un sauveur pour l’ensemble du peuple. Avec Dieu, c’est une autre dimension de la vie qui s’ouvre. Il rend à l’existence, l’impossible. C’est qui est humilié et faible est, l’ouvrage principal par lequel Dieu se sert pour révéler sa puissance. Cette approche de Dieu nous dit qu’aujourd’hui rien n’est impossible à celui qui met sa foi en Lui. Car ce Jésus que nous attendons et qui révèlera l’amour infini du Père est celui qui, autrefois s’était incarné dans ce monde. Cet évènement du passé qui s’actualise dans notre aujourd’hui à la lumière des réalités du vécu, nous dit à quel point Dieu est encore solidaire de l’humanité. Continuer la lecture de D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?→
La sainteté est une aventure, elle est même la seule aventure ». Oui, elle est même la seule aventure. « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint »
Lectures de ce jour :
Homélie
L’Église catholique célèbre en ce premier novembre la fête de la Toussaint. Dans l’esprit de beaucoup, cette fête renvoie spontanément au souvenir des défunts que l’on commémore en réalité le lendemain. Eh bien, la Toussaint n’est pas que cela. Elle est d’abord une invitation à faire « mémoire du futur » – comme disait saint Augustin. Oui, c’est une invitation à faire mémoire de notre futur, car Dieu nous appelle tous à la sainteté: « Soyez saints, car moi, le Seigneur votre Dieu, je suis saint » (Lévitique 19, 2).
Voyez-vous! Dieu veut que nous partagions sa propre sainteté. Que nous en vivions. La sainteté ne vient donc pas de nous. On ne peut pas s’abonner à la sainteté, tout comme les gens s’abonnent à des magazines ou aux salles de cinémas. La sainteté est avant tout un don.
Permettez-moi de m’arrêter ce dimanche avec vous et pour vous sur la question poser par un homme anonyme de l’Evangile de ce dimanche: « Bon Maître, que dois-je faire pour avoir la vie éternelle en héritage ? ». Pour scruter (analyser) cette question, je m’arrête sur trois points.
Premièrement, l’Évangéliste Marc nous dit que cette question a été posée à Jésus par une personne anonyme. En effet, « Un homme accourut vers Jésus » – nous dit Marc. La désignation est particulièrement vague! Cet homme n’a pas de nom, comme s’il n’avait pas d’identité; comme s’il ne savait pas vraiment qui il veut être. Mais, il semble que l’Évangéliste le fait expressément, pour que nous puissions tous, nous retrouver dans l’anonymat de ce personnage.
Deuxièmement, l’homme qui accourt vers Jésus, commence sa question en le qualifiant de « bon »: Bon Maître – dit-il. « Beauté sans bonté est une lumière sans clarté » – dit le proverbe. Et Platon de compléter: « La simplicité véritable allie la bonté à la beauté ». Ce qui n’est pas si simple pour nous les hommes! Voilà pourquoi Jésus lui répond: « Personne n’est bon, sinon Dieu seul ».
Oui! Dieu seul est bon, et cela suffit! Apprenons, nous aussi, à répéter ces mots simples lorsque dans notre vie ou dans la vie de l’Église – comme en ces jours en France avec l’effrayant rapport Sauvé – nous nous trouvons terrifiés, accablés et abattus. Dieu seul est bon! Dieu seul est juste! Dieu seul est saint!
Troisièmement, Jésus ne refuse pas nos questions. On peut même dire qu’il nous fait marcher au rythme de nos questions. Mais, l’Evangile nous apprend que toutes les questions ne sont pas bonnes et fructueuses. Il y a, en effet, des mauvaises questions comme par exemple les questions pièges ou les questions pour se faire valoir. Ces questions-là ne nous font pas grandir en chrétien!
Il y a aussi des questions qui surgissent spontanément de l’homme. Elles sont souvent des questions de surface: elles concernent le « quoi ». Tandis que les vrais questions sont d’un autre niveau: ce sont celles qui concernent le « pourquoi » ou le « pourquoi pas ».
Eh bien, la question posée par l’homme anonyme de l’évangile de ce dimanche, appartient plutôt à ces questions dites « spontanées » et « émotionnelles » qui concernent le « quoi ». On sent d’ailleurs de l’inquiétude chez cet homme respectueux des commandements et de la Loi. Il a passé sa vie à faire ce que les autres lui ont suggéré ou appris. Il a essayé d’imiter les gens honnêtes, ceux qui respectent la Loi de Dieu. Pourtant, malgré ses efforts de volonté, malgré ses sacrifices, il n’est pas parvenu à être heureux, il n’a pas trouvé la vie éternelle, c’est-à-dire la vie pleine. Alors il cherche! Il pose une question dans laquelle trois verbes se suivent: devoir, faire et avoir: « Que dois-je/faire/pour avoir en héritage la vie éternelle »?
Il semble que l’essentiel de sa vie s’exprime à travers ces trois mots: une Loi, c’est-à-dire un ensemble de devoirs, une conduite à accomplir (faire), moyennant quoi, il aura le bien le plus précieux, la vie éternelle.
Est-ce faux? Apparemment non! Et pourtant, d’après Jésus cette démarche demeure encore extérieure! C’est une démarche de surface! C’est comme si cet homme disait: « Indique-moi ce que je dois faire, et je tâcherai de le faire le mieux possible ». Eh bien, Jésus déplace l’accent de sa démarche. Il l’emmène sur le terrain de l’amour plutôt que sur celui de la Loi. Au lieu de donner à son interlocuteur une règle de plus; un commandement de plus, il lui propose une amitié; une relation: « Viens, et suis-moi ».
Voyez-vous! Il se peut que le désastre dont nous avons pris conscience grâce au rapport Sauvé n’est pas seulement la conséquence de la « perversité de l’homme en soutane », mais avant tout la conséquence du manque d’une authentique et profonde relation avec le Maître qui pourtant, depuis deux mille ans, enseigne très explicitement: « Il est inévitable que surviennent des scandales, mais malheureux celui par qui cela arrive » (Lc 17, 1).
Le mot français scandale vient du grec skandalon, et signifie obstacle pour faire tomber quelqu’un. Oui, l’homme peut être un scandale pour l’homme lorsqu’il cherche à l’entraîner loin de sa foi; loin de Dieu. Un comportement que Jésus condamne avec sévérité: « Il vaut mieux qu’on lui attache au cou une meule en pierre et qu’on le précipite à la mer, plutôt qu’il ne soit une occasion de chute pour un seul des petits que voilà » (Lc 17, 2).
Dans ce contexte, une question surgit en moi: Face aux abus sexuels commis dans l’Église catholique en France, ne devrions-nous pas parler avant tout de la trahison de l’Évangile? Oui, le baptisé doit toujours revenir à l’évangile, c’est-à-dire à la personne de Jésus-Christ.
Prions en ce dimanche non seulement pour les victimes des abus sexuels, mais aussi pour tous les chrétiens, et en particulier pour nos catéchumènes qui commencent ce dimanche leur parcours annuel, pour qu’ils puissent approfondir leur relation avec Jésus, et ainsi approfondir leur foi et se rapprocher de Dieu.
L’Evangile de ce dimanche met essentiellement en scène deux personnages: Pierre et Jésus. L’un interroge; l’autre cherche à répondre. L’un donne son consentement au chemin de la Passion; l’autre se révolte quand il entrevoit ce chemin. Deux figures contrastées, mais dont la confiance mutuelle et le dialogue – permettent aussi bien une belle confession de la foi que les vifs reproches.
Mes frères et sœurs, c’est grâce à ce dialogue, grâce à cette relation authentique sans faux-semblants de la part de Pierre, que Jésus formera en lui la capacité de vouloir ce que Dieu veut. En effet, en disant à Pierre « passe derrière moi, Satan » – Jésus précise: car « tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ».
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