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Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé

« Quand Jésus nous parle d’humilité et de gratuité , Il nous révèle Dieu

Lectures : Vingt deuxième dimanche temps ordinaire

Après ce temps d’été, nous voici arrivés au premier septembre. Chaque début d’année est l’occasion d’un re-départ. Chacune et chacun,dans ce monde difficile,  nous sommes invités à nous laisser interroger, pour le meilleur de nous-mêmes et pour les autres, sur la manière dont nous pouvons engager comme de bons serviteurs .Or dans les paroles de Jésus qui nous sont proposées, j’entends deux  mots-clés à retenir, lesquels ? : humilité et gratuité L’humilité n’a rien à voir avec une question de morale. Aujourd’hui, dans notre société, quand on prononce ce mot, on pense plutôt à : s’écraser, démissionner, céder, capituler devant les autres. A certaines époques dans l’Église, on a également mal compris le sens de l’humilité chrétienne en la confondant avec la dépréciation de soi-même, un certain mépris de soi-même : je suis nul ; Alors que l’Evangile ne parle que de la dignité de chacun, fille et fils bien aimé de Dieu, le mépris est incompatible avec toute démarche d’amour. Quand Jésus nous parle d’humilité et de gratuité , Il nous révèle Dieu. Jésus accomplit lui-même ce qu’il dit. Lui-même est humble et n’a jamais convoité les premières places, Lui-même accueille et sait rejoindre aux dernières places les plus petits, les plus fragiles, les malades les pécheurs , les exclus. L’humilité de Jésus ne consiste pas à dire qu’il n’est rien ou qu’il n’accomplit pas sa mission. Jésus a tout à fait conscience de ce qu’il est, mais il ne se l’attribue pas à lui-même,  il s’en détache pour l’orienter vers son Père et vers les autres : Père, j’ai tout reçu de Toi, je n’en tire aucune gloire pour moi-même, car je le remets entre tes mains. L’humilité, c’est vraiment un détachement de soi pour donner, se donner, offrir pour le service. Continuer la lecture de Quiconque s’élève sera abaissé, qui s’abaisse sera élevé

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Spectacle “Samedi de Lumière” Karlheinz Stockhausen

La Philharmonie de Paris a donné, vendredi 28 et samedi 29 juin 2019, l’opéra de Karlheinz Stockhausen “Samstag aus Licht” (“Samedi de Lumière”,  dont la première partie avait lieu à la Cité de la Musique, et la deuxième partie (scène 4) avait lieu en l’église Saint-Jacques Saint-Christophe de la Villette.

Maxime Pascal en a assuré la direction musicale et la conception du spectacle.

Le livret de cette dernière scène provient du livre “Salutations de vertus” de Saint-François d’Assise.

Lodi delle virtù [Salutation des vertus], saint François d’Assise

Salut, reine Sagesse, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte et pure Simplicité.

Dame sainte Pauvreté, que le Seigneur te garde, avec ta sœur, sainte Humilité.

Dame sainte Charité, que le Seigneur te garde, avec ta soeur, sainte Obéissance.

Vous toutes, saintes Vertus, que le Seigneur vous garde, lui de qui vous procédez et venez.

Nul homme en ce monde, si d’abord il ne meurt, ne peut posséder une seule entre vous.

Qui possède l’une et ne blesse pas les autres, il les possède toutes, et qui blesse l’une, n’en possède aucune et les blesse toutes, et chacune d’elles met en déroute les vices et les péchés.

La sainte Sagesse confond Satan et toutes ses malices.

La pure et sainte Simplicité confond toute sagesse en ce monde et toute sagesse de la chair.

La sainte Pauvreté confond toute cupidité et l’avarice et les soucis matériels de ce monde.

La sainte Humilité confond l’orgueil et tous les vaniteux de ce monde et toutes les prétentions de ce monde.

La sainte Charité confond toutes les tentations, qu’elles viennent du diable ou de la chair et toutes les craintes égoïstes.

La sainte Obéissance confond tout charnel attachement et tient le corps mortifié pour qu’il obéisse à l’esprit et pour qu’il obéisse à son frère ;

C’est elle qui rend l’homme docile et soumis à n’importe quel homme de ce monde, et non seulement aux hommes, mais aux bêtes et aux fauves eux-mêmes, afin qu’ils puissent vivre en liberté, autant que leur permet le Seigneur.

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La libération de la corneille, sur le parvis de l’église :

Critiques du spectacle :

www.olyrix.com/articles/production/3240/samstag-aus-licht-karlheinz-stockhausen-le-balcon-philharmonie-de-paris-avis-critique-chronique-article-compte-rendu-damien-pass-alphonse-cemin-maxime-pascal-damien-bigourdan

www.diapasonmag.fr/critiques/samstag-aus-licht-de-stockhausen-une-journee-de-lumiere-a-la-villette-29193

Pour plus de renseignements :

philharmoniedeparis.fr/fr/activite/opera/19112-samstag-aus-licht-stockhausen

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Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté

“Jésus réussit à vaincre les tentations du désert pour nous conduire au Royaume et à la Terre Promise.”

Lectures : Premier dimanche du Carême

« Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté»

Depuis Mercredi des Cendres, nous avons commencé le temps de préparation spirituelle aux célébrations pascales.

L’Evangile du Mercredi des Cendres nous rappelait les trois exercices spirituels, résumant tous les autres, pratiqués par le croyant afin d’ajuster son existence aux préceptes évangéliques. Ces moyens sont l’aumône, la prière et le jeûne.

Le récit de la tentation de Jésus nous est raconté par les trois évangiles synoptiques : Marc, Matthieu et Luc, mais pas par Jean. Dans les trois récits, la tentation au désert est liée au baptême du Christ et c’est l’Esprit Saint, reçu au baptême, qui pousse Jésus au désert. L’autre lien qui unit fortement nos trois évangélistes, c’est le fait que le diable reprend par deux fois le titre reçu au baptême par Jésus, en le mettant en doute : « Si tu es le fils de Dieu ? ». Continuer la lecture de Dans l’Esprit, il fut conduit à travers le désert où il fut tenté

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