Archives de catégorie : Chabi

Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

«Le Seigneur est proche de nous, au point de se faire homme. Il vient pour communiquer sa joie, la joie de l’Amour Divin»

 Lectures : Troisième dimanche temps du temps de l’Avent

Bien aimés de Dieu, le troisième dimanche de l’Avent est dit « le dimanche de la joie ». « Savoir que Dieu est proche, attentif et plein de compassion, (…), qu’il est un père miséricordieux qui s’intéresse à nous dans le respect de notre liberté, est motif d’une joie profonde » (saint Jean-Paul II). Alors ce dimanche est celui de la joie parce que nous sommes tout simplement dans une attente joyeuse de la célébration annuelle de la naissance de Jésus, qui vient de Dieu pour nous sauver. Continuer la lecture de Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

Il est le Dieu des vivants

«La présence du Christ dans notre vie est le signe de la résurrection qui est à l’oeuvre déjà dans le présent, maintenant même et non plus seulement à la fin des temps»

 Lectures : Trente deuxième dimanche temps ordinaire

LA RÉSURRECTION D’ENTRE LES MORTS TRANSFIGURE LA VIE DÈS MAINTENANT

Bien aimés de Dieu, la Parole de Dieu nous adressent aujourd’hui un message d’espérance. Elle nous parlent de la résurrection des morts et de la vie en Dieu. Plus qu’un dogme, la résurrection fait partie de notre foi. C’est même le plus important car il nous montre le but de toute notre existence. 

Dans la première lecture, nous trouvons un témoignage de foi extraordinaire à un moment où les empereurs grecs gouvernent la Palestine ; et où ils voulaient imposer leur civilisation, leur culture et leur religion. C’est dans ce contexte que le texte nous parle d’une mère et de ses sept fils qui ont été arrêtés. On veut les obliger à adhérer à la religion païenne. En choisissant de rester fidèles jusqu’à la mort, cette famille témoigne de sa foi en la résurrection. La mère et ses sept fils comprennent que Dieu ne peut abandonner ses enfants. Ce témoignage peut aussi nous faire penser à tous les chrétiens d’aujourd’hui qui sont persécutés à cause de leur foi. Nous en avons de nombreux témoignages dans divers pays du monde mais aussi chez nous, jusque dans nos églises.  Continuer la lecture de Il est le Dieu des vivants

Tous saints : Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse

«Les saints sont comme nous parce que tous différents, mais, comme nous et avec nous, ils boivent tous à la même source de la sainteté..

 Lectures : Fête de tous les saints

Bien aimés de Dieu chers frères et sœurs dans la sainteté, oui je dis bien chers saints et saintes en Dieu, les saints que nous aimons tant invoqués et priés chaque jour sont des gens comme vous et moi ! Certes, il est difficile d’imaginer un monde varié, à la fois plus uni et différent, que le Paradis. C’est possible que chaque messe est un véritable moment révélateur de cette une foule immense de toutes nations, tribus, peuples et langues qui se tient devant le Trône et devant l’Agneau et qui est vêtu de sainteté. Car ne peuvent se tenir devant le Trône de Dieu et devant l’Agneau avec des palmes en mains que celles et ceux qui sont vêtus de robes blanches ; c’est-à-dire les saints. Dans cet ensemble nous avons des enfants, des personnes âgées, des ingénieurs tout comme des bricoleurs, des hauts cadres d’entreprises et de simples ouvriers ; nous avons également des laïcs et des prêtres, des consacrés, des humbles sacristains, nous avons aussi des châtelains et des « sans-domicile fixe ».. C’est la manifestation la plus belle de ce que le Christ est venu réaliser :
faire de tous les peuples une seule famille de disciples missionnaires et de saints. Le Christ a voulu que tous les hommes, sans exclusion ni discrimination aucune, puissent trouver leur place dans l’Église, car tous, nous sommes appelés à la sainteté par le baptême, c’est-à-dire, tous appelés à entrer en communion avec Lui pour partager sa divinité parce qu’Il a pris notre humanité. Continuer la lecture de Tous saints : Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse

L’étranger revient sur ses pas et rend gloire à Dieu

«Dieu, dans son amour, s’intéresse à l’humanité entière. Son grand projet c’est de rassembler tous les hommes du monde.»

 Lectures : Vingt huitième dimanche temps ordinaire

Bien aimés de Dieu, au temps de Jésus, être lépreux était une maladie honteuse qui obligeait les malades à vivre en dehors de la société, C’était des exclus, des intouchables, ce qui rendait leur situation encore plus pénible ! Plus de vie de famille, plus d’amis, plus de soins…

Dix lépreux alors sont venus de loin supplier Jésus pour qu’Il les guérisse. Et Jésus, dans sa bonté compatissante, les a tous guéris. Il leur a dit : « Allez vous montrer aux prêtres », et « sur la route, ils se sont trouvés guéris ». Mais, un seul a pensé à revenir vers Jésus pour Lui dire « Merci ». Et Jésus en a été étonné. Alors, pour le récompenser, Jésus lui a dit : « ta foi t’a sauvé ». Non seulement il a été guéri de sa lèpre mais guéri de son péché. Continuer la lecture de L’étranger revient sur ses pas et rend gloire à Dieu

Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur

« Pauvre ou riche, ouvrons notre cœur pour nous préparer à la rencontre avec Dieu. Nous verrons le triomphe de l’amour sur la mort.»

 Lectures : Vingt sixième dimanche temps ordinaire

Frères et sœurs,

Bien aimés de Dieu, Avec l’histoire du Pauvre Lazare, nous nous trouvons directement plongés dans la vie après la mort avec un renversement de situation : celui qui été comblé pendant sa vie sur terre se retrouve en enfer ; celui qui a été malheureux ici-bas se retrouve au Paradis. Bien sûr, cette histoire que nous rapporte Jésus, nous invite à nous interroger sur la manière dont nous vivons notre vie présente.

Alors, regardons d’un peu plus près l’attitude du mauvais riche. Trois caractéristiques me semblent importantes à reprendre. Tout d’abord, il a un cœur fermé ; un cœur fermé à Dieu et fermé aux autres et bien évidement au pauvre Lazare qui gît devant chez lui. Nous retrouvons ici un danger souvent évoqué chez Jésus. Le danger des richesses. L’abondance des richesses qui nous donne l’illusion d’être comblé et, par conséquent, qui risque aussi de fermer le cœur à Dieu. Il est bien connu que ceux qui vivent dans le besoin ont plus naturellement un cœur ouvert à Dieu, tandis que ceux qui vivent dans l’opulence ont plus de difficultés à reconnaître qu’ils ont besoin de Dieu. Continuer la lecture de Tu as reçu le bonheur, et Lazare, le malheur

Demandez, on vous donnera

« Osons dire « Père », en mettant dans ce nom plus de confiance, plus d’assurance et plus de tendresse. »

Lectures : Dix-septième dimanche temps ordinaire

Bien aimés de Dieu, en voyant Jésus leur maitre en prière les disciples ont eu eux même un grand désir de prier. Alors l’un d’eux s’approche du Christ et lui demande : « Seigneur Apprends-nous à prier« . Jésus lui répond : « quand vous priez dite : « Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel …   » ». Cette prière que Jésus enseigne à ses disciples aujourd’hui est avant tout l’expression d’une attitude spirituelle du chrétien. Combien de fois, nous nous découvrons très faible dans la prière ou même incapable de prier ou encore impossible de dire une prière qui plaise à Dieu et qu’il puisse exaucer ? N’est-ce pas en ces moments que nous demandons à des proches de prier avec nous et pour nous ? Continuer la lecture de Demandez, on vous donnera

Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part

« Dans toutes vos œuvres de charité n’oubliez pas que vous les faites avec le Seigneur et pour le Seigneur »

Lectures : Seizième dimanche temps ordinaire

Bien aimés de Dieu, la liturgie de la parole de ce jour nous interpelle sur une attitude très importante: l’accueil. Au temps d’Abraham l’on devait l’hospitalité à tous les voyageurs et aux étrangers de passage parce qu’ils étaient loin de chez eux et parce qu’ils ne représentaient pas de danger particulier. Aussi parce qu’avec les étrangers l’on pouvait s’informer de ce qui se passait ailleurs. Ils étaient malgré eux des messagers, des porteurs de bonnes ou mauvaises nouvelles. Même si le récit de l’hospitalité réservée par Abraham aux trois visiteurs qui se présentent à lui extrapole les marques d’attention envers ces inconnus, il est fidèle aux us et coutumes de l’époque. Son empressement à accueillir ces étrangers de passage et les soins dont il les entoure s’explique par le caractère particulier de cette rencontre. Les visiteurs ne sont pas de simples voyageurs de passage. Il s’agit du Seigneur Lui-même qui visite Abraham. Le Seigneur apparut donc à Abraham; et il n’est pas seul. Ils sont trois hommes qui se tiennent debout près de lui. C’est dire que le Seigneur ne voyage pas seul. Les deux autres personnages pourraient si nécessaire témoigner de la véracité de la nouvelle dont il est le messager. Et la Nouvelle que le Seigneur et ses messagers annoncent concerne Abraham et Sara : « au temps fixé pour la naissance, et à ce moment-là, Sara, ta femme, aura un fils. » Continuer la lecture de Marthe le reçut. Marie a choisi la meilleure part

Le Maître de Moisson : Votre paix ira reposer sur lui

« Le Christ compte sur nous pour être ses messagers auprès de ceux et celles qui sont sur notre route. »

Lectures : Quatorzième dimanche temps ordinaire

Bien aimés de Dieu, les textes bibliques de ce quatorzième dimanche du temps ordinaire nous annoncent une bonne nouvelle. Le prophète Isaïe dans la première lecture, nous invite à la joie, une joie qui est donnée par Dieu lui-même. Il nous parle de « cieux nouveaux », de « terre nouvelle », de « Jérusalem nouvelle ». Il annonce même une paix « qui déborde comme un torrent ». Cette paix, chers frères et sœurs, ce n’est pas seulement une absence de guerre, c’est d’abord la plénitude de la présence de Dieu. C’est cela la véritable Paix dont notre monde aujourd’hui a besoin. Quand l’Église est dévastée par les persécutions et les scandales de toute sorte, la Parole de Dieu que nous méditons avec le Prophète Isaïe fait écho d’un message d’espérance. Dans l’épreuve, le Seigneur est là pour nous combler de sa joie et de sa paix. Le mal n’aura jamais le dernier mot, mais notre cœur sera toujours dans l’allégresse. Continuer la lecture de Le Maître de Moisson : Votre paix ira reposer sur lui

Sainte-Trinité : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

« Jésus prend la condition de l’homme et Fils pour révéler aux hommes l’amour et le visage du Père »

Lectures : Sainte Trinité

Fête de la Très Sainte Trinité

Bien aimés de Dieu, nous célébrons aujourd’hui la fête de la Sainte Trinité. C’est le mystère d’un seul Dieu en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint Esprit. Un Dieu qui est trine dans les personnes et Un dans l’essence ; un Dieu plein d’amour. C’est de cet amour infini de Dieu que nous nous souvenons chaque fois que nous faisons le signe de la croix et quand nous employons une doxologie : « Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit ». Nos mots sont bien incapables de cerner ce mystère de Dieu car il nous dépasse infiniment. Pour introduire cette fête de la Trinité, pensons à une radieuse lumière qui éclaire et qui éblouit à la fois. La Trinité est un peu comme une radieuse lumière, capable d’illuminer et d’éblouir à la fois. La lumière, en effet, fait exister les choses en les arrachant à l’obscurité. Celui qui vit dans la clarté du jour baigne dans un milieu naturel et familier qui lui permet de se mouvoir; mais lorsqu’il lève son regard vers le soleil pour le fixer, il en est aussitôt ébloui. Ainsi en va-t-il de la Trinité: sans elle, la foi chrétienne s’évanouit; et lorsque nous essayons de la comtempler en elle même, nous en sommes aveuglés. Et pourtant toute notre vie chrétienne se déroule sous le signe de la Sainte Trinité: c’est en elle et par elle que nous sommes créés et sauvés; c’est en elle que nous sommes baptisés et c’est encore vers elle que nous sommes en marche. Continuer la lecture de Sainte-Trinité : J’ai encore beaucoup de choses à vous dire

Jeudi Saint : l’Esprit du Seigneur est sur moi

« La Cène : de ce sacrement de l’amour, naît un authentique chemin de foi et un chemin de communion. »

Lectures : Jeudi Saint : La Cène du Seigneur

Bien aimés de Dieu, avec la messe du Jeudi Saint, l’Eglise toute entière entre dans le triduum pascal ; le Triduum Pascal est cette période de trois jours au cours de laquelle nous sommes invités à célébrer avec beaucoup de foi la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus. La messe de ce soir, puisque nous y sommes,  est plutôt en mémoire de la Cène du Seigneur. En mémoire de ce repas fraternel qu’il prend avant d’entrer dans sa passion. Ce repas qu’il a lui-même désiré d’un grand désir manger avec ses disciples avant de souffrir. Ce repas, frères et sœurs, est d’abord une offrande de son corps et de sang, donc un sacrifice spirituel qu’il offre pour le salut du monde ; ce repas, est ensuite une action de grâce ; une action de grâce suprême à Dieu le Père : avec le baptême et la confirmation, l’eucharistie constitue la source de la vie même de l’Eglise. Et de ce sacrement de l’amour, naît un authentique chemin de foi et un chemin de communion. C’est-à-dire la foi en l’Eucharistie comme Sacrement et la communion Eucharistique comme communion au Corps et au Sang du Christ. Ces deux grandes dimensions de communion et foi en l’Eucharistie que Jésus nous laisse en mémoire de lui prend tout son sens aujourd’hui dans le témoignage que chacun de nous rends à cette Eucharistie puisqu’elle est source et sommet de notre foi. D’ailleurs à bien méditer cette Cène du Seigneur, celle-ci nous révèle que l’Heure de Dieu est venue de sauver l’humanité entière par le sacrifice suprême que Jésus va accomplir par sa passion. sa mort et sa résurrection. Souvenons-nous un instant des noces de Cana, quand Jésus confiait à sa mère que son heure n’était pas encore venue. Mais il avait changé l’eau en vin, comme pour préfigurer l’Eucharistie qu’il instituera lorsque l’heure sera venue. Plus tard aussi, ses adversaires n’oseront pas mettre la main sur lui, car son heure n’était pas encore venue. Et voici qu’aujourd’hui, Jeudi Saint. l’heure est arrivée. Quand l’heure était venue pour lui de passer de ce monde à son père ; ayant aimé les siens. il les aima jusqu’au bout. C’est Mystérieux ce moment de l’accomplissement. Oui, sœurs & frères, cette heure de l’Eucharistie, est un véritable moment qui ne pouvait que coïncider avec le mémorial de la Pâque juive où personne, pas même les disciples, ne soupçonnait que la manne du désert annonçait déjà le pain de vie nécessaire pour traverser l’existence. Continuer la lecture de Jeudi Saint : l’Esprit du Seigneur est sur moi