Archives de catégorie : Hermanowicz

Les homélies du Père Christophe Hermanovicz

Profession de foi : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole

“Le départ de Jésus n’est pas une absence car il n’y a pas de distance entre Dieu et nous. Dieu est présent au plus profond de notre cœur.”

Lectures : Sixième dimanche de Pâques

« L’Esprit Saint vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit » (Jean chapitre 14)

Nous avons besoin de présence pour voir, sentir, toucher, étreindre. L’absence est toujours un déchirement. La déclaration de Jésus est donc pour le moins inquiétante et mystérieuse : « Je m’en vais et je reviens vers vous.» Le départ de Jésus n’est pas une absence car il n’y a pas de distance entre Dieu et nous, mais son départ fait partie du processus de l’acquisition de l’autonomie. Jésus parle aussi d’une autre présence de Dieu, celle de l’Esprit.

Très tôt, les parents, nous développons chez les enfants une force intérieure solide. Les parents réalisent rapidement qu’ils ne peuvent tout contrôler et mettre a l’abri leurs enfants de toutes les menaces, ou les prendre continuellement par la main en route vers leur futur. Les liens parentaux en particulier avec la mère (c’est bien leur fête aujourd’hui), sont si forts qu’il en demeure toujours quelque chose d’important malgré le temps, la distance ou même l’absence. N’est-ce pas le même discours que tient Jésus à ses disciples? L’absence ne tue l’amour que s’il est malade au départ. Continuer la lecture de Profession de foi : Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole

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À mes brebis, je donne la vie éternelle

“Nous avons reçu le don de la vie éternelle et l’assurance que l’œuvre de Dieu se poursuivra en nous.”

Lectures : Quatrième dimanche de Pâques

« À mes brebis, je donne la vie éternelle » (Jean chapitre 10)

Jésus s’est présenté lui-même comme le Bon Pasteur, le berger de ses brebis, et a confié à Pierre la même mission. Il n’a pas employé un langage sacerdotal pour se qualifier, mais plutôt un langage pastoral et prophétique. Les prêtres de son temps avaient comme mission première le service du culte dans le temple et l’offrande à Dieu des sacrifices. L’auteur de l’épître aux Hébreux note : « Il n’a pas besoin, comme les autres grands prêtres, d’offrir chaque jour des sacrifices, d’abord pour ses péchés personnels, puis pour ceux du peuple ; cela, il l’a fait une fois pour toutes en s’offrant lui-même ». (Hé 7, 24-27)

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Veillée Pascale : pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

#Pâques “Il y a beaucoup d’étonnement au matin de Pâques, mais cet étonnement va déboucher sur un émerveillement

Lectures : Veillée Pascale

« Pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ? » (Luc  Chapitre 24)

Chers frères et sœurs en Christ, que la joie et la paix pascales soient toujours avec vous !

Au commencement de toute bonne nouvelle, il y a toujours un temps d’étonnement. Cet évangile que nous venons d’entendre est parcouru par un long étonnement.

Tous sont étonnés ! Mais, avant d’en arriver à cet étonnement du matin de Pâques, le terrain a été préparé longuement et par toute une série d’étonnements, des étonnements qu’ont vécus les héritiers de la première alliance quand peu à peu ils ont appris à comprendre, à connaître le vrai visage de Dieu.

Nous avons parcouru très rapidement ce chemin à travers ces lectures de l’Ancien testament. Ces lectures qui marquent quatre étonnements.

La première lecture nous a relaté la création : ce poème dit en langage poétique, imagé, la merveille première du fait qu’il y ait quelque chose plutôt que rien. Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Grande question philosophique que je ne suis pas le premier à poser et certainement pas le dernier. Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Continuer la lecture de Veillée Pascale : pourquoi chercher le Vivant parmi les morts ?

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