Archives de catégorie : Hermanowicz

Les homélies du Père Christophe Hermanovicz

Si vous aviez de la foi !

“La foi ne se mesure donc pas. Être croyant, ce n’est pas avoir la foi ou la posséder. Être croyant, c’est être, c’est devenir, c’est être en chemin.”

Lectures : Vingt-septieme dimanche du temps ordinaire

Tout l’évangile de saint Luc est une montée vers Jérusalem, lieu où va se jouer l’événement fondateur de la foi chrétienne : la mort-résurrection du Christ. Tout au long de la route, Jésus Christ nous apprend comment vivre comme chrétien ou plutôt comment être chrétien… Aujourd’hui, c’est peut-être l’évangile un des plus dur: la foi chrétienne ne revendique rien. Le croyant ne peut se targuer de ses bonnes œuvres; il n’est qu’un esclave inutile (traduction grecque de l’évangile). Le chrétien ne doit exiger aucune récompense : sa seule joie est de servir, parce que le croyant sait qu’il est aimé gratuitement par celui qu’il sert : Dieu… Ce Dieu que l’on rencontre à travers l’autre, les autres.

Pour beaucoup de nos sœurs et de nos frères, Dieu semble absent de nos vies et de notre quotidiennes. À chaque jour, on assiste à des tragédies, à des événements, où l’injustice cause tant de souffrances… Où est Dieu dans tout ça? Que fait-il? Ces questions sont souvent posées; elles sont le lot des croyants, mais les réponses ne sont pas évidentes. Même pour les saints. Nous savons aujourd’hui que même Mère Teresa a douté de Dieu, voyant la misère et la grande pauvreté des gens pour qui elle avait consacré sa vie. Continuer la lecture de Si vous aviez de la foi !

_

Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent

“Jésus nous invite à dépasser le superficiel, les apparences, pour que nos pensées et nos comportements soient tournés vers l’essentiel de l’amour !”

Lectures : Vingt-cinquième dimanche du temps ordinaire

L’Evangile de ce dimanche nous rappelle que la venue du Royaume de Dieu ne s’inscrit pas forcement dans une passivité bienheureuse mais il n’advient pas non plus par nos seules et uniques forces. La venue du Royaume est d’abord accueil, et notamment accueil de ces dons et talents en nous que nous avons toujours à découvrir et à faire fructifier mais selon la sagesse de l’Évangile. En les faisant fructifier selon la sagesse de l’Evangile, nous nous faisons des amis dans les demeures éternelles. Oui, nous sommes tous appelés à être les fils de lumière, c’est à dire des citoyens du Royaume de Dieu, car personne n’est prédestiné à n’être que fils de ce monde. En tant que fils de Lumière nous avons donc à faire preuve de quelques dynamismes inventifs pour participer déjà au dynamisme de la vie Trinitaire, au dynamisme de ce Royaume qui est déjà parmi nous. Et ce dynamisme, cet élan ne saurait être vécu qu’avec un cœur simple et sage, pas avec un cœur double, pas avec un cœur partagé ou divisé. Jésus le rappelle, personne ne peut servir deux maîtres ! Un choix s’imposera alors : Mammon ou Jésus. Mammon, un mot qui veut dire tout simplement richesse en araméen mais que Jésus personnifie comme une idole asservissant le monde. Jésus dont le nom signifie Sauveur, Jésus le ressuscité nous appelle par seul amour à quitter nos tombeaux et autres servitudes pour entrer déjà et activement, dans la vie éternelle déjà là. « Je te propose, est-il écrit dans le Livre du Deutéronome, la vie ou la mort. Choisis donc la vie ! » Continuer la lecture de Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent

_

Qui est mon prochain ?

“La pitié est un sentiment très fort dans le cœur de l’homme car nous sommes faits à l’image de Dieu. “

Lectures : Quinzième dimanche du temps ordinaire

Neymar, Griezmann, Messi, Lewandowsko … Pourquoi ces joueurs sont-ils connus et appréciés ? Est-ce le fait qu’ils connaissent bien les règles du foot ? Bien sûr, mais ce n’est pas le critère décisif. Ils sont connus parce qu’ils jouent bien.

Quel est le rapport avec le passage d’Évangile d’aujourd’hui ?

Le plus important, nous dit Jésus, ce n’est pas de connaître les règles, c’est de jouer.

Regardons, le docteur de la Loi connaissait bien les règles ; mais c’est le samaritain de la parabole qui a mis la loi en pratique. Si vous connaissez l’Évangile par cœur mais que vous ne le vivez pas, cela ne sert pas à grand-chose. Les pensées peuvent quelquefois dessécher notre cœur.

Mais en revanche, si vous commencez à vivre ce que vous connaissez de l’Évangile, vous allez le connaître de mieux en mieux.

De même, il nous faut bien reconnaître que des gens qui sont loin de l’Église et n’ont peut-être pas par ailleurs une vie exemplaire selon les canons de la morale chrétienne nous donnent quelque fois de bonnes leçons de charité. Continuer la lecture de Qui est mon prochain ?

_