Demandez, on vous donnera

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“Osons dire « Père », en mettant dans ce nom plus de confiance, plus d’assurance et plus de tendresse.”

Lectures : Dix-septième dimanche temps ordinaire

Bien aimés de Dieu, en voyant Jésus leur maitre en prière les disciples ont eu eux même un grand désir de prier. Alors l’un d’eux s’approche du Christ et lui demande : “Seigneur Apprends-nous à prier“. Jésus lui répond : « quand vous priez dite : “Père, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel …  ” ». Cette prière que Jésus enseigne à ses disciples aujourd’hui est avant tout l’expression d’une attitude spirituelle du chrétien. Combien de fois, nous nous découvrons très faible dans la prière ou même incapable de prier ou encore impossible de dire une prière qui plaise à Dieu et qu’il puisse exaucer ? N’est-ce pas en ces moments que nous demandons à des proches de prier avec nous et pour nous ?

La prière chers frères et sœurs, est essentielle aux yeux de Jésus, et c’est pourquoi lui-même parlait à Dieu en l’appelant : ’Abba’ ; un mot dont le sens est à mi-chemin entre Père et Père chéri. C’est donc par là, par ce mot plein d’affection qu’il faut commencer la prière : dire d’abord « Père » à notre Créateur ; à Celui-là même qui est maître de l’espace et du temps et qui conduit l’histoire du monde comme la destinée de tout homme. Dire « Père », en mettant dans ce nom plus de confiance, plus d’assurance et plus de tendresse.

Cependant, chers frères et sœurs, l’important pour nous quand nous prions n’est pas nécessairement de répéter ces mots que de s’adresser à notre Père. La prière est un temps de communion avec Dieu qui est présent en nous. La prière n’est pas d’abord une répétition de mots, mais un état de communion. Nous avons besoin de mots pour aider notre prière, mais il faut par la suite les dépasser pour entrer parfaitement en union profonde avec Dieu.

Un bon religieux va, un jour, consulter son médecin qui lui dit : “Le meilleur remède pour vous, Père, serait de cesser de boire de l’alcool.” Le bon Père lui répond : “Docteur, je ne suis pas digne du meilleur, quelle serait la deuxième solution.” Ces petites anecdotes nous parlent de la prière. Elle n’est pas quelque chose qu’on obtient par la force, elle est partie prenante de notre vie. La prière est un grand moment de vérité avec notre vie et notre propre histoire ; elle est un temps d’apaisement, un lieu où nous pouvons tout confier de notre vie sans être jugés. Et c’est pourquoi Jésus nous invite à nous adresser à Dieu dans la prière tout d’abord comme des enfants qui s’adressent en toute confiance à leur Père chéri. Cette manière d’entrer en prière est une formule merveilleuse qui nous apprend à nous adresser à Dieu en vérité et en confiance. Comme tout bon fils, nous nous adressons d’abord à lui en reconnaissant sa grandeur et son amour de Père Créateur, puis nous lui parlons de nous comme nous le faisons avec nos parents.

L’Eucharistie que nous célébrons est une prière par excellence, elle est signe de communion profonde avec Dieu. Cette communion eucharistique intensifie notre communion quotidienne avec nos frères et sœurs au coeur de la vie. Notre prière doit être d’avantage un état, une façon d’être que des moments de parole. C’est ce que Jésus essaie de nous révéler dans les différentes demandes dans la Prière du Notre Père. La première demande a trois volets le règne de Dieu, sa gloire et sa volonté. Ceux-ci doivent être nos préoccupations quotidiennes. Nous sommes invités à donner toute la place à Dieu dans notre vie et c’est dans notre vie que sa sainteté et sa gloire doivent être manifestes. A travers ces demandes, nous exprimons notre reconnaissance au Père qui nous comble de son amour. La deuxième demande a aussi trois volets et vient compléter la première demande : elle concerne donc le pain, le pardon et le secours de Dieu dans les tentations. C’est absolument important car on ne peut pas vivre sans pain ; on ne peut pas vivre sans pardon et on ne peut pas non plus vivre sans l’aide de Dieu dans notre vie de chaque jour. le but de cette prière que Jésus nous enseigne à tous aujourd’hui n’est pas de convaincre Dieu notre Père mais de fortifier notre foi et notre patience. Car Dieu sait tout, il connaît et il peut tout. Ce qu’il attend de nous dans la prière c’est la confiance absolue en lui et la patience. Comme Abraham dans la première lecture, nous sommes invités aujourd’hui à nous tenir en présence du Seigneur par une vie de prière en intercédant les uns pour les autres ; c’est notre mission de chrétien que de faire monter vers Dieu les supplications de nos frères et sœurs les hommes. La prière que nous adressons à Dieu pour eux nous aide à changer notre regard sur eux. Comme Abraham, tenons ferme notre espérance et confions au Seigneur au cours de cette eucharisties nos intentions de prières pour chacun et chacune de nous ici rassemblés ; pour notre paroisse, pour les projets de lois dans notre pays et pour l’Eglise universelle.

Rodrigue Chabi

Homélie

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

Suite du deuxième Ton – Intégrale (L.N. Clérambault)

Grand plein Jeu
Duo
Trio
Basse de Cromorne
Caprice sur les Grands Jeux

Sur wikipedia :

Les autres homélies du Père Rodrigue Chabi

A lire également : LA FiP de la semaine

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