Tous saints : Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse

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«Les saints sont comme nous parce que tous différents, mais, comme nous et avec nous, ils boivent tous à la même source de la sainteté..

 Lectures : Fête de tous les saints

Bien aimés de Dieu chers frères et sœurs dans la sainteté, oui je dis bien chers saints et saintes en Dieu, les saints que nous aimons tant invoqués et priés chaque jour sont des gens comme vous et moi ! Certes, il est difficile d’imaginer un monde varié, à la fois plus uni et différent, que le Paradis. C’est possible que chaque messe est un véritable moment révélateur de cette une foule immense de toutes nations, tribus, peuples et langues qui se tient devant le Trône et devant l’Agneau et qui est vêtu de sainteté. Car ne peuvent se tenir devant le Trône de Dieu et devant l’Agneau avec des palmes en mains que celles et ceux qui sont vêtus de robes blanches ; c’est-à-dire les saints. Dans cet ensemble nous avons des enfants, des personnes âgées, des ingénieurs tout comme des bricoleurs, des hauts cadres d’entreprises et de simples ouvriers ; nous avons également des laïcs et des prêtres, des consacrés, des humbles sacristains, nous avons aussi des châtelains et des « sans-domicile fixe ».. C’est la manifestation la plus belle de ce que le Christ est venu réaliser :
faire de tous les peuples une seule famille de disciples missionnaires et de saints. Le Christ a voulu que tous les hommes, sans exclusion ni discrimination aucune, puissent trouver leur place dans l’Église, car tous, nous sommes appelés à la sainteté par le baptême, c’est-à-dire, tous appelés à entrer en communion avec Lui pour partager sa divinité parce qu’Il a pris notre humanité.

Le Seigneur nous montre la beauté de cette belle diversité à partir de celles et ceux qu’il a choisis comme disciples. En fait, le Christ Jésus est parti d’un groupe de quatre pêcheurs André, Pierre, Jacques et Jean, très différents les uns des autres. Il se lance ensuite avec Nathanaël, un fils d’Israël en qui il n’y avait pas d’artifice, un homme très honnête, pour ensuite appeler un Publicain, un collecteur d’impôt, c’est-à-dire, un collabo appelé Matthieu. Il y ajoute quelques Zélotes, Judas Iscariote, des juifs et des grecs… Et chose surprenante pour son époque et sa culture, il prend aussi dans ce groupe des femmes-disciples comme Marie Madeleine, la Samaritaine… A sa résurrection, le Christ a voulu davantage que l’histoire du salut et de la sainteté des hommes se poursuive avec le même groupe, le même style, en les guérissant d’abord de ce qui pouvait mettre en danger leur unité ! d’où ses séries d’apparitions ; ainsi chacun d’eux avec ses propres convictions et son propre tempérament, a rendu témoignage au Christ, parfois jusqu’au témoignage suprême à travers le martyre. Et quand plus tard, l’Église devient une religion officielle, la variété des charismes, des ministères et des dons ne s’est pas arrêtée. C’est ce mystère de la sainteté que nous célébrons aujourd’hui avec cette fête de tous les saints. En effet, nous nous réjouissons dans l’Église d’avoir tous ces saints, tous différents comme nous aujourd’hui dans nos communautés paroissiales, mais en vivant tous de la même Bonne Nouvelle dont il faut témoigner chacun selon ses capacités. Oui, chers frères et sœurs, les saints sont comme nous parce que tous différents, mais, comme nous et avec nous, ils boivent tous à la même source de la sainteté.
L’Évangile des béatitudes proclamé en cette fête de la Toussaint me fait penser aux nombreuses grands-mères dont le pape François aime rappeler l’importance dans la vie des enfants, je penses aussi aux amoureux de la vie, aux mères courageuses de certains pays en guerre et même celles qui sont nos voisines de quartier… Je pense à tous ceux qui luttent pour la liberté, la justice, l’unité entre les peuples, le développement humain et social ; à tous ces pères de famille dont l’unique joie est de rendre leurs enfants heureux, à tous ces prêtres, ces catéchistes et chrétiens qui, avec beaucoup de zèle missionnaire annonce contre vent et marées la Bonne Nouvelle de l’évangile parfois dans des situations difficiles. Je pense à toutes ces personnes au service des enfants abandonnés, des personnes âgées, des malades… Bien aimés de Dieu, je pense à l’héroïsme simple et silencieux de tous ces saints d’aujourd’hui qui ne font rien d’extraordinaire que leur devoir de père, de mère, de fils ou fille, de consacrés, de prêtres, de professionnels… je penses à toux ceux là qui accomplissent leur devoir avec beaucoup d’amour, simplicité et une grande joie.
Cependant, ne les appelons pas des héros. Les héros n’ont pas de place dans L’Église ni dans le Ciel. Nous voulons des saints et des saintes ; ces hommes et des femmes comme vous et moi, qui soient des artisans de l’évangile. Et n’oublions pas que leur grand désir, c’est de nous aider à cheminer nous aussi vers la sainteté, pour être en communion avec eux et devenir saint comme Dieu est Saint. Enfin, n’oublions pas surtout de les imiter, dans notre quotidien, en vivant simplement chaque chose, non pas par devoir mais par amour. Et que le Seigneur fasse de nous ici des témoins de sa sainteté pour le monde. Amen.

Rodrigue Chabi

Homélie

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier
Entrée : “LARGO” du Concerto en Fa (Bach/Vivaldi)
Offertoire : “ADAGIO” du Concerto en Sol (P. Telemann)
Communion : “Fantaisie sur un double sujet” (J.S Bach)
Sortie : Choral “Christ lag in Todesbanden” (J.S. Bach)

Sur wikipedia :

Les autres homélies du Père Rodrigue Chabi

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