Nous sommes venus d’Orient adorer le roi

“Les Mages sont l’exemple d’une recherche inlassable pour découvrir la vérité qui éclaire tout homme et toute vie.”

Lectures : Epiphanie du Seigneur : Is60,1-6/Ep3,2-3a.5-6/Mtt2,1-12

Nous sommes venus d’Orient adorer le roi (Mt 2, 1-12)

Nous avons vu son étoile à l’orient, et nous sommes venus adorer le Seigneur. Bien aimés de Dieu, après la solennité de Noël et celle de la Sainte famille de Jésus, Marie et Joseph, nous célébrons en ce jour la manifestation de Dieu à toutes les nations de la terre. Dieu en effet, a choisi une femme, une famille, un village, un pays, un peuple pour se faire un de nous, mais sa manifestation est pour la terre toute entière. La Joie, la paix et la lumière du Ciel qu’il apporte est pour toute l’humanité entière ; c’est pour les hommes de toutes races peuples et nations qu’il se manifeste. C’est pourquoi les Rois mages qui viennent l’adorer aujourd’hui nous révèlent en particulier la signification et la destination universelle de sa divinité et du salut. Dieu, à travers Jésus fait homme attire à lui tous les hommes. La démarche des rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar est celle de tout croyant qui veut rencontrer le Christ. Et l’évangile que nous venons d’entendre suggère quelques conditions ; je dirai même quelques dispositions utiles pour trouver le Christ et l’adorer en lui offrant tout ce que nous avons de meilleur.

La première disposition, c’est d’accepter de se mettre en route, de partir, d’entreprendre un chemin dans la foi sans forcément savoir où il conduit, comme Abraham. Et pour cela il faut accepter de se laisser dépayser. Un dépaysement géographique comme les mages,
mais aussi un dépaysement de mentalité. Arrivés à Jérusalem, les mages se rendent au palais du roi Hérode. Pour eux, il était évident que le nouveau roi devait naître dans un palais royal. Or c’est là qu’ils ont perdu de vue l’étoile. Ce qu’ils ont vu, c’est un roi orgueilleux, avide de pouvoir qui ne pense qu’à éliminer tous ceux qu’il considère comme des rivaux. Les mages ont donc traversé en ce moment-là un moment d’obscurité et de désolation. Mais grâce à l’éclairage des prophètes ils se sont mis en route vers Bethléem où devrait naitre le Roi du monde. Ce qui veut dire que pour rencontrer le Sauveur dans notre vie, il nous faut une conversion de chemin et ce chemin c’est celui que la Parole des prophètes nous indique pour nous mettre en route vers Dieu. En second lieu, les mages nous donnent l’exemple d’une recherche inlassable. Quand l’étoile qui les guidait a disparu, ils vont s’enquérir auprès des scribes mais dont le savoir ne sert à rien, car ils sont figés dans leurs certitudes. Les Mages quant à eux cherchent pour découvrir la vérité, la vérité qui éclaire tout homme et toute vie humaine. St Vincent Pallotti aimait dire à ce sujet : chercher Dieu et vous le trouverez, cherchez-le partout et vous le trouverez partout chercher le toujours et vous le trouverez toujours ; chercher-le en tout et partout, vous le trouverez partout et en tout. C’est le lieu de se poser personnellement cette question : de quelle manière je cherche Dieu dans mon quotidien ?  Enfin, les rois mages trouvent et reconnaissent le Christ au bout du voyage. Ils sont animés d’un esprit d’adoration qu’ils lui offrent des présents de grande valeur : l’or l’encens et la myrrhe. A trois reprises, le texte nous dit qu’ « ils se prosternent ». Se prosterner ou Adorer, c’est s’ouvrir à plus grand que soi. C’est accepter d’être déconcerté par la façon dont Dieu se révèle, et le reconnaître au-delà de nos idées toutes faites.

Photos de la fête des Nations (photos : Alain R.)

photos.app.goo.gl/qn6Dqvre95LCRaIS2

Bien aimés de Dieu, Aujourd’hui encore Dieu a besoin d’adoration, il a besoin d’hommes et de femmes qui l’adorent. A l’instar des rois mages qui sont partir de leur pays, nous aussi, communauté de St Jacques St Christophe de la Villette, vous voyez que nous sommes de divers pays et nations ; nous avons choisis cette solennité de l’Epiphanie pour célébrer la fête des nations dans notre paroisse. Je crois que c’est un acte de foi qui s’inscrit également dans la même démarche des rois mages. Le Dieu-enfant qui est né dans la crèche de Bethléem nous rassemble tous pour sanctifier, bénir et unir autour de sa personne toutes nos divergences culturelles. En célébrant cette fête de l’épiphanie et la fête des nations, puissions-nous chers frères et sœurs, oser cette aventure de la foi en suivant l’exemple de Balthazar, melchior et Gaspard en nous mettant toujours en route, en cherchant toujours Dieu partout et en tout ce que nous faisons. Car dit-il lui-même Vous me chercherez et vous me trouverez ; oui, recherchez-moi de tout votre cœur. Et que cette lumière de l’Epiphanie éclaire nos chemins tout au long de cette année par Jésus, notre Seigneur et Sauveur qui est vivant, pour les siècles des siècles.

Homélie : Rodrigue Chabi (samedi soir)

Dimanche :
Première lecture :

Deuxième lecture

Evangile et homélie

Prière universelle

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

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Sur wikipedia :

Claude Balbastre
François Couperin

Les autres homélies du Père Rodrigue Chabi

A lire également : LA FiP de la semaine

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