Il souffla sur eux et il leur dit : “Recevez l’Esprit Saint.”

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La confiance c’est ce qui nous permet de répondre oui à l’appel de celui qui est présent au coeur de notre coeur.”

Lectures : Deuxième dimanche de Pâques : Huit jours plus tard, Jésus vient

Les textes de ce deuxième dimanche de Pâques nous rappellent que la foi ne va pas de soi. Thomas, vous le savez, signifie Jumeau.

Ne sommes-nous pas tous aujourd’hui ces jumeaux de Thomas, envahis par bien des hésitations et des doutes qui nous habitent mais en même temps appelés à sortir de nos peurs et de nos enfermements pour recevoir L’Esprit de paix du Ressuscité ? Laissons Sa parole travailler notre coeur pour susciter en nous ce cri de foi de Thomas : « Mon Seigneur et mon Dieu » !

La foi n’est pas l’absence de doutes mais c’est la victoire de la confiance sur le doute ; d’ailleurs sans la confiance pas de relation possible. La confiance n’enlève nullement des moments d’interrogation, parfois inquiète, mais si une relation est vraie, c’est bien alors toujours la confiance qui est la plus forte. Comme dans toute relation vraie, dans notre relation avec Dieu, il est normal que nous ayons des questions sans réponse que nous ayons des doutes. Mais rappelons-nous quand il nous est donné de faire cette petite expérience de la présence aimante de Dieu dans nos vies, n’est-ce pas la confiance et la joie qui prédominent ? Cette expérience qui nous et offerte quand nous disons au Dieu de Jésus Christ, au Ressuscité : Je crois en Toi !

Notre intelligence, notre raison, nous fait rechercher, souvent, comme Thomas des preuves. Or, Il ne s’agit pas, pour nous croyants, d’analyser, de constater, de chercher des preuves comme dans un laboratoire, mais de faire l’expérience de la présence Jésus, dans nos vies. Dieu ne nous demande certes pas d’abandonner notre intelligence pour suivre le Christ. Mais la foi, c’est la confiance, plus forte que le doute. Au début Thomas doute. Il veut constater par lui-même, toucher avec ses mains, voir avec ses yeux de chair, avoir des preuves, voir et toucher pour croire: « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt dans la marque des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non je ne croirai pas ».

Mais le Christ ressuscité ne lui donne pas de preuves, et à nous non plus ! Il nous dit comme à Thomas : « heureux ceux qui croient sans avoir vu ». Mais Jésus ne manque pas de donner des signes, visibles, de sa résurrection. Cependant il ne l’a fait qu’à ceux dont le coeur était disposé à croire. Non pas à voir, avec les yeux du corps, mais à croire avec le coeur, avec ce regard qui révèle les choses intérieurement. Thomas recherche des preuves. Mais quand Jésus lui montre ses mains et son côté, ce n’est pas pour dire qu’il est nécessaire de donner des preuves de sa crucifixion et de sa résurrection, mais pour l’inviter à la confiance, à la foi.

La foi c’est l’élan de tout notre être. Dans la foi, Jésus vient toucher nos coeurs. Réveiller, mettre en mouvement quelque chose de vital. Dieu ne nous demande pas une foi infantile, mais cette chose précieuse qui vient du coeur : la confiance, cette confiance qui nous fait vivre, qui nous voir avec ce regard intérieur.

La confiance c’est ce qui nous permet de répondre oui à l’appel de celui qui est présent au coeur de notre coeur. Alors nous pouvons comprendre la parole de Jésus : « heureux ceux qui ne voient pas d’abord avec les yeux du corps mais avec les yeux du coeur ». Pouvoir croire, c’est à dire faire confiance au Dieu de la vie. La foi n’est pas un savoir, une suite de preuves. Elle est toujours une relation aimante. Elle est ce don de Dieu et l’accueil de notre part de ce don, une adhésion personnelle, libre, un abandon aimant à la personne aimée. L’un ne va pas sans l’autre.

Ce ne sont pas nos mains ou nos yeux qui reconnaissent la présence du Vivant, mais notre cœur. C’est notre lien avec le Christ Ressuscité qui nous donne cette lumière intérieure capable de reconnaître sa présence

Comme le disait le Renard au Petit Prince, « on ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux ».

Alors, nourris par la Parole et par le pain, signes vivants de la Présence du Christ Ressuscité, accueillons dans chacune de nos vies tous les signes qu’il nous donne, en proclamant du fond du cœur « Seigneur, je ne te vois pas de mes yeux de chair, mais je sais, j’ai confiance que tu es près de moi et que tu m’invites à avancer dans ma vie. Alors comme Thomas, nous pourrons lui dire « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

Oui, heureux ! Sommes-nous, si, comme Thomas, nous osons, sur Sa parole, avec tous les signes qu’il nous donne, faire du Ressuscité le Seigneur et le Dieu de notre vie, le Dieu de miséricorde qui a le cœur percé et les mains ouvertes et tendues vers toutes les plaies des hommes et qui nous envoie témoigner de notre confiance en Lui, en allant à notre tour, toucher les plaies des hommes.

Père Francis Corbière

Evangile et Homélie

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

– Entrée: “Prélude improvisé”
Méditation : “Sarabande” (G.F. Haendel)
Communion: “Adagio en sol mineur” (Albinoni)
– Sortie: “Postlude improvisé” sur le thème du chant final

Sur wikipedia :

Les autres homélies du Père Francis Corbière

A lire également : LA FiP de la semaine

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