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Rendez droits les sentiers du Seigneur

“Dieu n’a-t-Il pas besoin de nous, malgré nos faiblesses, pour être témoins de ce que l’Evangile a fait naître et vivre en nous ? “

Lectures : 2ème dimanche de l’Avent :Is40,1-5.9-11/2P3,8-14/Mc1,1-8

« Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)

Aujourd’hui, nous commençons la lecture de l’évangile de Saint Marc. Evangile vient d’un mot grec qui signifie “bonne nouvelle”.

Et quelle est donc cette bonne nouvelle ? C’est une histoire qui donnera la joie au coeur à ceux qui l’entendront. C’est celle d’une personne, Jésus, mort et ressuscité, vivant dans son Eglise. Il ne s’agit pas d’une oeuvre de fiction ou d’un ensemble de réflexions pieuses ou philosophiques, mais d’un récit concernant un homme, Jésus de Nazareth, qui a réellement existé et qui continue à vivre à la droite de Dieu.

A la différence des deux autres évangélistes, Marc n’envisage pas de faire une biographie de Jésus. Il ne raconte ni sa naissance, ni sa jeunesse, ni la plus grande partie de sa vie. Il veut nous révéler qui est cet homme, Jésus, et dès le début de son Evangile, il Le qualifie de Christ et Fils de Dieu. Et tous les récits de cet Evangile vont nous dévoiler petit à petit des aspects de la personne de Jésus à travers ses paroles, ses attitudes, ses gestes, ses miracles, jusqu’à sa Passion et la fin de sa vie terrestre. Lorsqu’il est mort, à la finale de l’Evangile, c’est un païen, le centurion romain, préposé à la crucifixion, qui s’écriera : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu ! » (Mc 15,39). Ecrivant après Pâques, l’auteur ne parle pas d’un mort, mais d’un vivant. La foi de Pâques éclaire tout le récit. Celui-ci n’est compréhensible qu’à cette même lumière. L’évangile est d’abord une Bonne Nouvelle qu’un croyant adresse à un autre croyant : voilà de quoi nourrir notre foi aujourd’hui.

Mais garderons-nous cette Bonne Nouvelle pour nous, entre nous ? Dieu n’a-t-Il pas besoin de nous, malgré nos faiblesses, pour être témoins de ce que l’Evangile a fait naître et vivre en nous. Joyeux, confiants, sûrs des paroles et des gestes du Fils de Dieu, nous pouvons dire combien Il nous libère et nous fait entrer déjà dans un Royaume où l’amour est partout présent. Encore faut-il que nous nous laissions transformer par lui : c’est cela, d’une certaine manière, « Préparer les chemins du Seigneur, aplanir sa route » ; avec l’aide de la grâce de l’Esprit Saint, rejeter, purifier, assainir, corriger toute conduite qui serait contraire à l’Evangile.

Christophe Hermanowicz (sources diverses)

1. Homélie

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

Œuvres de Jean-Sébastien Bach

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Sur wikipedia :

Les autres homélies du Père Christophe_Hermanowicz

A lire également : LA FiP de la semaine

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