Apprendre à voir et à discerner l’appel

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“Ce regard du Christ nous dit à nous aussi : « Venez et vous verrez. » Venir où, voir quoi ? Cela reste le mystère de la vocation, de l’appel. “

Lectures de ce dimanche :

Apprendre à voir et à discerner l’appel.
L’évangile de ce jour, de même que la première lecture, nous parle de l’appel du Christ ou de Dieu qui vient retentir dans nos vies et les transformer. Cet appel (cette vocation) est adressé à chacun d’entre nous et n’est pas réservé à Samuel, à André ou à Pierre. Tous les baptisés sont appelés, de par leur baptême, prêtres, prophètes et rois et tous sont devenus disciples du Christ. Mais, être appelé ne suffit pas dans ces lectures, il faut savoir aussi reconnaître et discerner cet appel qui nous est adressé. C’est pour cela que le verbe qui est le plus employé dans notre évangile n’a pas trait à la parole mais à la vision. Il s’agit bien de « voir », de reconnaître dans sa vie « le regard » posé sur nous.

Les textes de ce jour nous appellent à changer notre regard, à voir d’une autre façon pour discerner l’appel qui nous est fait.
I/ Changer son regard sur soi-même. (1Co 6) La lecture de Paul nous invite à d’abord changer son regard sur soi-même, et c’est parfois le plus difficile. Pour répondre à un appel, il faut déjà savoir regarder qui nous sommes. Paul invite les Corinthiens à changer leur regard sur leur propre corps : « votre corps est un sanctuaire de l’Esprit Saint. » « Le corps est pour le Seigneur et le Seigneur est pour le corps. »
Nous sommes appelés à respecter notre corps et aussi le corps des autres. Le corps n’est pas une marchandise, le corps n’est pas un objet dont je peux disposer comme je l’entends. Ces paroles résonnent étrangement dans notre société où l’on entend justement ce genre d’argument. Pour le chrétien, le corps est sacré et doit être respecté comme le corps du Christ lui-même. Le premier appel qui est lancé au chrétien, n’est pas de déprécier notre corps, comme une certaine spiritualité le caricature, mais bien de le regarder comme un don de Dieu qui nous incorpore au corps du Christ.
II/ Changer son regard sur l’autre. (1S 3) Il ne suffit pas de changer seulement son regard sur soi-même, il s’agit aussi de changer son regard sur l’autre. C’est ce que doit faire le prêtre Eli avec Samuel. Le regard qu’il pose sur Samuel doit changer. Ce n’est plus l’enfant serviteur qui se tient devant lui, c’est celui qui est appelé par Dieu, celui qui doit lui succéder, à la place de ses propre fils. L’histoire d’Eli est douloureuse. Ses fils n’ont pas suivi son chemin et il a eu la faiblesse de laisser faire. C’est un autre qui prendra sa place et cet autre, c’est celui qui était à son service. Pourtant, c’est lui qui va aider Samuel à reconnaître la voix du Seigneur. C’est lui qui va accepter que sa charge passe à quelqu’un qui n’est pas de sa famille. Le prêtre Eli a su voir, il a su porter son regard au-delà des apparences. Pour répondre à l’appel de Dieu, il nous faut souvent savoir nous aussi voir au-delà des apparences et de la logique.
III/ Changer son regard sur le Christ. (Jn 1) Les premiers disciples ont fait ce chemin, guidés par la vision de Jean Baptiste. Sans rien connaître de Jésus, un homme qui allait et venait sur le chemin, ils se sont mis à le suivre. Ils ont reconnu en lui le Messie, le Christ. Pas de parole dans cette vocation, simplement un regard : « Venez et vous verrez. » Cette vocation est troublante tellement elle manque d’explications. Il suffit de voir le Christ pour que votre vie change de sens et soit transformée. Nous aussi nous sommes appelés à changer notre regard sur le Christ, nous aussi nous sommes appelés à voir au-delà des apparences, nous aussi nous sommes appelés à avoir un autre regard sur nous-mêmes et nos capacités. Il nous faut voir et aussi accepter d’être regardé, accepter le regard de Jésus en retour. Ce regard du Christ nous dit à nous aussi : « Venez et vous verrez. » Venir où, voir quoi ? Cela reste le mystère de la vocation, de l’appel. La seule chose que nous savons c’est que nous serons différents, transformés, comme Simon est devenu Pierre.

Baptême de Diaby

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