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Nativité du Seigneur

« Une foi qui ne nous bouleverse pas, est une foi qui a besoin d’être bouleversée ! Dieu qui nous a fait sans nous, ne peut pas nous sauver sans nous. Il respecte notre liberté. Il réclame notre concours, notre coopération. »

Lectures de ce jour :

Nativité du Seigneur Noël – Jn 1, 1-18

En cette fête de Noël nous sommes habituellement remplis de joie, et à juste titre! Comme l’affirme Saint Léon le Grand: « La tristesse n’est pas de mise en ce jour où naît la vie ».

On peut dire qu’avec la fête de Noël, Jésus vient nous révéler le style de Dieu. Et le style de notre Dieu, Dieu des chrétiens, ne consiste pas à venir nous aider en résolvant nos problèmes par la magie, en l’occurrence la magie de Noël. Il fait un choix complètement différent. Il commence par se faire un enfant, c’est-à-dire faible et vulnérable. Dans les célébrations de Noël, nous sommes donc tout d’abord invités à reconnaître Dieu présent dans toutes les situations où nous pensons qu’il est absent.

Permettez-moi de réfléchir avec vous et pour vous sur deux grandes leçons qui viennent de cette fête. La première: Noël – est la fête de la Foi. La seconde – Noël nous rappelle que Dieu ne cesse d’être avec nous. Continuer la lecture de Nativité du Seigneur

Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain

« Toujours rencontrer, toujours dialoguer, toujours trouver une zone de contacts pour ne jamais perdre l’espérance d’une rencontre à l’horizon avec  le prochain. »

Lectures du jour :

«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain »
Mc 12, 30.31

Ce 31ème dimanche du temps ordinaire de l’année B nous rappelle deux principes : celui de l’écoute et celui de l’amour de Dieu et du prochain.
L’histoire du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament est aussi notre
histoire personnelle. À maintes reprises, les prophètes sont intervenus pour nous inviter à entendre la Parole de Dieu et à revenir vers lui. Mais trop souvent, notre raison et notre volonté ont primé sur celle de l’écoute. Alors qu’écouter Dieu, ne consistait pas seulement à tendre une oreille mais bien plus, « à être attentif et réceptif à sa Parole ». Continuer la lecture de Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain

Le Fils de l’homme est venu donner sa vie pour la multitude

Lectures du jour :

La soif de grandeur et de pouvoir est terrible. Elle est nourrie en nous depuis le plus jeune âge. Nous aspirons tous à devenir les chevaliers du roi Arthur ou des princesses emprisonnées dans une tour en attendant le prince charmant.

Avec le temps, en apparence, les fantasmes disparaissent. Mais en réalité, ils restent enfouis sous les cendres et guident secrètement nos choix et nos sentiments. L’éducation que nous recevons ne nous aide pas toujours à les maîtriser. En grandissant, notre vision des autres devient parfois encore plus confuse: les autres nous apparaissent comme des adversaires, des rivaux ou des concurrents.

La soif de grandeur et de pouvoir est terrible, car elle ne cesse de s’autoalimenter. Même les disciples de Jésus, hier comme aujourd’hui, n’en sont pas libres. Nous le voyons très bien dans l’Évangile de ce dimanche: « Maître, donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire » – demandent Jacques et Jean, les fils de Zébédée.

Pourquoi ce sont Jacques et Jean qui revendiquent ce privilège, et non pas les autres apôtres?

– peut-être, parce qu’ils ont été les premiers à être appelés par Jésus?

– peut-être, parce qu’ils affichent une possible parenté avec Jésus?

– ou simplement à cause de leur caractère spontané et un peu brusque. En effet, ce n’est pas par hasard qu’ils ont été appelés par Jésus lui-même: « fils du tonnerre ».

Et quelle est la réponse de Jésus?

Très simple: « Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur. Celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous: car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir ».

Frères et sœurs, notre soif trouve la paix quand elle n’est plus une soif de pouvoir, mais une soif de service. Chrétiens, nous sommes donc appelés à imiter le Seigneur dans son don total, dans sa volonté d’être serviteur. En effet, la vie n’a de sens que lorsqu’elle est consacrée à quelqu’un ou à quelque chose. Par contre, la vie devient une obsession lorsque l’on se concentre uniquement sur sa propre soif. « Seul celui qui vit pour les autres, vit de manière responsable, c’est-à-dire vit vraiment » – disait Dietrich Bonhoeffer, grand théologien et pasteur protestant, qui a combattu le nazisme pendant la Seconde Guerre mondiale.

Et encore une petite chose. Il est surprenant de constater que Jésus ne semble pas être heurté par la requête des Jacques et Jean. Il leur répond simplement: « Vous ne savez pas ce que vous demandez ». Et c’est vrai! Nous demandons souvent à Dieu ce qui nous plait, et Lui, il nous donne ce qu’il nous faut! Dans ce contexte, je voudrais vous lire un texte anonyme d’une personne handicapée gravé sur une tablette de bronze dans un institut de réadaptation à New- York:

« J’avais demandé à Dieu
la force pour atteindre le succès;
il m’a rendu faible,
afin que j’apprenne humblement à obéir.

J’avais demandé la santé,
pour faire de grandes choses;
il m’a donné l’infirmité,
pour que je fasse des choses meilleures.

J’avais demandé la richesse,
pour que je puisse être heureux;
il m’a donné la pauvreté,
pour que je puisse être sage.

J’avais demandé le pouvoir,
pour être apprécié des hommes;
il m’a donné la faiblesse,
afin que j’éprouve le besoin de Dieu.

J’avais demandé un compagnon,
afin de ne pas vivre seul;
il m’a donné un cœur,
afin que je puisse aimer tous mes frères.

J’avais demandé des choses
qui puissent réjouir ma vie;
j’ai reçu la vie,
afin que je puisse me réjouir de toutes choses.

Je n’ai rien eu de ce que j’avais demandé,
mais j’ai reçu tout ce que j’avais espéré.
Presque en dépit de moi-même,
mes prières informulées ont été exaucées.

Je suis, parmi tous les hommes,
le plus richement comblé ».

Père Stanislas

Confiance, la moisson viendra

Lecture du jour :

Homélie du 11è Dimanche du Temps Ordinaire B

Confiance, la moisson viendra

Bien aimé de Dieu, la Parole de Dieu, tout particulièrement, l’évangile de ce dimanche, veut nous faire entrer dans la compréhension du Royaume de Dieu.  Et c’est Jésus lui-même qui, pour l’expliquer, utilise aujourd’hui des paraboles. Et curieusement, au lieu de parler de la négligence que nous faisons souvent des exigences du Royaume de Dieu, Jésus nous apporte la paix et la joie de ce Royaume qui est destiné à tout le monde sans exception.

Prenant donc deux comparaisons dans la nature, Jésus met sous nos yeux ce que nous pourrions appeler la force tranquille de la Création. Il montre comment le royaume de Dieu va grandir en nous comme le blé. Le blé, qui, pour vivre doit faire naturellement violence à la mort afin de porter beaucoup de fruit. En effet, celui qui sème le blé, c’est le Christ, mais c’est aussi chacun de nous. Ou plus exactement, c’est le Christ qui sème par nous et à travers chacun de nous ; car nous recevons de Lui la semence et nous la transmettons : ainsi le champ est ensemencé. Puis, nous remarquons dans la nature qu’au début, après les semailles, il ne se passe presque rien ; et pourtant dans cette petite graine qui commence à éclater tout est déjà là. La petite graine deviendra un bel épi de blé ou même un grand arbre. Bien aimé de Dieu, il en va ainsi dans notre vie, comme dans celle de l’Église ou du monde. Les petits efforts que nous faisons sur nous-mêmes ou dans la vie quotidienne semblent souvent bien dérisoire ; l’annonce de l’Évangile par les chrétiens semble se perdre aussi dans le grand nombre des informations et des opinions de toutes sortes. L’Évangile de ce jour nous fait comprendre qu’il n’y a pas à s’inquiéter de cela : la parole de Dieu fait son chemin malgré tout. Le Royaume de Dieu s’étend, secrètement et discrètement, chaque jour dans les cœurs ; il prend toutes ses dimensions, et s’agrandi de jour en jour. C’est la violence paisible de la vie qui vient de Dieu. Voilà donc chers frères et sœurs le chemin de croissance qui peut nous libérer de l’inquiétude permanente que nous avons d’avoir peu de résultats, et de notre tendance à croire que nous sommes loin du Royaume. 

La seconde parabole nous parle des oiseaux du ciel qui viennent s’abriter dans l’arbre, et même y construire leurs nids. Cela me fait penser à cette phrase du pape François dans la joie de l’Évangile : l’Église ne grandit pas par prosélytisme mais par attraction. Autrement dit : si nous laissons vraiment grandir en nous la semence de la Parole de Dieu, elle sera féconde, rayonnante et attirante même au-delà de nos attentes. L’arbre est aussi le symbole du lieu où les oiseaux viennent faire leur nid : le nid est l’endroit de la naissance. En regardant la naissance ou les renaissances de notre propre foi, essayons de voir auprès de qui nous pouvons l’abriter, la fortifier et lui permettre de nouveaux envols. Essayons par exemple de voir aussi comment nous pouvons permettre à d’autres, de se poser sur la branche et de prendre leur élan. Tout cela, sans hâte mais dans la confiance, malgré ce qui nous apparaît être des échecs. Même dans les moments les plus difficiles, où nos erreurs ont pu nous mettre en exil loin du Seigneur, souvenons-nous que le Seigneur ne cesse de nous aimer ; il nous donne tout ce qu’il faut pour que se développe la promesse de Vie qui est en nous. Amen

Autres homélies du Père Rodrigue

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Solennité de la Sainte Trinité

« Baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit« 

Lecture du jour :

Bien-aimés de Dieu, aujourd’hui nous célébrons la solennité de la Sainte Trinité, Un seul Dieu en trois personnes : Père, Fils et Esprit Saint. Et les textes, que l’Église nous propose, révèlent distinctement ces trois personnes. La première lecture met en lumière la relation avec Dieu le Père à qui nous devons fidélité et obéissance à ses commandements puisque c’est Lui « le Seigneur qui est Dieu, là-haut dans le ciel comme ici-bas sur la terre ; et il n’y en a pas d’autre ». Quant à l’évangile il met en exergue le Fils, c’est-à-dire Jésus, qui invite ses apôtres à faire eux aussi de nouveaux disciples en les baptisant au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit. Et ce que Jésus, le Fils, souhaite, c’est l’obéissance à l’amour du Père afin qu’eux aussi deviennent les enfants bien-aimés du Seigneur. Le répons du psaume nous le signifie clairement : « heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu ». La deuxième lecture nous révèle le lien qui existe entre le Père et le Fils, c’est-à-dire l’Esprit Saint. Celui-là même qui unit le Fils au Père et tous les croyants au Fils. Cet Esprit Saint lui-même atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu ».

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Baptisés et envoyés comme des prophètes

BAPTISES ET ENVOYES COMME LES PROPHETES

Lecture du jour :

Bien aimés de Dieu, chers frères et sœurs, en ce dernier dimanche du mois de janvier, nous célébrons le 4è Dimanche Temps Ordinaire, année B, au cours duquel la liturgie de la Parole nous révèle ce qu’est la dignité prophétique de tout baptisé. Après les solennités et les grandes manifestations de Dieu dans l’histoire de notre humanité, ce fut le début du ministère public de Jésus. Pour associer les hommes à son œuvre qu’il vient accomplir dans le monde, Jésus appela les apôtres à sa suite et il envoya aussi des disciples deux par deux là où lui-même devrait se rendre. Puis il continue d’ajouter encore à cette équipe tous ceux et toutes celles qui entendent, écoutent son appel et acceptent de le suivre. C’est le cas de St Paul dont nous avons célébré la conversion au début de cette semaine. L’essentiel dans toute cette évolution de l’évangélisation c’est la fidélité de Jésus à sa mission ainsi que la nôtre aussi ; c’est-à-dire celle que nous avons reçu de Lui le jour même de notre baptême. Cette fidélité est fondamentale et très importante pour le témoignage que nous avons à offrir à l’Église, dans le monde et à notre société. Certes, Dieu a choisi le peuple d’Israël comme le peuple élu, pour nous faire parvenir au salut. Mais, désormais, avec notre baptême, nous sommes à part entière membres du nouveau peuple de Dieu qui est l’Église. Nous avons le devoir de continuer la mission et l’enseignement de Jésus, prêtre, prophète et roi, à tous les hommes de notre temps. 

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Nous serons pour toujours avec le Seigneur

« Ce Dimanche nous rappelle que c’est l’amour de Dieu qui doit imprégner notre vie, et cela passe par le désir de Dieu et de son Royaume »

Lectures : 32ème dimanche du Temps Ordinaire

Ce 32 eme Dimanche de ce Temps Ordinaire a un arrière-gout amer : celui d’un confinement sans possibilité de réunir la communauté ecclésiale. Si les textes de ce jour somment comme un appel à « la vigilance » et à la « prévoyance », celui de notre monde (message), est confinement, préservation de la vie. Ce mois de Novembre ne laisse personne indifférent dans sa prière pour nos frères défunts. À ce titre, Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens nous donne une explication à la préoccupation et aux inquiétudes de ces derniers à propos de leurs frères qui se sont endormis dans la mort. Pour dissiper leur doute, Paul leur explique que la mort n’est pas un obstacle mais un passage vers le Royaume de Dieu. Il leur ouvre les yeux sur ce qui se passe après la mort : « nous serons pour toujours avec le Seigneur ». Il ne s’agit pas ici d’une vague survie ni d’une réincarnation. Mais de vivre une espérance en Jésus ressuscité qui s’enracine dans le témoignage des apôtres. Cette espérance trouve un plus large écho dans l’Évangile de ce jour. Continuer la lecture de Nous serons pour toujours avec le Seigneur

Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

« Avec Jésus, nous sommes sur le bon chemin pour parvenir à la vraie vie que Dieu veut partager avec nous. Confinés, prêts à jouer le jeu du déconfinement progressif, nous offrons notre vie au Seigneur pour qu’il vienne la remplir de son Amour.. »

Lectures : Cinquième dimanche de Pâques

Dans l’Evangile de ce jour, Jésus se présente comme étant ce chemin qui mène l’homme au vrai bonheur, vers son Père. « Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ». En quelque sorte, l’Evangile, c’est pour nous, chrétiens, la carte routière, notre GPS, que Jésus nous offre, pour Le suivre et pour nous aider à découvrir Dieu comme un Père qui nous aime et qui nous accueille. Toutes ses paroles, ses commandements, sa manière d’accueillir les pauvres, de pardonner aux pécheurs ou de secourir ceux qui souffrent, voilà la route à suivre pour parvenir au vrai Dieu, notre Père. Croire en Jésus, ce n’est pas simplement croire à tout ce qu’il a dit et fait il y a deux mille ans, c’est croire qu’il est ressuscité, toujours vivant avec nous et qu’il est toujours capable de faire encore maintenant ce qu’il a fait jadis: pardonner, redonner confiance, accueillir les malades… Encore maintenant il est capable de nous faire renaître à l’espérance et à la confiance dans l’avenir… Continuer la lecture de Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie

Veillez pour être prêts

« Paroles  réconfortantes et pleines d’avenir : le Seigneur désire toujours venir dans notre histoire pour établir sa demeure en chacun de nous. »

Lectures : Premier dimanche de l’Avent

« Nous attendons ta venue, Seigneur Jésus »

« L’Avent » est un mot latin dérivé d’« adventus » qui désigne non seulement la 1ère période de l’année liturgique, mais aussi l’événement qu’elle célèbre : l’avènement du Seigneur, passé et à venir. Oui, nous proclamons avec assurance que le Christ, notre Seigneur, est déjà venu, en prenant la condition des hommes », et qu’il viendra de nouveau revêtu de sa gloire » (préface de l’Avent). Toutefois au seuil de l’Avent, nous affirmons qu’aujourd’hui. Le Seigneur désire toujours venir dans notre histoire pour établir sa demeure en chacun. Ces paroles sont réconfortantes et pleines d’avenir, inspirant ainsi la joie dans le cœur de chacun. Aussi nous sommes invités à faire nôtre l’invocation du psalmiste : Continuer la lecture de Veillez pour être prêts

L’étranger revient sur ses pas et rend gloire à Dieu

«Dieu, dans son amour, s’intéresse à l’humanité entière. Son grand projet c’est de rassembler tous les hommes du monde.»

 Lectures : Vingt huitième dimanche temps ordinaire

Bien aimés de Dieu, au temps de Jésus, être lépreux était une maladie honteuse qui obligeait les malades à vivre en dehors de la société, C’était des exclus, des intouchables, ce qui rendait leur situation encore plus pénible ! Plus de vie de famille, plus d’amis, plus de soins…

Dix lépreux alors sont venus de loin supplier Jésus pour qu’Il les guérisse. Et Jésus, dans sa bonté compatissante, les a tous guéris. Il leur a dit : « Allez vous montrer aux prêtres », et « sur la route, ils se sont trouvés guéris ». Mais, un seul a pensé à revenir vers Jésus pour Lui dire « Merci ». Et Jésus en a été étonné. Alors, pour le récompenser, Jésus lui a dit : « ta foi t’a sauvé ». Non seulement il a été guéri de sa lèpre mais guéri de son péché. Continuer la lecture de L’étranger revient sur ses pas et rend gloire à Dieu