Conférence de Carême par le Père Stanislas Stawicki
Thème de ce cycle de conférences : « Avec le Pape Benoît XVI à l’école des saints français »
Texte de la conférence :
Le rôle des saints dans la vie chrétienne
selon le pape Benoît XVI
Introduction
Bienvenue pour cette deuxième édition des « Conférences de Carême » à Saint Jacques – Saint Christophe de la Villette. Permettez-moi d’abord de dire un petit mot au sujet de cette initiative. Historiquement parlant, cette initiative, typiquement française, vient d’un laïc, professeur de la Sorbonne, le bienheureux Fréderic Ozanam (1813-1853) que vous pouvez saluer dans la crypte del’église Saint Joseph des Carmes, à l’Institut Catholique de Paris. C’est bien là que vous trouverez sa tombe. En 1835, il suggéra à Mgr de Quélen, archevêque de Paris, d’organiser pendant les cinq dimanches de Carême, durant l’office des Vêpres, les enseignement pour raviver la foi et rallumer la charité parmi les catholiques.C’est ainsi que sont nées « Les Conférences de Notre-Dame ». Le tout premier conférencier fut le Père Henri-Dominique Lacordaire, dominicain et grand prédicateur français. Continuer la lecture de Le rôle des saints dans la vie chrétienne selon le pape Benoît XVI – Conférence de Carême→
Homélie du 22 janvier 2023 – Père Stanislas Stawicki
III Dimanche – Mt 4, 12-23
Dans une culture ambiante qui valorise le circonstanciel et ignore la vertu de répétition, le temps dit « ordinaire », constitue un grand défi. Voilà pourquoi nous concevons parfois le temps ordinaire en négatif. « Ordinaire » devient alors synonyme de quelconque, banal, fade, plat. Or, Simon et André, Jacques et Jean dont nous parle l’Evangile de ce dimanche, ont été appelés dans l’ordinaire de leur vie et non pas le jour du shabbat, au cours d’une célébration religieuse ou pendant les exercices spirituels. Ils accomplissaient leurs tâches quotidiennes. Ils étaient pêcheurs. C’est ainsi qu’ils gagnaient leur vie.
En recevant un cadeau, nous pensons déjà à la manière d’en remercier pour ne pas nous sentir dépréciés ou ingrats. Nous voulons récompenser. Le don crée un devoir de gratitude, c’est-à-dire de la réciprocité ! C’est bien sur ce mode d’agir que nous avons construit des normes de l’éducation civique. Autrement dit, nous avons canonisé la réciprocité au détriment d’une valeur profondément évangélique, à savoir la gratuité.
« Je vous donne un commandement nouveau – nous dit Jésus dans l’Évangile de ce dimanche, celui de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ».
Je me suis souvent demandé en quoi consiste la nouveauté de ce commandement que Jésus nous donne ? A-t-il la saveur de la réciprocité ou de la gratuité ?
Eh bien, la nouveauté de ce commandement ce n’est pas le commandement d’aimer. Jésus ne l’invente pas. Ce commandement d’amour existe bel et bien dans l’enseignement des rabbins de son temps. Mais ce qui est nouveau, c’est d’aimer comme lui. En d’autres mots, Jésus nous demande d’aimer d’une manière qui soit capable d’aller au-delà de la réciprocité. Ce qui n’est pas du tout facile, puisque nous avons habituellement tendance à aimer selon les critères de double comptabilité : nous aimons avec l’espoir d’être remboursés. Nous donnons avec l’intention plus ou moins manifeste de recevoir au moins autant. Et nous appelons cela la politesse ou le respect.
Oui, nous avons fait de la réciprocité une valeur culturelle, alors que ce n’est certainement pas la manière dont le Christ nous demande d’aimer. C’est vrai, Jésus nous dit : « aimez-vous les uns les autres », mais il ajoute « comme je vous ai aimés ».
Si Jésus n’avait pas ajouté ce « comme », nous aurions pu chercher chez l’autre le critère de l’amour : je t’aime, puisque tu m’aimes. L’amour devient alors une sorte de spirale de la compétition et de la comparaison. Oui, humainement parlant, l’amour a été réduit à cela.
Mais revenons à notre question. Le commandement nouveau que Jésus nous donne, a-t-il pour vous la saveur (le goût) de la réciprocité ou de la gratuité ?
Je sais que cela dérange, mais pour répondre à cette question, nous devons considérer l’Évangile dans son ensemble et voir comment il nous a, lui-même, aimés.
Eh bien, si nous regardons certaines images de l’Évangile, nous nous rendons compte que la façon d’aimer de Jésus est une gratuité par excellence. Je vous en donne trois exemples.
D’abord la parabole du semeur (Mt 13, 3-9). Nous la connaissons bien. D’ailleurs Jésus lui-même la commente longuement. Le semeur ne jette pas la semence uniquement là où il espère en tirer un gain. Il sème largement et généreusement dans toute sorte de terre.
Deuxième exemple la parabole des ouvriers de la dernière heure (Mt 20, 1-16). Ceux qui sont venu travaillé dans l’après-midi, ont reçus autant que ceux qui ont travaillé toute la journée. Quel scandale !
Et finalement, rappelons-nous le geste de Marie de Béthanie qui, dans la maison de Simon verse un parfum précieux sur la tête de Jésus (Mc 14, 39). Ce geste gratuit et total, Judas Iscariote ne le comprend pas et pleure l’argent qu’il aurait pu voler.
C’est vrai, en regardant ce geste avec des critères purement humains, c’était un peu fou d’agir ainsi. D’un point de vue utilitaire, cela représentait du gaspillage!
Et cependant, nous devenons véritablement chrétiens, des chrétiens adultes, lorsque nous apprenons à aimer comme Jésus. En d’autres termes, la réciprocité peut faire de nous de bons citoyens, mais elle ne fait certainement pas de nous de bons chrétiens.
Jésus nous invite à rompre avec cette logique pour ne pas imiter Judas Iscariote, le bon citoyen qui fait les calculs pour éviter le gaspillage, mais qui reste fondamentalement un voleur et un traître. En effet, bien souvent, ceux qui se font les défenseurs de l’égalité et de la réciprocité, cachent quelque chose et font tout pour que leur désordre n’apparaisse.
Et encore une petite chose.
« Je vous donne un commandement nouveau: c’est de vous aimer les uns les autres, comme je vous ai aimés ».
On peut se demande : tout cela n’est-il pas un peu trop beau? Nous savons par expérience que cela ne va pas de soi d’aimer notre entourage: il y a des gens avec qui « cela va tout seul » – comme on dit; il y en a d’autres avec qui c’est bien difficile, sans parler de ceux pour lesquels nous éprouvons une véritable allergie ! Ou pire encore, ceux qui ont agi envers nous d’une manière impardonnable.
Jésus n’ignore certainement pas tout cela quand il nous donne ce commandement, mais il ne confond pas amour et sensibilité. Rappelons-nous le contexte dans lequel ce commandement nouveau nous est donné. Cela se passe pendant son dernier repas avec ses disciples. Jésus commence par leur laver les pieds. Il lave les pieds de tous : de celui qui va rester debout au pied de sa croix (Jean), mais aussi de celui qui va le renier (Pierre), et de celui qui va le trahir (Judas).
Voyez-vous! Jésus aime. Tout court! Et la clé de cet amour est dans l’humble service accompli envers tous. Autrement dit, le plus important, ce n’est pas la qualité de nos discours ou de nos connaissances, pas non plus la beauté de nos cérémonies. Ce qui compte, c’est la qualité de notre service.
En écoutant l’Évangile de ce dimanche, Beaucoup peuvent se dire que c’est le monde à l’envers ; il accumule des situations impossibles à gérer au premier abord : aimer ses ennemis, faire du bien à ceux qui nous haïssent, prier pour ceux qui nous calomnient, présenter l’autre joue à celui qui a frappé la première. Nous vivons dans un monde où beaucoup ne pensent qu’à se faire justice.
Pour comprendre cet Évangile, c’est vers le Christ qu’il nous faut regarder : il a été harcelé et persécuté tout au long de son ministère ; il a été rejeté, humilié et condamné à mourir sur une croix. Mais jamais le Christ n’a prononcé une parole de malédiction. Son amour est allé jusqu’au pardon et au don de sa vie. Continuer la lecture de L’amour des ennemis→
Il y a beaucoup de mouvements dans la scène évangélique de ce dimanche :
Jésus qui monte et qui descend d’une barque.
La foule qui se presse sur les bords du lac pour écouter Jésus prêcher.
Les pêcheurs qui, faisant confiance à Jésus, repartent en mer lancer leurs filets, puis les rapportent prêts à craquer, enfin rangent leur matériel pour suivre Jésus.
Même les barques sont en mouvement: « elles enfonçaient »– nous relate l’évangéliste Luc.
Et surtout, surtout un mouvement fondamental de Simon-Pierre. Il tombe aux genoux de Jésus en disant: « Eloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur ».
Frères et sœurs, habituellement, face à un échec, la première réaction est l’amertume et la colère. Cela devait être plus ou moins la condition de Simon-Pierre dont nous parle l’Évangile de ce dimanche. En fait, Pierre et ses compagnons ont peiné toute la nuit sans rien prendre. Continuer la lecture de Choisissez de grandir au moins dix fois par jour !→
Les textes liturgiques de cette fête sont très riches en enseignement. On peut y repérer plusieurs leçons. J’en souligne trois seulement.
D’abord une question.Pourquoi Jésus plonge dans les flots du Jourdain ? Pourquoi se fait-il baptiser, là où les hommes avaient déjà coutume de se purifier de leurs fautes, alors qu’il était, Lui, sans péché ?
Telle était aussi la question de Jean Baptiste. C’est l’évangéliste Mathieu qui nous l’apporte. « C’est moi qui ai besoin de me faire baptiser par toi, et c’est toi qui viens à moi ? – s’étonne Jean le Baptiste.
Eh bien, pour Jésus le baptême n’est pas une nécessité. Il est en complète harmonie avec l’amour de Dieu. Il est sans péché. Mais, en descendant dans l’eau remplit des péchés des hommes, il se solidarise tout simplement avec les pécheurs que nous sommes. Continuer la lecture de Baptême du Seigneur→
Deux paroles illuminent, pour nous les chrétiens, le seuil de chaque année: Marie, Mère de Dieu et la Paix.
Pourquoi Marie? Parce que par son « oui » à la volonté de Dieu, elle nous montre le chemin de confiance et de disponibilité face à la nouvelle année qui commence. En effet, nous ne savons pas ce que cette nouvelle année nous apportera, mais Marie nous invite à regarder tout dans la confiance, car nous sommes dans les mains de Dieu.
Pourquoi la Paix ? Parce que Celui qui nous est donné comme cadeau à Noël : « Emmanuel », Dieu avec nous, est le Prince de la Paix. Depuis 55 ans l’Eglise prie en ce jour pour la Paix. C’est le Pape Paul VI qui instituât la Journée Mondiale de la Paix. Dans son Message pour l’année 2022, le Pape François parle des trois outils pour construire une paix durable: le dialogue entre générations, éducation et travail.
« Je voudrais proposer trois voies pour construire une paix durable – écrit le Pape. Tout d’abord, le dialogue entre les générations comme base pour la réalisation de projets communs. Deuxièmement, l’éducation en tant que facteur de liberté, de responsabilité et de développement. Enfin, le travail pour une pleine réalisation de la dignité humaine. Ces trois éléments sont essentiels pour l’élaboration d’un pacte social, sans lequel tout projet de paix est inconsistant ». Continuer la lecture de Sainte Marie→
« En naissant pauvre parmi les pauvres, Jésus se présente à nous en montrant que ni les titres, ni les honneurs, ni les offices, ni les distinctions, ni les relations ne sont importants aux yeux du Père, mais le témoignage d’un amour vrai envers son prochain. »
« Généalogie de Jésus, Christ, fils de David » (Mt 1, 18-25)
Frères et Sœurs, aujourd’hui nous célébrons la fête de Noël. Comme chaque année, nous nous retrouvons en famille ou entre bande de copains pour s’échanger les nouvelles et les vœux de nouvel An. Ce sens de retrouvaille familial ou amical semble nous faire perdre le vrai sens de Noël. Mais pour nous chrétiens, Noël, c’est bien plus que cela. Car elle n’est pas seulement cette fête qui entre dans nos traditions ou nos mœurs. Noël est avant tout, pour nous chrétiens, la célébration « de la naissance d’un Dieu devenu homme ». Ce Dieu, en la personne de « Jésus-Christ » est le messie, le sauveur du monde. Par son Incarnation, Jésus a pris chair de la Vierge Marie comme le dit notre Crédo. Il devient donc un de nous. De lui, nous pouvons apprendre à devenir des hommes et des femmes capables de contempler le vrai visage de Dieu Père. Car Il n’est pas seulement entré dans le monde pour changer le court des temps mais de témoigner de la proximité de Dieu auprès des hommes. Cette proximité est bien celle qui procure la paix, la joie, l’amour comme le dit la 1ère lecture. Ici, le prophète Isaïe rappelle l’espérance des hommes meurtris par l’oppression de la violence. C’est au cœur de cette violence que la Bonne Nouvelle du salut leur est annoncé. Dieu décide de venir dans notre monde. Cette attente messianique réalisée en la personne de Jésus Christ est l’accomplissement parfait de la Parole de Dieu Père. Désormais, Dieu fait partir de son peuple. C’est Lui Dieu, en la personne de Jésus qui a décidé de naître parmi nous. En s’incarnant dans le sein de la Vierge Marie et en la prenant pour Mère, Dieu établit une relation avec le genre humain. Par Marie, Jésus devient homme parmi les hommes et Dieu, Fils parmi les personnes de la Trinité, puisque c’est Lui Jésus qui révèle le vrai visage du Père éternel. Aussi par Jésus, Marie devient Mère de Dieu et Mère de l’Homme. À ce sujet, saint Athanase disait « Il s’est fait homme pour que nous devenons Dieu, Il s’est rendu visible en son corps pour que nous nous fassions une idée du Père invisible; Il a supporté les outrages des hommes afin que nous ayons part à l’immortalité » (De inc. Verbi 54). Ici, Athanase fait découler la nécessité de l’incarnation et de la mort du Christ de la volonté rédemptrice de Dieu. Nous n’aurions pas été sauvés, si Dieu lui-même ne s’était pas fait homme, et si le Christ n’avait pas été Dieu. Donc le Verbe de Dieu, c’est-à-dire Jésus Christ, en prenant la nature humaine, a déifié l’humanité; Il a vaincu la mort non seulement pour Lui-même, mais pour nous tous. Continuer la lecture de Homélie de Noël→
« Ce salut apporté par Jésus est source de joie et de confiance à accorder à sa personne. C’est un cadeau formidable qui réjouit et comble le cœur de l’homme. »
« D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? » (Lc 1, 39-45)
Aujourd’hui 4ème dimanche du Temps de l’Avent, toujours dans cette attente de la venue du sauveur. Cette attente stressante et angoisse se réalisera dans très peu de temps. Ce Fils Sauveur que le monde attend, viendra pour révéler l’amour infini du Père pour l’humanité. C’est donc cette ambiance qui règne dans la 1ère Lecture de ce jour. Michée le prophète rassure le peuple meurtri et humilié, qu’un sauveur sortira de son sein « du clan de Juda ». Cette parole du prophète montre à quel point les projets de Dieu sont insondables. Dieu fait sortir du « petit reste : Juda » un sauveur pour l’ensemble du peuple. Avec Dieu, c’est une autre dimension de la vie qui s’ouvre. Il rend à l’existence, l’impossible. C’est qui est humilié et faible est, l’ouvrage principal par lequel Dieu se sert pour révéler sa puissance. Cette approche de Dieu nous dit qu’aujourd’hui rien n’est impossible à celui qui met sa foi en Lui. Car ce Jésus que nous attendons et qui révèlera l’amour infini du Père est celui qui, autrefois s’était incarné dans ce monde. Cet évènement du passé qui s’actualise dans notre aujourd’hui à la lumière des réalités du vécu, nous dit à quel point Dieu est encore solidaire de l’humanité. Continuer la lecture de D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ?→
« Toujours rencontrer, toujours dialoguer, toujours trouver une zone de contacts pour ne jamais perdre l’espérance d’une rencontre à l’horizon avec le prochain. »
«Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, tu aimeras ton prochain »
Mc 12, 30.31
Ce 31ème dimanche du temps ordinaire de l’année B nous rappelle deux principes : celui de l’écoute et celui de l’amour de Dieu et du prochain.
L’histoire du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament est aussi notre
histoire personnelle. À maintes reprises, les prophètes sont intervenus pour nous inviter à entendre la Parole de Dieu et à revenir vers lui. Mais trop souvent, notre raison et notre volonté ont primé sur celle de l’écoute. Alors qu’écouter Dieu, ne consistait pas seulement à tendre une oreille mais bien plus, « à être attentif et réceptif à sa Parole ». Continuer la lecture de Tu aimeras le Seigneur ton Dieu. Tu aimeras ton prochain→
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