Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu

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“Il nous importe de rester en contact avec nos défunts pour implorer la grâce de Dieu afin que leurs âmes trouvent miséricorde et paix.”

Lectures : Trente et unième dimanche du temps ordinaire.

Le mois de Novembre est généralement un mois consacré à la prière pour nos fidèles défunts. Car ils ont vécu avec nous, ils ont partagé nos joies et peines et ils font partie de notre histoire. Maintenant ils sont inscrits dans le passé mais nous ne perdons pas leur souvenir. Notre célébration de ce jour est un acte de foi dans l’amour sans limites de Dieu, dans le Christ ressuscité des morts et dans l’Esprit Saint « qui donne la vie », tels sont les mots qui nous appellent à regarder Dieu comme le Père Tout-puissant et plein de miséricorde. Les textes de ce jour nous invitent à tourner notre regard vers l’infinie miséricorde de Dieu envers les pécheurs que nous sommes. Il veut nous aider à sortir de cette situation de péché dans laquelle nous nous enfonçons. Nous sommes tous appelés à nous convertir. Cette bonne nouvelle est pour nous le point de départ d’une grande espérance.

La première lecture nous parle précisément de l’infinie miséricorde de Dieu pour chacune de ses créatures. Il ne cesse de manifester sa patience envers les pécheurs. Il apprécie nos petits progrès de conversion surtout quand nous nous engageons sur la bonne voie. Ce texte mérite qu’on s’y arrête car il nous pousse à changer notre regard sur notre prochain, sur nos ennemis et sur ceux qui nous laissent indifférents. Dieu aime tout ce qui existe ; il n’a aucune répulsion envers ses œuvres. La vraie conversion doit nous amener à regarder l’autre avec le regard même de Dieu, un regard plein d’amour.

Malheureusement, nous vivons dans un monde où règne violences et massacres au nom d’une quelconque religion sous prétexte de vouloir défendre la cause de Dieu. Mais en fait, Dieu aurait-il besoin que l’Homme défend sa cause? Autant dire Dieu serait-il incapable de défendre sa propre cause? Et bien « NON » car, le vrai Dieu est amour, compréhension et miséricorde. Il est du côté des petits, des pauvres, des exclus et de tous ceux que l’on fait souffrir injustement. C’est pourquoi pour être plus proche des Hommes, Il a envoyé son Fils Jésus pour chercher et sauver ceux qui vont à leur perte. Aussi Dieu donne à chacun la possibilité de se convertir et de se reprendre lorsqu’ils tombent. C’est de cela que nous avons à témoigner par nos paroles, nos actes et par toute notre vie.

Dans sa lettre aux Thessaloniciens (deuxième lecture), l’apôtre Paul nous invite à centrer toute notre vie sur le Christ. C’est par lui et avec lui que nous pouvons progresser sur le chemin de la sainteté. Quand on l’a vraiment accueilli, notre rencontre avec lui ne peut que transformer notre vie. Il est là, « au cœur de nos vies » et il nous recommande de veiller dans l’attente de son retour. Mais en même temps, il nous met en garde contre de prétendues révélations au sujet de la fin du monde. C’est sûr, le Seigneur reviendra, mais personne ne sait ni le jour ni l’heure. L’important c’est de rester fermes dans la foi et fidèles à notre baptême.

Quant à l’Évangile, il nous rapport un événement bien connu de tous. C’est bien l’histoire d’un homme appelé Zachée dont sa rencontre avec Jésus a bouleversé toute sa vie.  En fait, cela se passe à Jéricho, une ville païenne, une ville de pécheurs. Chaque fois que Jésus y est entré, c’est pour en faire sortir quelqu’un du péché et de le ramener à Dieu. Jésus n’est pas celui qui accuse le pécheur, et qui le juge, bien au contraire, il vient l’éclairer pour qu’il voie son péché et qu’il en sorte. C’est ce qui se passe avec Zachée le publicain. Regardons de près, qui est Zachée? Zachée, homme de petite taille, publicain et collecteur d’impôts. De ce fait, il ne pouvait qu’être détesté par tous ces pauvres gens accablés par les impôts qu’il fallait payer à l’occupant romain. Il avait la réputation d’être intraitable et de profiter de sa position dominante. De plus en tant que chef des publicains, il était tenu pour responsable du comportement et des violences de ses collaborateurs. Sa position le rangeait dans la catégorie des pécheurs infréquentables. Il était déjà « condamné » et exclu par ses pères.

Or voilà que cet homme a un ardent désir de voir Jésus. Il court devant, il monte sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. À partir de ce moment, tout se passe bien au-delà de ce qu’il avait prévu : l’Amour croise le visage de l’homme pécheur. Et la décision est sans appel, Jésus s’invite chez lui ; cette décision provoque des remous. Les « bien-pensants » estiment que Jésus aurait mieux fait d’aller dans une bonne famille. Au lieu de cela, il va chez un voleur infréquentable. Pour eux, c’est un scandale. En ne voyant que le passé de Zachée, ils ne lui laissent aucune chance. Mais Dieu ne lie pas « les péchés » mais l’acte de conversion de l’homme pécheur. C’est pourquoi, Jésus peut dire « aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison ». L’expression « aujourd’hui » est assez significatif dans l’acte de Zachée. Car c’est « aujourd’hui » que nous sommes appelés à emboîter le pas de conversion et non demain.

Nous aussi, nous pouvons être comme cette foule. Nous vivons dans une société qui n’a que mépris pour les gens de mauvaise réputation. Mais le Seigneur nous dit qu’il est venu pour chercher et sauver ceux qui étaient perdus. Le salut de Dieu est offert à tous, y compris pour tous les prisonniers. Chaque personne est très importante aux yeux de Dieu. Cela doit changer notre regard sur elles. Le chemin pour parvenir à ce changement de regard c’est la prière.

Le même Christ s’invite aujourd’hui chez nous ; il vient nous apporter le salut de Dieu. En venant chez nous, il nous fait confiance bien au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Il rejoint notre assemblée pour nous dire tout l’amour de Dieu pour nous pauvres pécheurs. Avec lui, c’est le salut de Dieu qui entre dans nos maisons. Il suffit que nous nous empressions d’accueillir le Christ qui frappe à notre porte.

Que notre rendez-vous à la messe et à l’adoration nous transforme comme il a transformé le publicain de Jéricho.

Samedi : Évangile, Homélie (Pierre Dibi)

Orgue :Au grand Orgue, Guy Didier

– Entrée: « Fantaisie en Sol majeur » ( J. S. Bach)
Offertoire: « CARPIO mui bien» ( T.  Giordani)
Communion: Le célèbre « Adagio» (Albinoni)
– Sortie:  « Fugue en Sol majeur » ( J. S. Bach)

Sur wikipedia :

Les autres homélies du Père Pierre Dibi

A lire également : LA FiP de la semaine

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